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.. La Provence gourmande de Jean Giono : le goût du bonheur

Couverture du livre La Provence gourmande de Jean Giono : le goût du bonheur

Auteur : Sylvie Giono

Date de saisie : 01/02/2014

Genre : Cuisine, Gastronomie, Vins

Editeur : Belin, Paris, France

Prix : 29.90 €

ISBN : 978-2-7011-7734-2

GENCOD : 9782701177342

Sorti le : 24/10/2013

  • Les présentations des éditeurs : 05/02/2014

Mon père était un gourmand, pas un gourmet, habitué à la cuisine familiale plus qu'à la cuisine raffinée. C'était un sensuel, ses sens lui servaient à goûter le monde : le voir, le sentir, le toucher, l'entendre. Il s'en servait pour son bonheur, dans son espace réduit puisque, «Voyageur immobile», il a peu quitté et fort tard la Provence. Se mettre à table était pour lui un grand plaisir. Je me souviens de l'atmosphère joyeuse, détendue, de tous nos repas de famille, repas souvent partagés avec des amis ou de simples visiteurs qui, s'étant attardés dans le bureau de mon père à l'heure du repas, étaient conviés à partager notre ordinaire. Pour eux, peu importait ce qu'il y avait dans l'assiette, ou dans leur verre, ils buvaient littéralement les histoires que mon père racontait.

Sylvie Giono a reconstitué le cahier des recettes familiales, ancrées dans la Provence, l'huile d'olive et les herbes des collines, qui faisaient le quotidien et le bonheur de son père. Elle y ajoute ses souvenirs et les photographies de l'album de famille, ainsi que de savoureux textes choisis dans l'oeuvre de son père. Anecdotes et extraits littéraires s'entremêlent pour retracer l'atmosphère d'une maison haute en couleurs, où, au moment du plaisir simple des repas partagés, Giono, écrivain gourmand, devenait conteur.

Sylvie Giono, fille cadette de Jean Giono, a consacré sa vie à faire vivre l'oeuvre de son père de diverses façons, entre autre en créant les Journées Giono, qui se tiennent tous les ans en juillet à Manosque. Elle a vécu une grande partie de sa vie au Paraïs qu'elle a souhaité "laisser dans son jus" pour la faire découvrir aux visiteurs. Elle est co-auteur avec sa soeur Aline de Mon père (Gallimard Jeunesse, 2003).
Elle a publié aux éditions Belin Jean Giono à Manosque, dans la collection "de l'intérieur".



  • La revue de presse Bernard Pivot - Le Journal du Dimanche du 15 décembre 2013

C'est pourquoi je ne puis approuver Sylvie Giono quand elle dit de son père, Jean Giono, qu'il "était un gourmand, pas un gourmet, habitué à la cuisine familiale plus qu'à la cuisine raffinée". Cette cuisine familiale, toute simple, toute provençale, toute paysanne, faite par l'épouse de l'écrivain, Élise, suivant les recettes de sa belle-mère, Pauline Giono, encourageait la gourmandise, mais était digne d'un gourmet. Preuve en est que Sylvie a recueilli ces recettes des quatre saisons dans un savoureux album La Provence gourmande de Jean Giono. À quoi elle a ajouté le surtitre qui convient : "Le goût du bonheur"...
Les textes tirés des livres ont été bien choisis parce qu'ils illustrent les liens forts et subtils qui, selon l'écrivain, unissent le paysage et la cuisine, la nature et les saveurs.


  • Les courts extraits de livres : 05/02/2014

Recettes d'une famille provençale

On ne peut parler de cuisine familiale sans parler d'huile d'olive. Tout part de là.

La Provence de mon père, c'est la civilisation de l'olive, rien ne se fait sans elle et sans les herbes des collines. Comment imaginer un plat en sauce tel que la daube sans laurier ni thym, comment peut-on manger une tomme de chèvre si elle n'est pas recouverte du «pèbre d'ail» qui la parfume ?

