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.. American prophet

Couverture du livre American prophet

Auteur : Paul Beatty

Traducteur : Nathalie Bru

Date de saisie : 19/12/2013

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Passage du Nord-Ouest, Albi, France

Collection : Traductions contemporaines

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-36787-003-8

GENCOD : 9782367870038

Sorti le : 05/09/2013

Gunnar Kaufmann est noir. Et rien dans cette assertion ne le prédisposait à devenir le porte parole, le prophète, de la communauté noire des USA. Élevé dans un riche quartier blanc de Santa Monica, il ne sait pas très bien ce que signifie d'être noir dans ce pays. Sa mère décide alors de déménager dans un ghetto pour redonner des valeurs à ses enfants.
Et si Gunnar a tout d'abord du mal à trouver sa place, il fait vite des rencontres fondatrices. Se révélant basketteur de talent et formidable poète de rue, il devient rapidement un élément crucial du quartier.
Sur un rythme effréné, Paul Beatty nous entraîne sur les traces de ce jeune homme hors du commun, personnage impressionnant et rassembleur. Grâce à une prose tout à la fois poétique, violente et criante de vérité, la lecture de ce livre est une plongée en apnée au coeur des contradictions de cet étrange pays que sont les États-Unis d'Amérique.


  • Les présentations des éditeurs : 02/10/2013

«Dans leur combat pour l'égalité, les Noirs ont tout essayé. Nous avons imploré, nous nous sommes révoltés, nous avons joué les amuseurs publics et épousé des Blancs. Pourtant, on continue à nous traiter comme de la merde. Rien ne marche, alors pourquoi subir une mort lente ? La petite annonce dans le journal du dimanche disait : "Cherchons négro démago capable de guider peuple opprimé jusqu'à la Terre promise. Rémunération selon expérience. Débutants acceptés." Étant poète, et donc expert en techniques de coercition de l'âme noire par les sentiments, j'étais on ne peut plus qualifié pour le poste.
À cette époque, tout le monde m'écoutait - des intellos aux clodos en passant par la coterie des politicards -aussi, vingt-deux millions d'âmes en déshérence m'ont promu manipulateur à plein temps et père adoptif d'une ethnie à l'abandon. Les nègres ont alors déferlé sur Hillside, scrutant le smog californien dans l'attente d'un signe annonciateur, et l'Histoire a ajouté mon nom à la bande des messies déjantés qui répondent présent à l'appel de Satan : Jim Jones, David Koresh, Charles Manson et le général Westmoreland. Toute la bande et puis moi. Les pages qui suivent constituent mes mémoires.»



  • La revue de presse Macha Séry - Le Monde du 19 décembre 2013

Paul Beatty, déjà auteur de Slumberland (Seuil, 2009), fut l'élève d'Allen Ginsberg. Avec American Prophet, tissé de références à des chansons et des dialogues de films, il livre un roman profond et burlesque (on rit aux larmes !) sur la culture et l'histoire des Noirs américains.


  • La revue de presse Mathieu Lindon - Libération du 5 septembre 2013

Comment être noir, et «à quel point», non seulement parmi les Blancs mais parmi les Noirs ? American Prophet (le titre américain original est The White Boy Shuffle) se présente comme l'autobiographie d'un garçon black de Los Angeles, élevé avec ses soeurs par sa mère «comme le butin d'un âpre divorce» et passant par divers quartiers et leur environnement social propre avant de devenir malgré lui «leader noir»...
La première phrase du livre est : «Ce boulot de messie est une plaie.» Gunnar Kaufman, le narrateur, a d'indéniables compétences en poésie et en basket mais a du mal à se retrouver à sa bonne place...
Le roman repose sur les clichés prêtés aux Noirs, l'écriture en est on ne peut plus distanciée et le ton à la fois violent et comique. Le slam est une des influences de Paul Beatty.


  • La revue de presse Elisabeth Philippe - Les Inrocks, septembre 2013

Epopée gangsta autour d'un leader illuminé de la communauté afro-américaine, le premier roman de Paul Beatty, paru aux Etats-Unis en 1996, piétine avec jubilation les stéréotypes racistes...
Dans American Prophet, Beatty piétine allégrement le politiquement correct. Dans une langue slammée et bouillonnante, scandée de «Nègres» et autres «Négros», l'écrivain, passé par la poésie, déchiquète les clichés racistes et l'hypocrite bonne conscience avec la même jubilation. Il joue aussi avec les grandes figures de la culture afro-américaine - Richard Pryor, Chester Himes - pour mieux s'émanciper d'une identité assignée d'office à sa couleur de peau. Un roman exubérant, drôle et salutairement dérangeant. Tout, sauf noir.


