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.. Les lois de la frontière

Couverture du livre Les lois de la frontière

Auteur : Javier Cercas

Traducteur : Elisabeth Beyer | Aleksandar Grujicic

Date de saisie : 25/03/2014

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 23.00 €

ISBN : 978-2-330-02710-0

GENCOD : 9782330027100

Sorti le : 08/01/2014

Quelques années après la chute de Franco, à Gérone, un adolescent de la classe moyenne qui rencontre quelques soucis au lycée croise dans une salle de jeu Zarco et Tere une fille qui l'accompagne partout. Attiré par les deux et amoureux de Tere, Ignacio franchit la frontière, passe du côté de ceux qui n'ont rien, rien à perdre, frontière de quartiers, frontière sociale, frontière vis-à-vis de la légalité et frontière vis-à-vis de la liberté. Petits larcins puis braquage, Ignacio participe à tout. Puis Zarco est arrêté et prend la direction la prison. Zarco étant devenu une légende, un romancier est chargé de raconter cette histoire, recueille les témoignages et retrace le parcours chaotique de Zarco. Trois témoins apportent des points de vue différents à cette aventure : Ignacio est devenu un brillant avocat et vingt ans plus tard assurera la défense de son ancien compagnon, le commissaire de police qui a arrêté Zarco et le directeur de la prison. Au milieu de tous ces fils emmêlés, l'écrivain et le lecteur tenteront de faire émerger la vérité. Mais n'y en a-t-il qu'une ? Javier Cercas apprécie le doute, laisser la réflexion se construire et mettre à mal les certitudes, soulève questions et interrogations sans jamais asséner ses vérités, parle de rencontres, d'enchaînements d'événements, d'incertitude et de culpabilité. Un roman dense qui se dévore !


Emilie Pautus recommande ce livre au micro d'Augustin Trapenard, dans Le Carnet du libraire, sur France Culture, en partenariat avec Lechoixdeslibraires.com


Gérone, fin des années 80, un adolescent glisse peu à peu dans la délinquance en croisant le charismatique et malfamé Zarco. Il bascule petit à petit du mauvais côté de la frontière morale. 20 ans plus tard, devenu un avocat établi, il doit assurer la défense de ce multirécidiviste. Cercas excelle dans ce roman en démystifiant les thèmes du romantisme et de la rédemption. Un grand cru romanesque.


  • Les présentations des éditeurs : 27/02/2014

LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS

À l'été 1978, un adolescent de la classe moyenne en délicatesse avec son milieu croise la route du charismatique Zarco et de son amie Tere et devient un habitué de leur QG, un bar interlope dans un quartier malfamé de Gérone. Bientôt ils l'entraînent de l'autre côté de la "frontière", au pays de ceux qui ne sont pas bien nés, l'initiant au frisson des braquages et au plaisir des tripots. Le garçon navigue entre les deux rives pendant tout l'été, irrésistiblement attiré par les lois de cette jungle dont il préfère continuer d'ignorer les codes, jusqu'au coup qui tourne mal.
Vingt ans plus tard, avocat établi, il assure la défense de son ancien camarade multirécidiviste et doit plaider. Pour le symbole vivant d'une rébellion salutaire, la victime expiatoire d'un système frelaté, ou les zones d'ombre de sa propre jeunesse ?
Un écrivain, chargé de raconter l'histoire, recueille au cours d'entretiens divers les souvenirs et impressions des protagonistes. Lui-même cherche la vérité inattendue et universelle du romancier : l'ambiguïté.
C'est dans cette ambiguïté qu'excelle Javier Cercas, qui démystifie ici le romantisme de la délinquance comme celui de la rédemption, la démocratie espagnole et son miroir aux alouettes, les tourments qui toujours gouvernent l'exercice de la liberté.

Javier Cercas est né en 1962 à Cáceres et enseigne la littérature à l'université de Gérone. Il est l'auteur de romans, de recueils de chroniques et de récits. Ses ouvrages, traduits dans une vingtaine de langues, ont tous connu un large succès international et lui ont valu de nombreux prix.
Actes Sud a publié Les Soldats de Salamine (2002), À petites foulées (2004), A la vitesse de la lumière (2006) et Anatomie d'un instant (2010).



