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.. Correspondance : 28 août 1914-25 avril 1915

Couverture du livre Correspondance : 28 août 1914-25 avril 1915

Auteur : Paul Dupuy | Maurice Genevoix

Préface : Michel Bernard

Date de saisie : 15/11/2013

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : La Table ronde, Paris, France

Collection : Vermillon

Prix : 24.00 €

ISBN : 9782710370550

GENCOD : 9782710370550

Sorti le : 08/11/2013

  • Les présentations des éditeurs : 07/12/2013

Au début du mois d'août 1914, Paul Dupuy, secrétaire général de l'École normale supérieure, avait demandé à tous les élèves mobilisés de lui écrire depuis le front. Ils l'informeraient de la guerre, il donnerait à chacun des nouvelles des autres. Chez le sous-lieutenant Maurice Genevoix, alors âgé de vingt-trois ans, Dupuy découvrit une personnalité attachante, à laquelle il adressa des lettres de plus en plus longues, stimulant l'écriture de son correspondant et se livrant à son tour.

Ces lettres, échangées pendant les neuf premiers mois de la guerre, jusqu'à la blessure de Maurice Genevoix aux Éparges, nous emmènent au coeur de la vie de l'École normale supérieure au début de la guerre et rappellent le destin, souvent tragique, de beaucoup de ses élèves. Elles annoncent le grand livre de Genevoix, Ceux de 14, et sont, par le talent des deux correspondants et le contexte dramatique de leurs échanges, le récit d'une amitié naissante. Défiant la mort et les bombes, cette relation entre le professeur en fin de carrière et son élève atteint une intensité bouleversante.


  • Les courts extraits de livres : 07/12/2013

De la rue d'Ulm aux Éparges

De la fin de la Grande Guerre jusqu'à sa mort, Maurice Genevoix porta à l'annulaire de la main droite, sa main valide, une chevalière, un anneau d'or monté d'une pierre rougeâtre usée. Elle apparaît sur toutes les photographies, tous les films qui le montrent causant, écrivant, lisant un livre ou un discours. Elle lui avait été donnée par Paul Dupuy engage de son affection. On ne sait de qui Dupuy tenait le vénérable et viril bijou. Probablement une affaire de filiation, déjà, dont Maurice Genevoix emporta avec lui l'origine.
La première rencontre entre les deux hommes remontait au début de l'automne 1911, quand Genevoix fit son entrée à l'École normale supérieure dont Dupuy était le secrétaire général et où il vivait avec sa famille. Professeur de géographie en fin de carrière, pédagogue respecté, Dupuy était l'ami de Lucien Herr, bibliothécaire de l'École. Il avait été avec lui, aux côtés de Charles Péguy, un dreyfusard ardent, et pour la cause avait écrit deux livres de combat. Esprit indépendant, il avait imprimé à la vie dans l'École un style nouveau, à l'opposé de celui qu'il y avait connu pendant sa scolarité, d'une austère rigidité. Il était proche des élèves dont il s'attachait à favoriser l'épanouissement en débusquant les talents et favorisant la vie libre propre à les stimuler. Il avait remarqué ce petit provincial délié, au beau visage franc, aux yeux rieurs, qui se ferait bientôt connaître pour l'excellence de ses travaux et ses facéties d'étudiant blagueur. L'enfant de Châteauneuf-sur-Loire s'était coulé avec bonheur dans les moeurs de la jeunesse de la montagne Sainte-Geneviève où subsistait quelque chose de l'insolence érudite et joyeuse des escholiers de François Villon. Il était premier de sa promotion. Il en était le cacique et en même temps l'un des plus adroits et des plus assidus joueurs du billard d'un bistrot de la rue Saint-Jacques.
Au début du mois d'août 1914, revenant des maisons paternelles où ils passaient les vacances, les élèves mobilisés avaient fait le crochet par la rue d'Ulm avant de rejoindre leur corps. Ils venaient y prendre quelques affaires et sentir encore une fois autour d'eux, avant d'aller vers l'aventure de la guerre, la chaleureuse clôture de l'École et les affinités qu'elle avait révélées. A chaque élève venu lui dire au revoir, avant de se diriger vers les gares, Dupuy avait demandé d'écrire depuis le front aussi souvent que possible. Il s'était engagé de son côté à faire parvenir à chacun des nouvelles des autres élèves mobilisés. Genevoix, comme les autres, avait promis.
Genevoix plus que les autres. L'inclination que le secrétaire général avait pour ce qu'il y avait d'aimablement sauvage en lui s'était accrue après qu'il avait lu son mémoire d'étudiant sur Le Réalisme dans les romans de Maupassant. C'est son fils, Pascal Dupuy, mobilisé quelques semaines plus tard avec la classe 14, qui accompagna sur la rive droite le jeune sous-lieutenant de réserve, attentif a sa mise, pour acheter une tunique ajustée et une culotte garance de seconde main au carreau du Temple, et, sur les Boulevards, un képi neuf. Genevoix partit ainsi vers la caserne du 106e régiment d'infanterie à Châlons-sur-Marne, avec le viatique d'une poignée de main du secrétaire général. La pudeur avait retenu le haut fonctionnaire d'embrasser le jeune homme qu'il confiait à la chance.
A partir de la fin du mois d'août, le portier déposa chaque matin dans le bureau du secrétaire général les lettres des normaliens combattants. En lui donnant une vue panoramique sur les combats, de la mer du Nord aux Vosges, elles feraient de lui un des Parisiens les mieux informés sur les réalités du front. Il répondait à tous le jour même, en s'efforçant de repérer sur les cartes, dont, par métier, il était bien fourni et qu'il savait faire parler, la position géographique de chacun. Il faisait des recoupements entre les informations données par ses correspondants et la science acquise au cours d'une longue carrière. Malgré la censure postale, par des indications sur les aspects du relief, l'étendue de la forêt et les caractéristiques de la boue où ils s'enlisaient, il devina que Genevoix et un de ses condisciples se trouvaient dans la Woëvre aux glaises visqueuses et profondes. Aux combattants de première ligne, chichement informés par le commandement sur le déroulement de la guerre, Dupuy brossait le panorama des opérations tel qu'il apparaissait depuis l'arrière. Il tenait aussi pour eux la chronique de l'École, mélancolique et vide, puis aménagée en hôpital pour les blessés qui affluaient. Il donnait surtout à chacun, comme promis, des nouvelles de ses camarades. Elles furent tout de suite dramatiques, imprimant à la correspondance le rythme d'une litanie nécrologique et traumatologique où paraissait, encadrée de deuils, toute la variété des supplices que la mitraille et la canonnade pouvaient infliger à de jeunes corps.


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