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.. 7 années de bonheur

Couverture du livre 7 années de bonheur

Auteur : Etgar Keret

Traducteur : Jean-Pierre Carasso | Jacqueline Huet

Date de saisie : 07/06/2014

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Ed. de l'Olivier, Paris, France

Collection : Littérature étrangère

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782823603934

GENCOD : 9782823603934

Sorti le : 02/05/2014

J'ai passé des heures délicieuses en compagnie du dernier livre d'Etgar Keret, «7 années de bonheur», une sorte de journal intime, de collection d'anecdotes racontées avec malice et sensibilité. Ces 7 années, ce sont celles qui séparent la naissance de son fils de la mort de son père. Un bonheur précaire donc ; et côté précarité, Etgar Keret en connaît un bout. Il est issu de familles juives décimées par l'holocauste et il vit en Israël, un pays où à tout moment une bombe peut exploser dans votre cuisine : alors, pourquoi faire la vaisselle ? Il arrive souvent qu'au détour d'une mésaventure sans gravité surgisse le dérangeant, l'inattendu. C'est par l'humour et le paradoxe que Keret combat l'angoisse et la culpabilité.
Je pourrais vous citer l'une de ses nombreuses histoires avec les chauffeurs de taxi, par exemple celle où il en invite un chez lui pour satisfaire un besoin pressant et c'est juste le moment où sa femme sort de la salle de bain toute nue ?toute nue et furieuse.
Ou la fois où il est convoqué par la directrice d'école parce que son manipulateur de fils se fait gaver de sucreries par la cuisinière. «Au moins, tu partages avec les copains ? «lui demande-t-il le soir. «Non, rétorque le fils, c'est interdit de donner des sucreries aux enfants !» «Et toi, alors ?» «Oh moi, c'est pas pareil : je suis un chat !» Et d'imaginer tel homme politique pris la main dans le sac et se défendant en disant «Mais moi, je suis un chat, miau !» Ou celle de l'alerte sur le chemin de la plage : on se met dans un trou et on joue au sandwich, maman dessous, le petit au milieu, papa dessus arque-bouté pour ne pas écraser les siens. Vraiment, on s'amuse bien et on en redemande comme le petit Lev !


Qu'est ce qu'un récit de voyage ? C'est une dynamique du déplacement. En cela, Etgar Keret nous livre un récit de voyage, car de bouger, il s'agit bien : dans sa ville, Tel Aviv, il voit le monde tournoyer et lui même s'envoler puis revenir, de conférence en dédicaces aux quatre coins du bout du monde.

Etgar Keret est un excellent photographe. Il a le sens du bruit, du son, du détail qui confine à l'instantané. Tel Aviv est pour nous une ville assez méconnue. On ne s'en imagine que les problématiques de géopolitique planétaire. Ce qui étonne c'est qu'évidemment ces géo politiques influent considérablement sur le quotidien et les humeurs de nuit de ces habitants. Leur pays est menaçant, ils sont menacés. Keret rend admirablement compte de ce sentiment délicat d'être un occupant de ses voisins et de s'occuper à passer à travers les sirènes d'alertes.

Ce panorama d'angoisse serait à lui même une intéressante analyse des ressentis d'un pays frénétique. Mais Keret voyage et dans les avions, il étend son récit à sa condition d'écrivain israélien, ses rencontres avec toute la rudesse antisémite des lieux communs qu'on lui balance parfois autour d'un cocktail de bienvenu. Il a, en le racontant, souvent l'impression d'une paranoïa qu'il confesse mais on sent que malgré sa célébrité et sa reconnaissance internationale il est encore victime des déglutissements salaces des vieilles phobies.

Mais surtout, ce voyage est beau tant il est drôle. Keret marque son passage de blagues détournées, de fouilles comiques dans des dialogues apparemment insignifiants. A l'inverse d'un humour britannique fait de pointillés discrets, sa drôlerie descend en profondeur : quand il tient une formule il la tripote et son récit évolue en des moments d'absurdité (sa description de son fils, bébé, ou ses dialogues avec les démarcheurs commerciaux...).

Keret traverse ses sept années, marqués par la paternité, la relative célébrité et la peur des missiles du Hezbollah. Le découpage qu'il fait de sa vie en fait un récit fluide, très romanesque malgré le peu de péripéties qu'on pourrait y entrevoir de prime abord. Comme un talent russe en somme : parler de soi pour embrasser tout un monde en mouvement, tantôt fascinant, tantôt effrayant.


  • Les présentations des éditeurs : 07/06/2014

Si une roquette peut nous tomber dessus à tout moment, à quoi bon faire la vaisselle ? Et les oiseaux du jeu Angry Birds, lancés à pleine vitesse sur de frêles maisons, ne ressemblent-ils pas à de furieux terroristes ?