  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 13 février 2014

A travers les destins croisés d'un avocat et d'un truand, Javier Cercas dresse le portrait de l'Espagne postfranquiste...
Les Lois de la frontière épluche la mythologie enchantée du postfranquisme, réunie sous le chapeau-claque de la célèbre «movida». Il le fait depuis la ville où les parents de Cercas, originaires d'Estrémadure, se sont installés lorsqu'il était enfant : Gérone, en Catalogne...
C'est une Espagne astringente et touchante, faite de personnages étriqués balzaciens, flics, receleurs, gitans, commerçants, rêveurs, empêchés, silencieux, mesquins. On sent l'odeur rance de la peur, des vieux bars, des aisselles du franquisme mal éteint. C'est aussi celle, très forte, du grand roman réaliste : chacun agit et parle avec son mystère, ses espérances muettes et ses angles morts.


  • La revue de presse Delphine Peras - L'Express, janvier 2014

Le nouveau roman de Javier Cercas reconstitue l'épopée d'un jeune caïd de Gérone dans l'Espagne postfranquiste. La radiographie passionnante d'une génération...
Dans ce cinquième roman traduit en français, Javier Cercas, 51 ans, révélé par Les Soldats de Salamine (2001), a pris le parti d'une succession d'entretiens, rapportés à la première personne : avec Ignacio, ayant accepté de prendre la défense de Zarco sur l'insistance de Tere; avec un policier et un directeur de l'administration pénitentiaire. D'où l'effet très oral, puissant, du livre.


  • La revue de presse Laëtitia Favro - Le Journal du Dimanche du 12 janvier 2014

La délinquance juvénile fut l'un des thèmes favoris de la littérature, du cinéma et de la télévision espagnols, souvent assimilée à une quête de liberté dans une démocratie jeune en perte de repères. Parce qu'il n'a jamais souscrit à cette vision idéale et, il faut bien le dire, éculée, Javier Cercas défait un à un les clichés romantiques attachés à cette forme de criminalité, qui ont pu nuire à l'écriture de l'Histoire dans sa plus objective vérité. La géographie de la Gérone qu'il a connue enfant renaît avec une précision et une force remarquables grâce à une écriture dense, enveloppante, qui enchaîne le lecteur à cette bande aussi accueillante que pathétique. Le frisson du danger, de l'adrénaline et de la luxure achève de nous river à ce texte à mi-chemin entre le roman d'aventures et d'apprentissage, entre le western et la chronique sociale.


  • La revue de presse Stéphanie Dupays - Le Monde du 16 janvier 2014

Dans " Les Lois de la frontière ", Javier Cercas sonde les incertitudes de l'Espagne post-Franco à travers le parcours d'un voyou...
Cercas brouille les pistes, transformant ce roman social en polar métaphysique. La narration est éparpillée en trois monologues où le Binoclard, le policier qui a arrêté Zarco et le directeur de la prison de Gérone donnent leur version des faits. Mais, au lieu d'apporter des réponses, chaque nouvelle explication brouille un peu plus l'histoire, révélant son insoupçonnable ambivalence. C'est là que réside en partie le talent de Cercas : il perturbe le lecteur et l'interroge sans cesse sur la limite entre le bien et le mal, le vrai et le faux, en instillant un doute vertigineux...
En démontant le mythe romantique du rebelle délinquant, Cercas rend un hommage mélancolique et ironique à ceux qui ne furent peut-être que les victimes des promesses non tenues d'une démocratie balbutiante.


  • La revue de presse Christian Authier - Le Figaro du 9 janvier 2014

À sa façon, subtile et profonde, Javier Cercas, l'auteur des Soldats de Salamine et d' Anatomie d'un instant ausculte l'ambivalence de la nature humaine, la fragilité des destins, ce qui peut placer deux êtres «très près et très loin l'un de l'autre, séparés par un abîme». Construit comme une enquête évoquant Mr. Arkadin d'Orson Welles, Les Lois de la frontière est aussi un portrait en creux de l'Espagne contemporaine...
Un roman. Un beau roman habité par le désenchantement que peuvent éprouver ceux ayant le sentiment d'être des reliques «d'un monde aboli, en ruines, de choses oubliées de tous dans cette ville et qui n'intéressaient plus ­personne».


