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.. Dette : 5000 ans d'histoire

Couverture du livre Dette : 5000 ans d'histoire

Auteur : David Graeber

Traducteur : Françoise Chemla | Paul Chemla

Date de saisie : 02/12/2013

Genre : Economie

Editeur : les Liens qui libèrent, Paris, France

Prix : 29.90 €

ISBN : 979-10-209-0059-3

GENCOD : 9791020900593

Sorti le : 25/09/2013

  • Les présentations des éditeurs : 02/12/2013

Voici un livre capital, best-seller aux États-Unis - près de 100 000 exemplaires vendus - écrit par l'un des intellectuels les plus influents selon le New York Times et initiateur d'Occupy Wall Street à New York.
Un livre qui, remettant en perspective l'histoire de la dette depuis 5000 ans, renverse magistralement les théories admises. Il démontre que le système de crédit, apparu dès les premières sociétés agraires, précède de loin l'invention des pièces de monnaie. Quant au troc, il n'a été qu'un pis-aller et ne s'est réellement développé que dans des situations particulières ou de crise. La dette a donc toujours structuré nos économies, nos rapports sociaux et jusqu'à nos représentations du monde.
David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l'Antiquité (des mots comme «culpabilité», «pardon» ou «rédemption») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Or il fonde jusqu'à nos conceptions les plus fondamentales du bien et du mal, jusqu'à l'idée que nous nous faisons de la liberté. Sans en avoir conscience, nous livrons toujours ces combats...
Selon l'auteur, l'endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Si autrefois les débiteurs insolvables ont nourri l'esclavage, aujourd'hui les emprunteurs pauvres - qu'il s'agisse de particuliers des pays riches ou d'États du tiers-monde - sont enchaînés aux systèmes de crédit. «L'histoire montre, explique Graeber, que le meilleur moyen de justifier des relations fondées sur la violence, de les faire passer pour morales, est de les recadrer en termes de dettes - cela crée aussitôt l'illusion que c'est la victime qui commet un méfait.» Trop d'économistes actuels perpétuent cette vieille illusion d'optique, selon laquelle l'opprobre est forcément à jeter sur les débiteurs, jamais sur les créanciers.
Ils oublient aussi une leçon déjà connue de la civilisation mésopotamienne : si l'on veut éviter l'explosion sociale, il faut savoir «effacer les tablettes»... Un essai essentiel et foisonnant qui nous permet de mieux comprendre l'histoire du monde, la crise du crédit en cours et l'avenir de notre économie.

David Graeber est docteur en anthropologie, économiste et professeur à la London University. Il est l'un des intellectuels les plus en vue du moment et les plus ancrés dans les réalités socio-économiques actuelles.



  • La revue de presse Clara Tellier Savary - Les Inrocks, octobre 2013

Anthropologue, historien, professeur d'université, David Graeber est aussi un activiste américain qui a écrit des ouvrages sur l'anarchisme et participé à la création du mouvement Occupy Wall Street. Dans Dette - 5 000 ans d'histoire, il montre que la dette n'est pas seulement une actualité mais un concept financier qui a une très longue histoire. La dette a financé les armées et les conquêtes des anciens empires, avant de devenir au XVIIIe siècle l'une des armes principales du capitalisme impérial et colonial...


  • La revue de presse Adrien de Tricornot - Le Monde du 26 septembre 2013

L'ouvrage de l'anthropologue et économiste David Graeber, professeur à la London University, est déjà un succès retentissant dans sa langue d'origine. On comprend pourquoi à sa lecture, et l'on se dit qu'il est promis à un plus bel avenir encore dans la zone euro : si tant de livres ont déjà été écrits sur la crise financière, celui-ci, en remontant aux origines des idées de dette, d'échange, de monnaie, et à leur évolution dans l'Histoire, montre à quel point ils restaient incomplets. Des Sumériens aux Babyloniens jusqu'à l'époque moderne, sous toutes les coutumes et religions, de tous les continents, le voyage ne s'arrête jamais. Et, à chaque étape, il y a des surprises de taille...
Pourquoi un tel détour historique, dont les lignes qui précèdent ne forment qu'un rapide et incomplet aperçu ? Parce que M. Graeber s'interroge : Pourquoi jugeons-nous moral de payer nos dettes ? Pourquoi considérons-nous que nous "devons" nous en acquitter ? Pour y répondre, il analyse les conditions dans lesquelles les dettes ont été contractées dans l'Histoire, leur signification et l'injustice morale que constitue parfois la fabrique à endettés...
Enfin un peu de recul sur ce sujet si polémique !