  • Les courts extraits de livres : 02/10/2013

Extrait du prologue

Ce boulot de messie est une plaie. N'empêche qu'il m'a permis de venir combler l'absence chronique de leader chez les Afro-Américains. Désormais, les citoyens de seconde zone écoeurés par le système n'ont plus besoin de la petite annonce dans le journal du dimanche qui disait :
Cherchons négro démago capable de guider peuple divisé, opprimé et égaré jusqu'à la Terre promise. Bon communicateur. Rémunération selon expérience. Débutants acceptés.
Étant poète, et donc expert en techniques de coercition de l'âme noire par les sentiments, je suis on ne peut plus qualifié pour le poste. Mon livre, Tronche de pastèque', s'est vendu à 126 millions d'exemplaires. Tout le monde m'écoute : les intellos, les clodos et la coterie des politicards. Leader de la communauté noire ? Un job taillé sur mesure.
Je n'ai pas eu d'entretien d'embauché. Vingt-deux millions d'âmes en déshérence m'ont promu manipulateur à plein temps et père adoptif d'une ethnie à l'abandon. Je leur sers à la petite cuiller une bouillie d'inanités, je leur dévoile la vacuité de l'Amérique noire et l'inutilité de la lutte. Ce que j'y gagne ? Une allégeance aviaire complètement fanatique. Où que j'aille, une longue file d'oisons noirs talonne un barde de plastique monté sur ressorts qui, en chemin vers l'autodestruction, traverse à l'aveugle l'autoroute de l'information. Si, un jour, un producteur d'Hollywood achète les droits sur ma biographie, dans le programme télé on lira :
En lutte pour la liberté, un jeune poète convainc malgré lui les Noirs américains d'abandonner tout espoir et les mène au suicide dans un paroxysme de tôles froissées et de flammes. Un film drôle truffé de gags. Langage cru. Quelques scènes de violence.
Dans leur combat pour l'égalité, les Noirs ont tout essayé. Nous avons imploré, nous nous sommes révoltés, nous avons joué les amuseurs publics, épousé des Blancs, mais on continue à nous traiter comme de la merde. Rien ne marche, alors pourquoi subir une mort lente ? Pourquoi s'en remettre à la dépendance chimique ou à l'éthique américaine du travail quand l'option du suicide, la satisfaction immédiate, est à portée de main ? Comme des lemmings, et avec un glorieux mépris pour l'instinct de survie, les nègres déferlent sur Hillside. Tous les jours, ils scrutent le smog californien dans l'espoir de voir apparaître un point gris métallisé, signe annonciateur de l'explosion atomique qui se prépare quelque mille pieds au-dessus de nos têtes crépues ou lissées au conditionneur de l'Amérique blanche. Ce sera le jour de la Désintégration de l'Émancipation. Comptoirs de bars, fauteuils de bus et toilettes classe affaires, allez vous faire mettre, notre suicide collectif sera le sit-in suprême.
Tout le monde est là, toute l'imagerie noire-américaine en rangs serrés en train de finaliser les détails du départ pour le paradis, environ cinq cents ans après notre arrivée dans ce purgatoire. L'employé au service courrier, toujours bien sapé, qui articulait quelques mots mal choisis en réponse à vos efforts condescendants pour lui faire la conversation, se demande s'il a laissé sa cuisinière allumée puis, se rendant compte à quel point la scène est absurde, éclate de rire. L'ex-maire de votre ville, un démocrate bon teint, compose de médiocres élégies sans même s'apercevoir de l'ineptie du tableau. L'adorable petite Noire qui vous faisait baver au cours de gym en quatrième se pavane d'un bout à l'autre du trottoir à l'affût d'un dernier coeur à chavirer. La femme à l'arrêt de bus, celle qui se tenait près de vous le matin en serrant son sac contre elle et vous lâchait ensuite son coude dans le plexus pour s'assurer une place assise, se prépare à appeler son boss pour le bassiner jusqu'au dernier instant. Instant où elle tendra le récepteur vers l'explosion en gueulant : «Je ne serai pas là demain. Je me serai évaporée, carbonisée, une putain de boule de poussière, enfoiré d'esclavagiste.»


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