Chez nous, la base de l'alimentation est essentiellement paysanne, faite surtout de légumes préparés en gratin, de plats uniques nourrissants et copieux qui tiennent au corps. Tout est fait avec cette bonne huile d'olive épaisse, verte, parfumée. On n'emploie jamais de beurre. Quand on a commencé à en voir dans les épiceries, on allait en acheter un «demi-hecto» pour les tartines du matin : c'est dire si c'était une denrée de luxe ! Pour les rôtis, Maman employait volontiers le saindoux, ou graisse blanche, qui provenait de la ferme de La Margotte. On y tuait le cochon deux fois l'an.

Au début du siècle, quand on achetait une maison à Manosque, on recevait gratuitement la petite olivette accrochée sur l'une des pentes des collines du Mont d'Or, de Toutes-Aures ou des Espels. Mon grand-père avait, quant à lui, acquis difficilement, grâce à un petit héritage dans les années 1910-1912, un petit bastidon sur les pentes du Mont d'Or où il pouvait jardiner le dimanche. Il y avait là quelques pieds de vigne et une dizaine d'oliviers. Au moment de la cueillette, mon père, alors adolescent, s'esbignait, comme on l'on dit en Provence, pour aller se promener, grand-père bisquait et cueillait les olives avec l'oncle Pourcin et l'oncle «Ugène».

Beaucoup plus tard, mon père acheta deux vergers plus grands. Le plus éloigné de la maison a près de deux cents arbres, petits et rabougris, car situés sur le côté nord-ouest du Mont d'Or, là où le Mistral souffle en rafales. La cueillette des olives se fait à partir du 25 novembre. Mon père l'a raconté de façon très poétique dans Noé et dans Arcadie ! Arcadie ! Comme s'il participait activement à ce travail ! En fait, voici revu et corrigé par une fille indigne ce qui se passait réellement : le matin il accompagnait toute la famille, maman, ma soeur Aline, Fine notre bonne piémontaise, et moi dans les vergers. Tout en nous racontant des histoires ou en sifflant - ce qu'il faisait comme un rossignol -, il sciait quelques branches hautes que nous ne pouvions atteindre, puis redescendait vite se calfeutrer dans son bureau. Nous mangions sur le pouce, en soufflant sur nos doigts gelés pendant que papa était bien au chaud. Il fallait que nous soyons rentrés avant la «fraîche», quatre heures de l'après-midi maximum, sinon il s'inquiétait. Nous traînions les lourds sacs d'olives dans la bibliothèque où papa avait installé sur le sol des barrières de bois. On laissait là les olives fermenter quinze jours avant de les porter au moulin.

Le seul travail de mon père, qu'il ne laissait d'ailleurs à personne, consistait à ratisser les olives pour les aérer. Une bonne odeur chaude et forte se dégageait, imprégnait livres et bois pour des semaines, ce qui ne manquait pas de surprendre les visiteurs quand ils arrivaient chez nous. On mettait ensuite les olives dans de gros sacs de toile et mon père les accompagnait jusqu'au moulin dans la camionnette du bon et doux géant Brémond qui vendait de la mercerie sur les marchés. On ne les portait jamais à la coopérative, toujours au vieux moulin où l'huile était faite à l'ancienne. Papa assistait généralement à la confection de notre huile dans «les enfers» où l'odeur est si forte qu'elle en est presque insupportable.

Le jour où nous ramenions l'huile à la maison, il y avait au repas des «oeufs à la Giono». C'était un plat exclusivement réservé à mon père : deux oeufs cuits à la coque (dont il surveillait lui-même la cuisson) mollets. Il les cassait dans son assiette, les salait, les poivrait abondamment, prenait ensuite la burette d'huile - et ce n'était pas une simple rayade ! -, les arrosait d'un flot d'huile verte et épaisse. Après, il «touillait» avec du pain. Pas très distinguée cette recette, me direz-vous ! En tout cas, rudement bonne pour les purs amateurs d'huile. Et je garde un souvenir attendri des «mouillettes» que j'étais autorisée à tremper dans les «oeufs à la Giono» car le reste de la maisonnée devait, ce jour-là, se contenter d'une banale omelette généralement trop cuite.


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