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.. La claire fontaine

Couverture du livre La claire fontaine

Auteur : David Bosc

Date de saisie : 20/09/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Verdier, Lagrasse, France

Prix : 14.00 €

ISBN : 9782864327264

GENCOD : 9782864327264

Sorti le : 22/08/2013

Un livre qu'on aurait bien vu dans feue la collection L'un et l'autre du regretté JB Pontalis, aussi bref qu'intelligent autour de la figure de Gustave Courbet, peintre génial pour le moins caricaturé dont David Bosc explore les dernières années, celles qu'on qualifie trop souvent de lente déchéance amère après le désastre de la Commune qu'il vécut au plus près, étant même considéré comme le coupable de la destruction de la Colonne Vendôme. A rebours du mythe et dans l'ombre de cet ogre acharné de beautés mais pas sans malice ni candeur, l'auteur incarne comme peu l'ont fait cet artiste contrasté sinon à l'origine du monde du moins à l'origine de la peinture moderne.


  • Le courrier des auteurs : 11/09/2013

1) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Le peintre aimait la jeunesse comme peu de personnes sont capables de l'aimer : sans penser à lui-même, ni dans le regret du temps qui nous échappe, ni dans la faim déchirante des ogres.»

2) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Pas tellement le choix. Je prends des notes au café, au parc, ou dans la rue, sur un capot de voiture. Au moment de rédiger, j'avance mon réveil à 5 heures et travaille jusqu'à 7 dans la cuisine, avant d'aller au bureau.

3) Comment vous vient l'inspiration ?
L'inspiration ne tombe pas du ciel, elle est derrière vous, elle vous poursuit. C'est une meute formidable, une meute de désirs, de remords, de chiens errants et de singes criards. Il ne faut pas se laisser rattraper (car alors on n'écrit plus), mais courir, et le chemin que l'on trace en courant, c'est le livre.

4) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
On reçoit des chocs de lecture, bien davantage que des chocs littéraires. Les terreurs et les ravissements que l'on inflige aux très petits enfants en leur lisant des contes, voilà où tout commence. Ce sont des images saisissantes que suscite une voix. Ceci dit, les chocs «littéraires» existent aussi. Quand on ouvre, par exemple, le Noé de Jean Giono ou les Scènes de la vie d'un faune d'Arno Schmidt.

5) Quelle place tiennent les librairies dans votre vie ?
C'est le point d'eau, l'abreuvoir... Librairie ou bouquiniste, voilà vraiment le seul commerce où on vous laisse parfaitement tranquille (sans vous abandonner). Quand j'essaie un pantalon, je mens, je dis : Je reviendrai demain, je vais réfléchir. Quand je dérange un libraire, que je le fais grimper à son échelle pour me trouver un livre, que je vois en deux secondes qu'il n'est pas pour moi, je le lui rends avec simplicité. Nous savons l'un et l'autre que je reviendrai.


  • Les présentations des éditeurs : 06/07/2013

L'homme qui venait de franchir la frontière, ce 23 juillet 1873, était un homme mort et la police n'en savait rien. Mort aux menaces, aux chantages, aux manigances. Un homme mort qui allait faire l'amour avant huit jours. En exil en Suisse, Gustave Courbet s'est adonné aux plus grands plaisirs de sa vie : il a peint, il a fait la noce, il s'est baigné dans les rivières et dans les lacs.
On s'émerveille de la liberté de ce corps dont le sillage dénoue les ruelles du bourg, de ce gros ventre qui ouvre lentement les eaux, les vallons, les bois.
Quand il peignait, Courbet plongeait son visage dans la nature, les yeux, les lèvres, le nez, les deux mains, au risque de s'égarer, au risque surtout d'être ébloui, soulevé, délivré de lui-même.
De quel secret rayonnent les années à La Tour-de-Peilz, sur le bord du Léman, ces quatre années que les spécialistes expédient d'ordinaire en deux phrases sévères : Courbet ne peint plus rien de bon et se tue à force de boire ? Ce secret, éprouvé au feu de la Commune de Paris, c'est la joie contagieuse de l'homme qui se gouverne lui-même.

D. B.

David Bosc est né à Carcassonne le 7 avril 1973. Il est l'auteur de deux romans parus aux éditions Allia.



  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 19 septembre 2013

Dans la vie comme en peinture, celui qui peignit les Trois Baigneuses et l'Origine du monde en reste à ce qu'il affichait dans son atelier parisien : « Fais ce que tu vois et ce que tu ressens. Fais ce que tu veux. » Une générosité qui va de pair avec sa haine de l'oppression, sa passion pour la liberté...
La plume élégante et forte de David Bosc donne vie à ces dernières années de Courbet, et transfigure ce qui est souvent pris pour un crépuscule en un lumineux coucher de soleil.


