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.. Buvard

Couverture du livre Buvard

Auteur : Julia Kerninon

Date de saisie : 07/04/2014

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rouergue, Arles, France

Collection : La brune

Prix : 18.80 €

ISBN : 978-2-8126-0616-8

GENCOD : 9782812606168

Sorti le : 08/01/2014

Caroline N. Spacek est un écrivain accompli, adulé. Dès son premier roman, elle a marqué et impressionné le monde littéraire. Elle vit maintenant loin de l'agitation, du monde, retirée et barricadée dans une grande maison à la campagne. Presque inexplicablement, elle accepte pourtant de recevoir Lou un jeune étudiant. Il ne la connaît pas mais admire son oeuvre. Ils passeront finalement deux mois ensemble. Quelque chose semble les rapprocher, peut-être une enfance violente, peut-être pas. Il s'efface, l'écoute, serait prêt à tout pour suspendre le temps et tout apprendre d'elle, tout comprendre. Il laisse s'installer avec bonheur et surprise une intimité qu'il n'espérait pas, «Lui faire ouvrir les doigts. Savoir ce qu'elle dissimulait au creux de sa paume.». Progressivement, elle revient sur sa vie, son écriture, son oeuvre. Elle revit littéralement son histoire, dissèque son travail et retrouve tous les sentiments, fougue, colère, désespoir, qui l'ont alors animée, loue la seule richesse à ses yeux, les livres, les mots et la lecture. Elle revient sur la métamorphose qu'elle a accomplie par les mots, par sa volonté, aussi forte et combattante que fragile, la femme est terriblement attachante. Un roman (ou deux) parfaitement maîtrisé, travaillé, construit qui livre le portrait fascinant d'une femme fière et fragile mais aussi une réflexion sur l'écriture, les mots, la création, les douleurs et joies qui l'accompagnent, la recherche du mot parfait et la solitude qui s'installe inexorablement. Un premier roman étonnant !


Jeu de miroirs, mise en abîme, ce premier roman au style très vigoureux s'avère particulièrement percutant. Il s'agit d'un huis-clos de quelques semaines entre une romancière prolixe et l'un de ses jeunes admirateurs. Lou absorbe la vie de Caroline N. Spacek comme un buvard, une vie marquée par une enfance cabossée et une culpabilité mystérieuse, toutes deux sources de son talent et de son inspiration. Un véritable thriller littéraire et une réussite d'écriture incontestable.


Pour commencer, un avertissement : ce livre est une imposture ! Le sous-titre prétend qu'il s'agit de la biographie de Caroline N. Spacek, écrivain soi-disant célèbre et pourtant inconnue. Le narrateur est censé être un étudiant, or le livre est signé Julia Kerninon, ce qui n'est pas, vous en conviendrez, un prénom masculin.
Alors de quoi s'agit-il en fait ? D'un roman sur la création littéraire, des hasards qui y conduisent, des addictions et des souffrances qu'elle suscite. Ce qu'est la vie d'un écrivain, en somme.
Il raconte comment une gamine issue d'un milieu inculte et misérable, serveuse de bar va, grâce à une rencontre, devenir romancière talentueuse. Un poète de passage dans ce bistrot lui propose un emploi de secrétaire, il l'amène à Paris, l'oblige à apprendre le dictionnaire et en peu de temps, l'assistante dépasse le maître, trouve la formulation juste sur laquelle il bute. Jaloux, il la renvoie sur sa côte anglaise et son boulot de serveuse. Mais, elle a attrapé le virus... et quelques mois après son recueil de nouvelles reçoit les éloges de la critique, début d'une carrière à succès et d'une vie affective tourmentée. La passion des mots est dévorante et exclusive.
Lorsque Julian la rencontre, elle vit recluse dans son domaine, refusant tout contact avec la société. Pourtant, le timide et maladroit jeune homme va passer 9 semaines à ses côtés, à l'écouter raconter sa vie... avant, qu'à son tour, elle le rejette.
Dans le récit de ce huis clos entre deux personnes cabossées par la vie, récit étincelant de fluidité et de métaphores, les plus belles pages concernent la fièvre de la création littéraire.

Extrait (p 72) :
Je cherchais mon chemin dans la neige et le silence et je tapais avec une seule main parce que l'autre tenait la cigarette. J'avançais dans mes propres livres comme avec une lampe torche dans le noir, éclairant l'espace petit à petit, devinant lentement ce dans quoi je m'engageais. Chaque mot posé me donnait une idée plus précise du livre qui s'annonçait, un élément de réponse sur la destination vers laquelle, doucement, comme perdue, comme légèrement saoule dans l'eau noire et dense d'un fleuve la nuit, poissée dans mes vêtements, nageant, nageant sans cesse et en tenant la lampe entre mes dents, pour ne pas me noyer dans la liquidité des phrases.