  • Les courts extraits de livres : 02/12/2013

L'expérience de la confusion morale

DETTE
nom commun. 1) somme due ; 2) situation du débiteur ; 3) sentiment de gratitude pour une faveur ou un service.
Oxford English Dictionary

Si tu dois 100 000 dollars à la banque, elle te tient. Si tu lui en dois 100 millions, tu la tiens.
Proverbe américain

Il y a deux ans, par une série d'étranges coïncidences, je me suis retrouvé dans une garden party à Westminster Abbey. Non sans un léger malaise. Les invités étaient agréables et cordiaux, et le père Graeme, organisateur de cette petite fête, est le plus charmant des hôtes, mais ma présence en ces lieux me semblait assez incongrue. Au cours de la soirée, le père Graeme m'a signalé qu'il y avait là, près d'une fontaine, une personne qui allait sûrement m'intéresser. C'était une jeune femme soignée, bien mise, une avocate - «mais du genre militant. Elle travaille pour une fondation qui apporte une aide juridique aux associations anti-pauvreté de Londres. Vous aurez probablement beaucoup à vous dire».
Nous avons bavardé. Elle m'a parlé de son travail. Je lui ai dit que je participais depuis des années au mouvement pour la justice mondiale - le mouvement «altermondialiste», comme l'appellent volontiers les médias. Cela l'intrigua. Seattle, Gênes, les gaz lacrymogènes, les combats de rue, elle avait lu quantité d'articles sur tout cela, mais... étions-nous vraiment arrivés à quelque chose, concrètement ?
- Certainement, ai-je répondu. C'est même assez stupéfiant, tout ce que nous avons fait en quelques années.
- Par exemple ?
- Par exemple, nous avons presque entièrement détruit le FMI. Elle ne savait pas très bien ce que c'était, le FMI. Je lui ai dit qu'il s'agissait, en gros, des hommes de main chargés d'obliger les pays du monde à rembourser leurs dettes - le Fonds monétaire international, «c'est, disons, l'équivalent "haute finance" des armoires à glace qui viennent vous casser une jambe». Sur quoi j'ai entamé un petit rappel historique : pendant la crise pétrolière des années 1970, les pays de l'OPEP avaient déposé une si large part de leur nouvelle richesse dans les banques occidentales que celles-ci se demandaient bien où investir tout cet argent ; la Citibank et la Chase avaient alors envoyé des émissaires tous azimuts pour tenter d'amener dictateurs et politiciens du Tiers Monde à contracter des emprunts (activisme baptisé à l'époque le «go-go banking») ; très bas lors de la signature de ces contrats, les taux d'intérêt étaient montés presque aussitôt à un niveau astronomique, autour de 20 %, à cause de la politique monétaire restrictive mise en oeuvre par les États-Unis au début des années 1980; c'était cette situation qui, dans les années 1980 et 1990, avait provoqué la crise de la dette du Tiers Monde ; pour obtenir un refinancement, les pays pauvres avaient alors dû se soumettre aux conditions imposées par le FMI : supprimer tout «soutien aux prix» des denrées de base, voire renoncer à maintenir des réserves alimentaires stratégiques, et mettre fin à la gratuité des soins et de l'enseignement ; le résultat net avait été l'écroulement total des mécanismes publics fondamentaux qui soutenaient certaines des populations les plus pauvres et vulnérables de la Terre. J'ai évoqué la pauvreté, le pillage des ressources publiques, l'effondrement des sociétés, la violence endémique, la malnutrition, le désespoir, les vies brisées.
- Mais vous, quelle est votre position ? m'a demandé l'avocate. -Sur le FMI ? L'abolir.
- Non, je veux dire : sur la dette du Tiers Monde ?
- La dette ? Nous voulons l'abolir aussi. L'impératif immédiat était d'arrêter le FMI, de mettre un terme à ses politiques d'ajustement structurel, cause directe de tous les dégâts, mais nous y sommes parvenus étonnamment vite. L'objectif à long terme est l'annulation de la dette. Un peu dans l'esprit du Jubilé biblique. Pour nous, trente ans de flux financiers des pays pauvres vers les riches, ça suffit !


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