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.. L'inconstance de l'espèce

Couverture du livre L'inconstance de l'espèce

Auteur : Judith Schalansky

Traducteur : Matthieu Dumont

Date de saisie : 19/04/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782330016432

GENCOD : 9782330016432

Sorti le : 09/03/2013

  • Les présentations des éditeurs : 22/03/2013

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

La nature s'adapte à tout, pense Inge Lohmark, professeur de biologie et de sport exerçant depuis plus de trente ans dans une ville de l'ex-Allemagne de l'Est qui, à présent, est vouée à se vider de sa population. Pour échapper à la crise, les moyens sont limités : élever des autruches, comme son mari Wolfgang, ou s'exiler aux États-Unis, comme sa fille Claudia. D'ailleurs, le collège va fermer, faute d'élèves, mais s'en plaindre n'est pas le genre de cette femme de tête. Elle analyse chaque sensation à travers le prisme de la science qu'elle enseigne. À ses yeux, tout est régi par des processus physicochimiques, par les mécanismes de l'évolution et de la génétique.
Alors que des actes cruels se produisent au sein du collège, des pensées étranges s'introduisent dans l'esprit corseté de l'enseignante.
L'ironie et le style raffiné de Judith Schalansky sont accentués par des illustrations en noir et blanc, dessins sortis tout droit d'un vieux livre de biologie.

Née en 1980 à Greifswald (alors en Allemagne de l'Est), Judith Schalansky est typographe et graphiste. Elle a été récompensée par plusieurs prix, notamment pour la conception de son Atlas des îles abandonnées (éditions Arthaud, 2010, préface d'Olivier de Kersauson). Elle vit à Berlin.
Acclamé par la presse, L'Inconstance de l'espèce est sûrement le plus inattendu, le plus original, le plus percutant des romans évoquant les deux Allemagnes. Il a été traduit ou est en cours de traduction dans dix-neuf pays.



  • La revue de presse Eric Chevillard - Le Monde du 18 avril 2013

La littérature gagnerait à s'intéresser davantage à la biologie. Elle y trouverait mille récits déjà constitués, du roman intimiste à l'épopée, avec de palpitants suspenses, d'audacieuses combinaisons, des combats titanesques, de macabres découvertes, de sanglants dénouements...
L'Allemande Judith Schalansky, née en 1980, l'a bien compris et, même si son roman s'intitule L'Inconstance de l'espèce, le talent qu'elle y déploie, sans affectation mais avec une maîtrise que l'on n'attendait pas nécessairement de l'arrière-petite-fille d'un protozoaire cilié, suffirait à justifier cette longue et souvent terrible histoire. Son livre réussit en effet à être à la fois un état des lieux de la nouvelle Allemagne, une réflexion acide sur l'école et l'adolescence, un portrait de femme et une étude de cas concrets illustrant l'éternel struggle for life selon Darwin.


  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 28 mars 2013

Inge Lohmark, un professeur de biologie amer et passionné, en fin de carrière, se préserve de ses élèves, de ses désillusions, des effets de la solitude et plus généralement du monde, en observant la vie sous toutes ses formes. On est après la réunification de l'Allemagne...
Science et conscience riment plus que jamais, quoique douloureusement. Tout ce que comprend Inge de la survie et de l'évolution s'applique sans doute à elle-même et à son pays perdu, la RDA, mais Judith Schalansky est trop bonne romancière pour l'écrire aussi généralement.


  • Les courts extraits de livres : 22/03/2013

Équilibres naturels

"Assis", dit Inge Lohmark, et la classe s'assit. Elle dit : "Ouvrez vos livres à la page sept", et ils ouvrirent leurs livres à la page sept ; ils abordèrent alors les écosystèmes, les équilibres naturels, les relations de dépendance et d'interdépendance entre les espèces, entre les êtres vivants et leur environnement, puis les interactions entre une communauté et son territoire. Du réseau trophique de la forêt mixte, ils passèrent à la chaîne alimentaire de la prairie, et des rivières aux lacs pour finir avec le désert et les estrans.
"Vous voyez, personne - aucun animal, aucun être humain - ne peut vivre entièrement seul dans son coin. Les organismes sont soumis à la concurrence. Et parfois aussi contraints à une sorte de coopération. Mais c'est plutôt rare. Les formes de cohabitation les plus répandues sont la concurrence et les relations prédateur-proie."
Une pyramide au sommet de laquelle l'homme trônait en compagnie de quelques carnassiers émergeait peu à peu, à mesure qu'Inge Lohmark traçait au tableau des flèches allant des mousses, lichens et champignons aux lombrics et aux lucanes, aux hérissons et aux musaraignes, puis à la mésange charbonnière, au chevreuil et à l'autour, avant d'aboutir au loup.
"De fait, aucun animal ne mange les aigles et les lions."
Elle recula d'un pas pour mieux considérer le vaste dessin tracé à la craie. Le schéma fléché associait les producteurs aux consommateurs de premier, deuxième et troisième ordre, ainsi qu'aux indispensables et microscopiques décomposeurs, tous unis dans la respiration, la perte de chaleur et l'accroissement de la biomasse. Toute chose avait sa place dans la nature, et, si ce n'est chaque organisme, du moins chaque espèce avait sa raison d'être : manger et être mangée. C'était magnifique.
"Recopiez le schéma dans vos cahiers."
Aussitôt dit, aussitôt fait.
L'année commençait là. L'effervescence du mois de juin, époque des chaleurs accablantes et des avant-bras dénudés, était définitivement révolue. Cette période où le soleil, tapant à travers les vitres, transformait la salle de classe en serre tropicale. L'attente de l'été germait alors dans les crânes vides. La simple perspective de gaspiller leurs journées dans l'oisiveté la plus complète suffisait à réduire à néant la capacité de concentration des enfants. Les mirettes avides de baignades, la peau graisseuse, transpirant le désir de liberté, ils rêvassaient, avachis sur leurs chaises dans l'attente des vacances. Certains devenaient distraits et perdaient tout discernement. D'autres, voyant l'heure du bulletin scolaire approcher, feignaient la soumission et déposaient leurs copies de bio sur le bureau comme un chat étendrait sa souris sur le tapis du salon. Tout cela pour s'enquérir de leurs notes au cours suivant et dégainer une calculette, impatients d'évaluer, au centième près, l'amélioration de leur moyenne.


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