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.. L'attrait de la pluie

Couverture du livre L'attrait de la pluie

Auteur : Corinne Maury

Date de saisie : 03/01/2014

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Yellow now, Crisnée, Belgique

Collection : Côté cinéma. Motifs

Prix : 9.50 €

ISBN : 9782873403348

GENCOD : 9782873403348

Sorti le : 22/11/2013

  • Les présentations des éditeurs : 03/01/2014

La pluie, météore ordinaire, a souvent mauvaise réputation : elle assiège l'horizon d'un voile gris-noir, vide les lieux, et pousse au refuge. La pluie contraint, limite, et importune. Le monde du cinéma accueille difficilement cet aléa météorologique qui perturbe les plans de tournage. Le plus souvent, les cinéastes font parader la pluie pour engendrer chez le spectateur un sentiment de tristesse, pour ponctuer une narration ou charger l'atmosphère d'une dimension tragique. Il s'agira dans cet essai de dépasser le seul constat climatologique d'un Il pleut dans l'histoire, de questionner des images de pluie qui l'emportent sur la simple «fioriture» atmosphérique et qui combattent les clichés.
Béla Tarr, Andrei Tarkovski, Naomi Kawase, Joris Ivens, Brillante Mendoza, William Wellman ou encore Akira Kurosawa ont su donner à la pluie une estime, un espace, une temporalité. Dans leurs films, la pluie n'est pas simplement un ruissellement décoratif qui emplit le cadre, mais elle est un motif, une figure vivante qui dynamise l'espace cinématographique. Elle s'y propage tel un courant, un flot, un flux, une énergie physique. Ces cinéastes l'intègrent comme une vigueur réelle qui précise, bloque ou façonne l'état des choses. Ces pluies affinent la perception des lieux, des paysages, et remuent, selon leurs caractères calmes, violents, passagers ou durables, l'existence des hommes.

Corinne Maury est maître de conférences en histoire et esthétique du cinéma à l'université de Toulouse II - Le Mirail. Elle a enseigné pendant plusieurs années l'esthétique du cinéma au Quai - École supérieure d'art de Mulhouse. Elle a notamment publié Habiter le monde. Eloge du poétique dans le cinéma du réel (Yellow Now / Côté cinéma, 2011) et Les Antichambres (avec la photographe Anne Immelé. Filigranes, 2009).
Ses recherches portent principalement sur la poésie au cinéma, les images du paysage, les formes de l'autobiographie et le cinéma du réel contemporain. Elle a réalisé plusieurs films-essais documentaires et collabore aux films du cinéaste Olivier Zuchuat.


  • Les courts extraits de livres : 03/01/2014

TRAJECTOIRES LIQUIDES

Matin de novembre. Le ciel larmoie. De fines gouttes chutent avec langueur sur les grandes feuilles du palmier. De ma fenêtre, l'arbre paraît plus timoré, comme si l'eau du ciel, peu à peu, lui ôtait sa fierté. Par rebonds, la pluie fait de moi tantôt un être ombragé, tantôt un être éclairé. Mon humeur s'agrippe au temps qui coule. Dans Le Livre de l'intranquillité, Fernando Pessoa observe avec acuité que «nous sommes, bien malgré nous, esclaves de l'heure, de ses formes et de ses couleurs, humbles sujets du ciel et de la terre. Celui qui s'enfonce en lui-même, dédaigneux de tout ce qui l'entoure, celui-là même ne s'enfonce pas par les mêmes chemins selon qu'il pleut ou qu'il fait beau. D'obscures transmutations, que nous percevons peut-être qu'au plus intime des sentiments abstraits, peuvent s'opérer simplement parce qu'il pleut ou qu'il cesse de pleuvoir, être ressenties sans que nous les ressentions vraiment parce que, sans bien sentir le temps, nous l'avons senti néanmoins».
Dans nos conversations quotidiennes, parler du «temps qu'il fait» opère telle une salutation du jour. Mais la pluie, météore ordinaire, a souvent mauvaise réputation. Elle assiège l'horizon d'un voile gris-noir, vide les lieux, et pousse au refuge. La pluie contraint, limite, importune... Dans la série de poèmes Spleen, Baudelaire se voit comme «le roi d'un pays pluvieux». Le poète s'y dépeint comme une figure cloîtrée derrière des murailles d'eau :

«Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux.»

Chez les poètes romantiques du XIXe siècle, la pluie est ressentie comme une «grisaille liquide» enfermant le corps dans l'ennui, ou encore vécue comme un élément menaçant qui accentue la dépression du moi.
Le poète des choses, Francis Ponge, tente lui de saisir les qualités différentielles de la pluie et d'en recenser les complexités : «Chacune de ses formes a une allure particulière : il y répond un bruit particulier. Le tout vit avec intensité comme un mécanisme compliqué, aussi précis que hasardeux, comme une horlogerie dont le ressort est la pesanteur d'une masse donnée de vapeur en précipitation.» Néanmoins, ce parti pris pour la pluie est rare. D'ordinaire, la pluie est regardée comme du «mauvais temps», elle est l'envers de l'astre solaire si apprécié. Le soleil serait-il donc l'élu, toujours convoité afin de vivifier nos humeurs quotidiennes ?
Seuls les hommes qui cultivent la terre attendent la pluie, à juste raison comme une force germinative. Ce sont les vertus nourricières de la pluie que le cinéma russe des années 1930 a souvent célébrées par une poésie engagée. Les plans d'averses généreuses inondant les pommiers du verger de La Terre de Dovjenko (1930) sacrent aussi bien la beauté des terres fertiles que la force bienfaitrice du ciel.
(...)


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