  • La revue de presse Fabienne Pascaud - Télérama du 18 septembre 2013

Entrer dans une écriture comme on entre dans un tableau. Voir les mots comme des couleurs et le rythme de la phrase, comme des coups de pinceau. Ou de couteau. Telle est l'expérience sensuelle et littéraire qu'offre David Bosc...
Que fait-il ces derniers mois-là, que se rappelle-t-il, comment rumine-t-il son art ? Sans érudition factice, comme naturellement, David Bosc nous fait cheminer aux côtés du peintre, partager son regard, son oreille, comprendre cette passion de la réalité qui est tout sauf plat «réalisme», respect des con­ventions, mais au contraire constante plongée au coeur tumultueux de la vie.


  • La revue de presse - La Croix du 6 août 2013

La langue généreuse, fleurie, grasse comme les pâtes de Courbet, excelle dans la description de ses toiles, jusqu'à ce grand Panorama des Alpes laissé inachevé, avec le lac en «abîme bleu-noir».


  • La revue de presse Alain Nicolas - L'Humanité du 29 août 2013

David Bosc, dont on avait apprécié Sang lié et Milo, s'attache à cette période ignorée où l'amour de la vie explose en liberté dans tous les instants du peintre des Trois Baigneuses.


  • La revue de presse Bernard Géniès - Le Nouvel Observateur du 29 août 2013

Ce sont les derniers mois de cette existence que David Bosc dépeint dans un roman lumineux. On y croise la silhouette de Rimbaud (qui, en juillet 1873, franchit lui aussi une frontière, quittant Bruxelles pour rentrer en France après que Verlaine lui eut tiré dessus) ou encore celle de Baudelaire (dont Courbet fit le portrait en 1848). Courbet est inquiet, certes. Mais il n'a pas renoncé à la peinture...
Procédant par fines touches, faisant resurgir les ombres et les moments furtifs d'une vie tout entière consacrée à l'art, David Bosc construit le portrait d'un proscrit qui refuse de renoncer tant à son métier qu'à sa propre existence.


  • Les courts extraits de livres : 06/07/2013

De corps fatigué, avec sur ses cheveux comme une pelletée de cendre, cinquante-quatre ans, les épaules chargées d'un sac, Courbet enquilla la rue de la Froidière, la barbe ouverte d'un sourire de bel entrain. Là où les pavés cessent, il se retourna, faisant se tordre l'écharpe bleue de sa pipe. Le jeune Ordinaire, son élève, s'était noué sur le visage une expression bien grave, jetant de droite et de gauche des regards de sentinelle et montrant, c'était drôle, qu'il était paré pour la bagarre, l'héroïsme même.
L'eau de la Loue, au bleu de l'aube, a le renflement de l'huile. La maison ventrue du père y trempe de tout son long, miche dure mise à mollir pour les oies ou les coquecigrues. Et Courbet prenait la route avec la confiance heureuse, impensée, de qui a chez son père un port où faire relâche, un port-salut en cas de gros temps ou de mortelle fatigue, un repaire, enfin, où se protéger du vacarme et du silence. Même si la colonne Vendôme et les emmerdements, cette fois, l'en débusquaient.
Au tournant, le vieux pont de Nahin faisait les yeux ronds lorsqu'une cane et ses petits vinrent lui tirer des larmes. D'Ornans jusqu'au carrefour de La Main, la route allait être longue, plus de vingt kilomètres en remontant la Loue. On sentirait peser le barda, les rouleaux de toile, la boîte de couleurs et, de guingois, les trois pattes du chevalet. S'il avait eu Gérôme sous la main, Courbet lui eût encore une fois tout collé sur le dos, mais Gérôme était un vieux monsieur désormais, il était à Flagey, le plus clair du jour à l'ombre d'un pommier.
Sous le soleil levé, tandis que les créatures molles, les grenouilles, les escargots, les larves, avaient regagné l'eau ou l'ombre, et que les insectes secs montaient dans la chaleur à tous les promontoires - longues herbes, branches mortes, pierres du chemin -, Marcel Ordinaire s'était défait de son foulard et de l'état d'alerte, raide, qu'il observait depuis son réveil. La marche tranquille avait eu raison de son plaisir à se croire le complice d'une évasion : Courbet trottait, respirait chichement, parlait peu. De loin en loin, il s'arrêtait, son bâton de houx droit comme un enfant. Ordinaire le voyait incliner la tête et, du tuyau de sa pipe, tracer dans l'air les limites d'un cadre. Du ciel, des roches, de l'eau, des arbres : les jetons du grand jeu.
Passé les champs de Montgesoye, qui font plus de mille mètres à la merci du ciel, la route et la rivière se rabibochent : des platanes les chevillent l'une à l'autre jusqu'à l'entrée de Vuillafans. Ces platanes, pour qui vient d'un pays d'eau rare, font d'abord l'impression d'être malades - leurs branches ont des hésitations de chêne, des fléchissements de saule pleureur - mais c'est ainsi qu'ils prospèrent, à l'humide, avec des plis, d'inutiles remous. On vit passer un tombereau de pierres que tirait un cheval aux yeux bandés.
Sur son banc, le carrier se balançait d'avant en arrière. On ne salua pas.


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