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.. La meilleure des vies

Couverture du livre La meilleure des vies

Auteur : Adam Phillips

Traducteur : Michel Gribinski

Date de saisie : 30/05/2013

Genre : Psychologie, Psychanalyse

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Penser rêver

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782823600773

GENCOD : 9782823600773

Sorti le : 11/04/2013

  • Les présentations des éditeurs : 15/06/2013

«La Meilleure des vies - éloge de la vie non vécue est un livre sur les expériences que nous n'avons jamais eues et dont nous sommes en deuil. Chaque chapitre décrit une expérience de la vie ordinaire où nous ne sommes pas capables de vivre comme nous le désirons. Et, du fait que quelque chose ne se produit pas, se creuse l'espace de quelque chose d'autre : la frustration et l'imagination sont vues ici comme entretissées. Avec l'aide de la psychanalyse et du grand théâtre shakespearien, ce livre fait l'éloge de ce qui a manqué à notre désir.»

Adam Phillips

Adam Phillips est psychanalyste. Il a dirigé chez Penguin la nouvelle traduction des oeuvres choisies de Freud. Membre du comité de rédaction de la revue penser/rêver, il a écrit de nombreux essais, dont plusieurs sont des succès internationaux. Ont paru aux Éditions de l'Olivier, dans la collection «penser/rêver», Winnicott ou le choix de la solitude (2008), Trois capacités négatives (2009) et Promesses de la littérature et de la psychanalyse (2010).



  • La revue de presse Geneviève Delaisi de Parseval - Libération du 30 mai 2013

Avec l'aide de la psychanalyse et du théâtre, notamment celui de Shakespeare, le psychanalyste britannique Adam Phillips écrit un de ces brillants essais dont il a le secret sur les expériences que nous n'avons jamais eues et dont nous sommes en deuil. Des événements récents (les affaires DSK et Cahuzac) incitent à lire avec plaisir le chapitre intitulé «Se tirer d'affaire». Freud l'avait remarqué : le premier mensonge réussi de l'enfant vis-à-vis de ses parents signe le premier temps de son indépendance, quand il se donne la preuve que ses parents ne peuvent pas lire en lui, qu'ils ne sont pas des déités omniscientes. Mais, après le pot de confiture dérobé, il y a un prix à payer... Si quelqu'un se tire d'affaire - la question dépend évidemment beaucoup de «l'affaire» -, «c'est qu'il s'est bien et mal débrouillé», écrit Phillips. Sa délivrance le laisse sans protection.


  • La revue de presse Elisabeth Roudinesco - Le Monde du 2 mai 2013

Né en 1954 et issu d'une famille de juifs polonais, Adam Phillips, surnommé le " psychothérapeute des mondes flottants ", est le psychanalyste le plus célèbre et le plus iconoclaste de Grande-Bretagne...
Au terme de ce récit baroque, façonné comme un labyrinthe destiné à égarer le lecteur, Adam Phillips livre sa philosophie de l'existence et du bonheur. Selon lui, les situations floues, les désirs non réalisés ou les incapacités à vivre les vies rêvées ne sont pas le signe d'un échec ou d'une négativité. Au contraire, ils permettent à chaque sujet de " survivre ", au sens darwinien du terme, en se protégeant des souffrances venues de la réalité, grâce à des transgressions imaginaires. A cet égard, Phillips est un libertaire sceptique qui refuse le culte de la performance. Il oppose, à la folie meurtrière du monde, la nécessaire positivité d'une théâtralité borderline : " moment inquiétant " - état-limite - où, comme dans la célèbre pièce de Peter Weiss, Marat-Sade, les fous que nous sommes jouent des rôles d'aliénés afin d'interpeller un auditoire qui ne sait plus où se trouve la frontière entre raison et déraison.


  • Les courts extraits de livres : 15/06/2013

Extrait du prologue

Il vaut certainement la peine de vivre une vie qui n'a pas été étudiée. Vaut-il la peine d'étudier une vie qui n'a pas été vécue ? La question semble étrange si l'on ne voit pas à quel point la vie de l'esprit est prise par les vies que nous ne vivons pas, dont nous avons manqué l'occasion, des vies que nous pourrions mener mais que, pour une raison ou une autre, nous ne menons pas. Les objets de nos fantasmes, ce après quoi on se languit, ce sont les expériences, les choses et les gens absents. C'est l'absence de ce dont nous avons besoin qui nous fait penser, nous rend furieux ou tristes. Il faut être conscient de ce qui manque à nos vies - même si cela est capable d'assombrir ce que l'on a déjà ou qui est à disposition - parce que l'on ne peut guère survivre que si nos envies travaillent pour nous. En vérité, il nous faut survivre à nos envies en faisant en sorte qu'autour de nous les gens coopèrent avec notre désir. Nous forçons le monde à être là pour nous. Et cependant les enfants que nous avons été ont vite remarqué - c'est peut-être même la première chose que nous avons remarquée - que leurs besoins, comme leurs souhaits, étaient toujours potentiellement insatisfaits. Du fait que la possibilité de ne pas obtenir ce que nous désirons nous suit comme notre ombre, nous apprenons, au mieux, à rendre nos souhaits ironiques - c'est-à-dire à donner le nom de souhaits à nos désirs : un souhait n'est qu'un souhait jusqu'à ce que, comme on dit, il se réalise -, et, au pire, à haïr nos besoins. Mais nous apprenons aussi à vivre entre la vie que nous avons et celle que nous aimerions avoir. Ce livre parle de certaines des versions de ces doubles vies que nous ne pouvons nous empêcher d'avoir.
Il y aura toujours la vie que nous avons menée, et la vie qui a accompagné la vie que nous avons menée, la vie parallèle ou les vies parallèles qui n'ont jamais réellement eu lieu, que nous avons vécues en imagination, nos vies souhaitées : les risques que nous n'avons pas pris, les occasions que nous avons évitées, qu'on ne nous a pas fournies. Nous nous référons à elles comme à nos vies non vécues parce que nous croyons, au fond, qu'elles s'offraient bien à nous, mais que, pour telle ou telle raison - que nous pouvons passer notre vie vécue à essayer de cerner -, elles avaient quelque chose d'impossible. Ce qu'elles avaient d'impossible ne devient alors que trop facilement l'histoire de nos vies. En vérité, nos vies vécues pourraient servir de deuil étiré ou de rage sans fin à celles que nous avons été incapables de vivre. Mais les exemptions que nous endurons, qu'elles soient subies ou choisies, nous font ce que nous sommes. Aujourd'hui on est à même de connaître toutes les sortes de vies que l'on peut vivre, et la prospérité permet à plus de gens que jamais auparavant de penser à leurs vies en terme de choix ou d'options - nous sommes habités par le mythe de l'avenir prometteur, de ce qu'il y aurait en nous que nous pourrions être ou faire. Aussi, lorsque nous ne pensons pas, comme le dit un personnage du poème de Randall Jarrell, que ce sont «les manières de manquer nos vies [qui] sont la vie», éprouvons-nous du chagrin, du regret ou du ressentiment devant notre échec à être ce que nous imaginions que nous pouvions être. Nous partageons nos vies avec les gens que nous avons échoué à être.


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