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.. Expédition Across Antarctica : 2.045 kms en 74 jours par -50°C

Couverture du livre Expédition Across Antarctica : 2.045 kms en 74 jours par -50°C

Auteur : Jérémie Gicquel | Stéphanie Gicquel

Date de saisie : 05/11/2015

Genre : Récits de Voyages

Editeur : Vilo, Paris, France

Prix : 35.00 €

ISBN : 9782719110089

GENCOD : 9782719110089

Sorti le : 20/10/2015

  • Le courrier des auteurs : 04/11/2015

1) Qui êtes-vous ? !
Stéphanie et Jérémie Gicquel, la trentaine. Nous résidons et travaillons dans des bureaux en région parisienne. Nous partageons une passion pour le sport d'endurance, l'ultra-trail en particulier, et les régions polaires. Nous nous rendons régulièrement au Groenland, au Spitzberg, au pôle Nord - où nous avons couru un marathon en 2013. Nous avons notamment monté et réalisé l'expédition ACROSS ANTARCTICA, la traversée du continent Antarctique à ski via le pôle Sud, sur 2045 kilomètres en 74 jours de novembre 2014 à fin janvier 2015. Nous exposons nos photos dans des lieux publics et privés, et donnons des conférences en entreprises et dans les écoles, nos expositions photos et conférences sur l'Antarctique ayant par ailleurs été labellisées COP21 par le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le livre raconte l'incroyable aventure humaine que nous avons vécue à travers l'Antarctique dans le cadre de l'expédition ACROSS ANTARCTICA.

Au-delà de la performance, nous avons surtout écrit ce livre comme une invitation à vivre pleinement sa vie, sans peur ni regret.

Ce récit d'expédition illustré par des images uniques de lieux inexplorés est aussi un voyage poétique à la découverte de l'Antarctique. Un hommage à ce continent semblable à un océan de glace figé à près de trois mille mètres d'altitude, dont les vagues sont façonnées par le vent - sanctuaire où la nature révèle sa formidable puissance à ceux qui s'y aventurent et qui est pourtant si fragile

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Le pôle Sud est encore loin et l'Antarctique nous a déjà éprouvés, plus que la raison ne laissait entrevoir. Pourtant, nous nous sentons libres, comme jamais auparavant. Libre d'avoir déjà conquis la possibilité d'être soi-même. Cet élan de liberté nous aide à franchir les pentes les plus fortes à l'approche du 88ème parallèle et nous permet de rejoindre le Plateau Antarctique, comme on atteint un sommet, tout en bas de la Terre, à deux mille sept cents mètres d'altitude.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Il est temps d'Eric Greff. C'est la musique que nous avons choisie pour le générique de fin du film ACROSS ANTARCTICA, un film de 30 minutes que nous avons écrit et monté à partir des images rapportées de l'expédition, et qui est diffusé dans plusieurs festivals de films d'aventure. Cette musique nous fait vibrer et les paroles correspondent au message que nous souhaitons aussi porter dans le livre : "Il est temps que le temps nous laisse. Il est temps d'oublier nos peurs... Vers cette vie qui n'existe pas encore. Vers cette vie où nos coeurs battront plus fort. Vers cette vie où l'on se dira encore, qu'on n'est pas morts."