Avec une ironie hors du commun, Etgar Keret relate sept années de sa vie à Tel-Aviv : la naissance de son fils, l'histoire de sa soeur ultra-orthodoxe et de ses onze enfants, les chauffeurs de taxi irascibles, ses parents rescapés de l'Holocauste, les tournées littéraires mouvementées... et l'attitude peu banale qu'il convient d'adopter lors d'une alerte à la bombe. Etgar Keret offre dans ces chroniques intimes une étonnante radiographie de ses contemporains, où l'émotion et l'humour se conjuguent à tous les temps de l'insolence.

Né en 1967 à Tel-Aviv, Etgar Keret est l'auteur de plusieurs recueils de nouvelles publiés chez Actes Sud. Il est également scénariste de bandes dessinées et réalisateur. Artiste protéiforme, il est très populaire en Israël. Son oeuvre est traduite dans plus de vingt-cinq langues.

«Un remarquable et inimitable écrivain, assurément la voix de la génération d'aujourd'hui.» Salman Rushdie



  • La revue de presse Raphaëlle Leyris - Le Monde du 5 juin 2014

Après ses nouvelles où se télescopent ironie, sens de l'absurde et poésie, l'écrivain israélien publie, " en contradiction avec tous ses principes ", un recueil de textes autobiographiques drôles et bouleversants...
Comment survivre dans un monde cinglé ? Chacun fait comme il peut, répond Etgar -Keret au fil de ces trente-cinq textes qui font rire franchement ou laissent les yeux rougis - parfois, même, les deux.


  • La revue de presse Natalie Levisalles - Libération du 22 mai 2014

On connaît en France le travail de l'Israélien Etgar Keret depuis 2001 (la Colo de Kneller, Actes Sud). Il est l'auteur de nouvelles très courtes, le plus souvent absurdes, percutantes et sombres, traduites en seize langues, dont le coréen et le chinois. Cette fois, il publie un recueil de textes de «non-fiction», appelons-les des récits, si courts encore qu'ils ont parfois l'air d'être faits de quatre ou cinq tweets. Ces textes parlent de sa famille, de son pays, de ses voyages...
On y retrouve les collisions surréalistes des nouvelles...


  • Les courts extraits de livres : 07/06/2014

Soudain, on remet ça

«Ce que ça peut être flippant, les attentats terroristes, dit l'infirmière fluette à sa collègue plus âgée. Tu veux un chewing ?»
La collègue prend une dragée et hoche la tête. «Qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse ? répond-elle. Les urgences aussi c'est flippant si tu vas par là.
- Je te parle pas des urgences», l'infirmière fluette tient à son idée. «Avec les accidents et ces trucs-là y a pas de souci. Moi je te parle des attentats. Ça rend moche tout le reste.»
Sur le banc devant l'entrée de la maternité, je me dis, c'est pas faux, ce qu'elle raconte. Je suis arrivé voilà une heure, tout excité, avec ma femme et un chauffeur de taxi maniaque de la propreté qui n'avait qu'une trouille quand ma femme a perdu les eaux : que ça abîme ses coussins. Et maintenant, assis dans le couloir, je me sens d'une humeur de chien, j'attends que le personnel revienne des urgences. En dehors des deux infirmières ils sont tous allés donner un coup de main pour soigner les victimes de l'attentat. Même les contractions de ma femme ont ralenti, alors... Ça ne m'étonnerait pas que l'enfant lui-même se dise que cette histoire de venue au monde et tout le tremblement n'est pas si pressante en définitive. Sur le chemin de la cafétéria, je croise quelques-uns des blessés qui passent allongés sur des chariots aux roues couinantes. Dans le taxi qui nous a conduits à l'hôpital, ma femme hurlait comme une dingue, alors que tous ces gens-là sont silencieux.
«Vous êtes Etgar Keret ? me demande un mec en chemise à carreaux. L'écrivain ?» Je fais oui de la tête, bien obligé. «Ça alors, c'est quelque chose ! dit-il en tirant de son sac un magnétophone miniature. Vous étiez où quand c'est arrivé ?» Voyant que j'hésite une seconde, il tient à faire montre d'empathie : «Prenez votre temps. Je vous mets pas la pression. Vous avez vécu un truc traumatisant.
- J'y étais pas, dans l'attentat. C'est une coïncidence si je suis ici aujourd'hui. Ma femme accouche.
- Ah, d'accord, lâche-t-il sans même chercher à cacher sa déception, et il enfonce le bouton d'arrêt de son magnétophone. Mazel tov.» Du coup il s'assied à côté de moi et allume une cigarette.
«Vous devriez peut-être essayer d'interviewer quelqu'un d'autre, je suggère, dans l'espoir de me débarrasser de la fumée de sa Lucky Strike qu'il me souffle en pleine figure. Y a un instant, j'ai vu passer deux personnes qu'on emmenait en neurologie.


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