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.. Je suis interdite

Couverture du livre Je suis interdite

Auteur : Anouk Markovits

Traducteur : Katia Wallisky

Date de saisie : 17/10/2013

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Lattès, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-7096-3953-8

GENCOD : 9782709639538

Sorti le : 28/08/2013

Ce roman nous entraîne de la Transylvanie de la Seconde Guerre Mondiale à la ville de Williamsburg aux États-Unis de nos jours en passant par le Paris de mai 68. A travers le destin de deux jeunes filles, Mila et Atara, c'est l'histoire et les coutumes de la communauté Satmar, juive orthodoxe, que nous découvrons.
Élevées dans une foi intransigeante et extrêmement exigeante, Mila et Atara vont chacune choisir leur propre voie. Quand Mila va choisir la Foi et se marier dans la tradition, Atara va découvrir la lecture des livres interdits et choisir la liberté. Elles seront séparées jusqu'à qu'un terrible secret vienne les réunir.

C'est un roman où l'on apprend beaucoup. Même si pour beaucoup d'entre nous cette communauté est totalement inconnue c'est sans trop de difficulté que nous arrivons à saisir ses codes. L'auteur arrive à faire ressortir la dureté de cette vie et ses commandements avec beaucoup de finesse et de justesse. Un très bon roman, passionnant.


  • Les présentations des éditeurs : 11/10/2013

«Élégant et captivant.»
The New York Times

En Transylvanie où ses parents ont été massacrés sous ses yeux en 1939 par la Garde de Fer roumaine, le petit Josef aide Mila, orpheline comme lui, à trouver la famille Stern, qui accueille la fillette. Les Stern s'installent à Paris après la guerre et élèvent ensemble Mila et Atara, leur aînée. Tandis qu'Atara refuse les contraintes du fondamentalisme juif, Mila vit sa foi avec bonheur. Devenue une jeune femme, Mila rejoint Josef à New York, où leur mariage est arrangé. Ils vont vivre une magnifique histoire d'amour que seule la transgression de Mila viendra ébranler.

Roman vibrant construit autour des rapports conflictuels entre la foi et l'amour, Je suis interdite nous fait pénétrer, à travers quatre générations, un univers qui nous est inconnu.

Après avoir grandi en France, Anouk Markovits a étudié l'architecture à Harvard et la littérature romane à Cornell. Auteur d'un premier roman, Pur Coton (Gallimard, 1989), elle vit aujourd'hui à New York.



  • La revue de presse Thomas Stélandre - Libération du 17 octobre 2013

Dans les livres, on fuit souvent les milieux intégristes ; on s'en sort et on raconte. Il est plus rare qu'on y reste, qu'on choisisse de regarder non derrière soi, mais droit devant, «à l'intérieur», dit Anouk Markovits. Née en Israël et élevée en France, elle a quitté sa famille juive ultraorthodoxe à 19 ans pour échapper à un mariage arrangé, direction l'Amérique où elle a étudié l'architecture et vit aujourd'hui...
Je suis interdite est un roman sensible, aussi bien pour l'attention qu'il porte aux émotions que pour la précaution avec laquelle il faut l'aborder. Markovits craint les amalgames, chacun de ses mots est soupesé. Il ne s'agit pas d'une mise en accusation, plutôt d'une immersion, d'un exercice d'empathie où la Torah fait consigne. Cité en italique, l'enseignement divin forme un canevas romanesque sur lequel rites et traditions sont minutieusement brodés. Le novice s'y perdra peut-être, ce n'est pas un problème - un glossaire ferme le roman, nul besoin de s'y référer si l'on accepte de ne pas comprendre tous les mots d'une langue vouée à rester étrangère.


  • Les courts extraits de livres : 11/10/2013

1939

Szatmár, Transylvanie

Zalman courait nu dans l'allée centrale de la Maison de Prière, il tendait la main vers le rouleau de la Torah présenté au-dessus de l'autel. La gaine brodée du rouleau glissa, le parchemin se déploya, révélant un passage que Zalman n'avait pas mémorisé. Là, allongée à même l'écriture noire ashurite, ses longues nattes défaites, l'épouse de son compagnon d'étude, Rachel Landau, lui souriait. Zalman accéléra sa course vers elle. Ses talons vifs, légers, tambourinaient le sol, ses hanches se balançaient d'avant en arrière, ranimant la chaleur de son ammah...

Zalman se réveilla, une sensation de moiteur sur la cuisse. Les textes qu'il connaissait si bien l'assaillaient : Vous qui vous enflammez dans les térébinthes... qui faites périr les enfants dans la vallée... Non, ne pas lire shohtay, qui faites périr, mais sohtay, qui faites couler. Le rabbin Yohanan dit, Celui qui répand en vain sa semence mérite la mort. Zalman tira sur la ceinture enroulée autour de ses poignets. Si ses camarades de chambre n'avaient pas été présents, il se serait frappé la poitrine, se soumettant au commandement : Indigne-toi et ne pèche pas. Il pressa la boucle dans l'oreiller pour l'empêcher de cogner contre le lit en cuivre. Il dégagea un poignet, puis l'autre. Il avait pris toutes les précautions possibles - ni la Loi ni la coutume ne l'obligeaient à s'entraver les mains. Il dénoua la ficelle qui fixait sa cheville au pied du lit pour éviter de se retourner sur le ventre et prévenir tout frottement accidentel pendant le sommeil. Il tendit la main vers l'eau et la bassine.
Son pyjama collait à l'entrejambe.
Maître de l'univers, j'ai fait cela sans le vouloir.
Il repoussa le drap.
Tout lit sur lequel repose celui dont la semence aura coulé sera impur.
Il se faufila dans l'escalier et déboucha dans la ruelle sombre, où chaque latte des volets clos l'accusait. Dans le désert, il aurait été banni du campement du Tabernacle et du campement des Lévites.
Il poussa la porte basse du bain rituel. Il s'immergerait trois fois et serait ainsi autorisé à étudier les livres saints - né comme au premier jour après la troisième immersion.
Il se dévêtit. L'eau pinça ses mollets, ses cuisses ; le froid flétrit son ammah. Il écarta les bras et se laissa couler.
Cela s'était passé pendant son sommeil, raisonnait Zalman ; il était certain de n'avoir jamais couru nu sous les yeux d'une femme, mais il était coupable à d'autres égards et le Seigneur le punissait - ses condisciples ne faisaient sûrement pas ce genre de rêves.
Il aurait dû fuir dès qu'il avait vu ses camarades rassemblés autour du Talmud et Gershon qui balançait une épingle au-dessus d'une page en prenant soin de ne pas érafler les lettres sacrées. La pointe s'était immobilisée au-dessus du mot père.
«Allez Zalman», l'avaient encouragé ses camarades.


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