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 8 janvier 2014

En Espagne, trois destins croisés, intenses, du bon ou du mauvais côté de la barrière sociale...
C'est sans effet, mais en lui conférant une grande intensité, que Javier Cercas déploie ainsi son intrigue - et développe la méditation sur la destinée humaine qui la sous-tend. Cela par l'entremise de la voix parfaitement juste d'Ignacio, les certitudes et les doutes de celui qui fut le seul rescapé d'entre tous. Demeuré à jamais hanté par Zarco, par Tere, par l'enchaînement en partie insaisissable des faits dont cet été 1978 fut la source toxique, décidant de la vie des trois jeunes gens - du salut de l'un, du naufrage des autres.


  • Les courts extraits de livres : 27/02/2014

- On commence ?
- On commence. Mais avant ça, laissez-moi vous poser une autre question. Ce sera la dernière.
- Allez-y.
- Pourquoi avez-vous accepté d'écrire ce livre ?
- Je ne vous l'ai pas encore dit ? Pour l'argent. J'écris pour gagner ma vie.
- Oui, je le sais, mais est-ce la seule raison ?
- Eh bien, c'est vrai, on n'a pas toujours l'occasion d'écrire sur un personnage comme Zarco, si c'est à ça que vous pensez.
- Vous voulez dire que vous vous intéressiez à Zarco avant qu'on vous propose d'écrire ce livre sur lui ?
- Bien sûr, tout le monde s'intéressait à lui.
- Je vois. De toute façon, l'histoire que je vais vous raconter n'est pas celle de Zarco, mais celle de ma relation avec Zarco. Avec Zarco et avec...
- Je le sais, on en a déjà parlé. Peut-on commencer ?
- Oui, on peut.
- Racontez-moi votre rencontre avec Zarco.
- C'était au début de l'été 1978. Une drôle d'époque. Du moins, c'est le souvenir que j'en ai. Franco était mort depuis trois ans, mais le pays, régi encore par les lois franquistes, avait l'exacte odeur du franquisme : il puait la merde. J'avais alors seize ans, Zarco aussi. Et nous vivions à la fois très près et très loin l'un de l'autre.
- Que voulez-vous dire par là ?
- Est-ce que vous connaissez la ville ?
- Vaguement.
- Ça vaut presque mieux : la ville d'aujourd'hui ressemble peu à celle d'autrefois. A sa manière, la Gérone d'alors était encore une ville marquée par l'après-guerre, un bourg obscur et clérical, cerné de champs et plongé dans la brume en hiver ; je ne dis pas que la Gérone d'aujourd'hui soit mieux : dans un certain sens, elle est pire : je dis seulement qu'elle est différente. A l'époque, par exemple, la ville était entourée de quartiers où vivaient les charnegos. Le mot ne s'utilise plus maintenant, mais il désignait alors des travailleurs venus en Catalogne des autres régions d'Espagne, des gens qui, en général, n'avaient pas un sou vaillant en poche et qui étaient venus là pour commencer une nouvelle vie... Mais tout ça, vous le savez déjà. Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est qu'à la fin des années soixante-dix, comme je le disais, la vieille ville était entourée de quartiers ouvriers : Sait, Pont Major, Germans Sàbat, Vilarroja. C'est là qu'affluait la racaille.
- C'est là que vivait Zarco ?
- Non : Zarco vivait avec la racaille de la racaille, dans des logements provisoires, à la frontière nord-est de la ville. Moi, je vivais à peine à deux cents mètres de lui : sauf qu'il était de l'autre côté de la frontière, juste au-delà de la ligne de partage entre le parc de la Devesa et la rivière Ter, alors que moi, je vivais juste avant, de ce côté-ci. J'habitais la rue Caterina Albert, là où se trouve aujourd'hui le quartier de la Devesa qui à l'époque n'était rien ou presque, des jardins et des terrains vagues en bordure de la ville ; à la fin des années soixante, on y avait construit quelques immeubles isolés où mes parents louaient un appartement. D'une certaine façon, c'était aussi un quartier de charnegos, même si nous qui y habitions n'étions pas aussi pauvres que les charnegos : la plupart des familles, dont la mienne, étaient des familles de fonctionnaires appartenant à la classe moyenne - mon père occupait un poste subalterne à la Députation provinciale -des familles venues d'ailleurs mais qui ne se considéraient pas comme des charnegos pour autant et qui, de toute façon, ne voulaient rien savoir des vrais charnegos ou du moins des charnegos pauvres, ceux de Sait, Pont Major, Germans Sàbat et Vilarroja. Sans parler des gens installés dans les logements provisoires. (...)


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