Julie Jacquier recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


  • Le courrier des auteurs : 05/02/2014

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis un écrivain et une étudiante en doctorat de littérature américaine de 27 ans.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le livre entremêle plusieurs thèmes : le travail de l'écriture, la quête de soi, l'amour, l'enfance.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Elle était dure, injuste, cinglée et fière, mais ses phrases ne laissaient rien paraître de ça, ses phrases étaient aussi parfaites que des rivières.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Stand By Me, dans la version de John Lennon.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La musique des mots et la solidité du désir.


  • Les présentations des éditeurs : 05/02/2014

Cela ressemble à quoi, un écrivain ? Quand Lou passe pour la première fois la porte de Caroline N. Spacek, il ne connaît d'elle que ses livres. D'ailleurs, il ne comprend pas pourquoi elle a accepté de le recevoir, lui, le simple étudiant. À 39 ans, Caroline N. Spacek vit recluse dans la campagne anglaise, après avoir connu une gloire précoce et scandaleuse. Enfant terrible de la littérature, ses premiers romans ont choqué par la violence de leur univers et la perfection de leur style. Issue d'un milieu marginal, elle a appris très jeune à combattre, elle a aussi appris à fuir.
Mais Lou va l'apprivoiser. Alors ensemble, durant un été torride, ils vont reconstruire une trajectoire minée de secrets.

Née en 1987 dans la région nantaise, Julia Kerninon est actuellement thésarde en littérature, et mène une recherche sur la revue américaine, The Paris review. Buvard est son premier roman en littérature générale.
 



  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express, avril 2014

L'interview va tourner à un tête-à-tête de plusieurs semaines tendu, puis complice. Et l'idole de se livrer comme jamais, révélant tout de son enfance cabossée, de ses trois mariages, de son rapport à l'écriture. L'admirateur est déstabilisé et vite conquis. Le lecteur, lui, est scotché par cette confession à deux voix...
Buvard absorbe l'attention jusqu'à la dernière ligne...


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 1er janvier 2014

Caroline et Lou, la romancière et l'intervieweur, ont chacun un passé qui les ronge, envahissant le présent jusqu'à le paralyser, et le livre s'installe dans cette lévitation entre hier et aujourd'hui. Alors les visages se superposent, les identités se brouillent, les sexes s'indifférencient, les destins se mêlent, et l'on ne sait plus qui inspire l'autre. Il fallait une sacrée science de la lumière pour orchestrer ce jeu de miroirs verti­gineux. Tour à tour éblouissante et sombre, Julia Kerninon la possède indéniablement.


  • Les courts extraits de livres : 05/02/2014

Après s'être levée pour me serrer la main, Caroline s'était assise sur un fauteuil au soleil, dehors, et m'avait désigné le siège près du sien. Posé là, enfin immobile après le trajet cahotant en bus d'Exeter jusqu'au trou d'herbe où elle vivait, j'avais soudain douté de la justesse de ma présence ici. La femme qui me faisait face maintenant - yeux d'acier, jambes interminables dans un pantalon laissant voir deux pieds aux ongles laqués de rose rouge - ressemblait tellement peu à un écrivain qu'il paraissait absurde que j'aie pu vouloir à un moment l'interroger au sujet de son oeuvre, pousser l'indélicatesse jusqu'à pénétrer sa propriété pour la questionner, elle, à propos de livres portant son nom. J'avais été à deux doigts de me relever, demander pardon pour lui avoir fait perdre son temps, et repartir en sens inverse, confus, mais Caroline N. Spacek ne m'avait pas laissé le choix :
- Alors, mon lapin, par où est-ce que tu veux commencer ? Elle souriait en parlant, d'un sourire un peu féroce, alors j'avais balbutié que j'avais apporté un dictaphone.
- Très bien.
Elle avait tendu la main et je n'avais rien pu faire d'autre que lui remettre la machine. Elle s'était assurée de la présence d'une cassette, avant de presser le bouton REC d'un geste sûr.
Même ses mains étaient bronzées. Elle les avait croisées derrière sa nuque, comme pour me dire : Allons-y. Tu as voulu voir à quoi ressemblait un écrivain ? Je t'attends. Mais à ce moment-là, j'étais resté muet.
Comme si la regarder ne me demandait pas déjà toute mon énergie. Après tout, c'était la première fois de ma vie que je voyais un écrivain d'aussi près, et rien ne m'avait préparé à ça. Caroline me regardait aussi, et finalement, elle avait eu un petit rire.
- Et voilà. Vous êtes tous les mêmes. Vous m'envoyez vos atroces petites lettres qui me donnent l'impression que votre survie dépend de moi, je vous fais venir, je prends le temps pour ça, et une fois arrivés ici vous restez collés à me mater comme des imbéciles. Et c'est pathétique. Fais-le savoir, quand tu partiras d'ici. Va leur dire de ma part que je ne suis à personne d'autre que moi et que je ne réponds pas au téléphone. Que je ne donne rien et que je ne reçois plus personne. Moi non plus, je ne sortirai plus de mon lit pour moins de dix mille dollars - parce que dans mon lit, je travaille. Et il n'y a rien qui m'intéresse davantage aujourd'hui. Dis-leur. Et qu'ils me laissent en paix.
(...)


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