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
La question du sens qu'on donne aux choses semble parfois se poser uniquement lorsqu'on sort du chemin. Ne faudrait-il pas se poser cette question pour chacun des actes de la vie, surtout le plus banal, celui qu'on répète chaque jour depuis des années sans savoir pourquoi ? Celui qui est parfaitement dans la norme, et qui se laisse ainsi oublier, comme on se laisse endormir par le froid. Comme on renonce à ses rêves d'enfants. Pour se réveiller un jour, trop tard. La seule limite à nos objectifs est celle que nous leur donnons. Le reste n'est qu'une excuse. Une peur peut-être. Il est toujours temps de vivre sa vie.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Un seul rituel, se retrouver à deux pour écrire. Nous avons en effet écrit le livre EXPEDITION ACROSS ANTARCTICA à deux, en couple, avec une narration semblable à notre navigation sur cet océan de glace : alternée. Les chapitres se succèdent avec un point de vue différent, ce qui a permis à chacun de nous deux d'exprimer aussi ce qu'il ressent vis-à-vis de l'autre. Atteindre le pôle Sud, traverser l'Antarctique, c'est aussi, inévitablement, rencontrer la douleur, l'accepter autant que possible, sans jamais se résigner. Comment pourrait-il en être autrement ? Aucune forme de vie ne s'est adaptée, jusqu'à présent, pour survivre au coeur de l'Antarctique. La difficulté́, insurmontable pour nous, était d'accepter la souffrance de l'autre. De celui qu'on aime. De le voir tomber et d'attendre, trop longtemps, qu'il se relève. De savoir que, lui aussi, il souffre en silence. Même quand il sourit.
Et de la même manière que le temps de l'expédition était compté, la traversée devant être effectuée en moins de 76 jours pour nous permettre d'être à bord du dernier avion en partance d'Antarctique, le temps de l'écriture était compté, car nous souhaitions que ce livre puisse être disponible en librairie au plus tard le 14 novembre 2015, un an jour pour jour après le début de notre traversée de l'Antarctique.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Nos pensées se sont souvent bousculées pendant nos 74 longues journées de ski en Antarctique. Dix heures, douze heures, parfois plus avant de poser le campement pour quelques heures de sommeil. Au retour, nous nous sommes concentrés pour remettre ces pensées en ordre pour pouvoir partager le sens de cette aventure. Et ce n'est pas la performance, les kilomètres parcourus, le froid extrême, ni le record qui ont du sens et qui nous inspirent, mais la volonté de dire à ceux qui nous entourent et qui ouvriront ce livre : la vie est une aventure, et l'aventure est d'autant plus belle que vous la vivez pleinement. Les risques que vous prenez aujourd'hui seront toujours moins lourds que les regrets que vous porterez demain si vous vivez votre vie à moitié.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfants ou adolescents «un jour j'écrirai des livres» ?
Nous aimons tous les deux l'écriture. Prendre le temps de trouver les mots justes pour écrire parfois à l'autre ce que l'on ressent. Écrire un livre, c'est différent. Nous sommes partis en expédition en Antarctique avec la volonté de rapporter de belles photographies pour rendre plus accessible ce continent presque inaccessible. Et nous en sommes revenus avec la même conviction, toujours plus forte, qu'il n'y a rien de plus beau que de réaliser ses rêves. Rien, sauf le fait d'aider les autres à réaliser leurs propres rêves. C'est cela que nous souhaitons partager dans ce livre, sa raison d'être. Si ce témoignage, cette invitation à vivre sa vie pleinement, pouvait un jour inciter un lecteur à tout mettre en oeuvre pour réaliser son propre rêve, alors ce livre aurait du sens. La neige et le vent ont balayé nos traces éphémères en Antarctique. Le souvenir d'un rêve réalisé, lui, ne s'efface jamais.


  • Les présentations des éditeurs : 05/11/2015

Du 14 novembre 2014 au 27 janvier 2015, Stéphanie et Jérémie Gicquel ont traversé l'Antarctique en ski via le pôle Sud sur 2 045 kilomètres, réalisant ainsi un exploit inédit. Il s'agit notamment de l'expédition en ski la plus longue réalisée à ce jour par une femme en Antarctique, sans voile de traction.

Au-delà de la performance, ce livre est avant tout une invitation à vivre pleinement sa vie, sans peur ni regret.

Ce récit d'expédition illustré par des images uniques de lieux inexplorés est aussi un voyage poétique à la découverte de l'Antarctique avec ce couple d'aventuriers. Un hommage à ce continent semblable à un océan de glace figé à près de trois mille mètres d'altitude, dont les vagues sont façonnées par le vent - sanctuaire où la nature révèle sa formidable puissance à ceux qui s'y aventurent et est pourtant si fragile.

Stéphanie et Jérémie Gicquel, la trentaine, résident et travaillent en région parisienne. Ils partagent une passion pour le sport d'endurance, l'ultra-trail en particulier, et les régions polaires. Ils se rendent régulièrement au Groenland, au Spitzberg, au pôle Nord, en Antarctique, à la voile, à pied, à ski. Ils exposent leurs photos dans des lieux publics et privés, et donnent des conférences en entreprises et dans les écoles.


  • Les courts extraits de livres : 05/11/2015

Extrait de l'introduction de Stéphanie et Jérémie

L'Antarctique, le sixième continent, presque inaccessible.

Dissimulé tout en bas du globe, le pôle Sud est pour beaucoup moins évocateur que le pôle Nord. Et pourtant, l'Antarctique est tout aussi unique à bien des égards. Il s'agit du continent le plus froid, le plus sec, et le plus élevé de la planète. La température moyenne annuelle y est inférieure à -50 °C, les précipitations moins abondantes qu'au Sahara et l'altitude moyenne culmine à plus de deux mille trois cents mètres. Un continent grand comme vingt fois la France, dont les glaces renferment deux tiers de l'eau douce du monde. Un continent sans frontières, sans autochtones, où quelques scientifiques venus du monde entier collaborent le temps d'une saison avant, pour la plupart, de se retirer lorsque la nuit polaire s'installe. Les études menées sur les problématiques environnementales et climatologiques démontrent l'importance des régions polaires, et notamment de l'Antarctique, dans la préservation des équilibres majeurs de la Planète.

Ici, aux antipodes de l'Arctique, pas de crête de compression à franchir, pas d'eau libre à traverser, pas d'ours polaire à éloigner. La difficulté ne se donne pas à voir. Même lorsque le thermomètre affiche -45 °C. Elle se cache comme une crevasse enneigée, un faux plat interminable parsemé de magnifiques sastrugis. Dans un froid sec et ensoleillé. Mais il est toujours là, partout, ce vent, prêt à mordre lorsque la beauté d'un paysage infini aura fini de combler les yeux et de distraire l'esprit.

Les récits des rares expéditions menées au coeur de l'Antarctique depuis le début du XXème siècle en attestent, et ceux qui osent encore s'aventurer dans ce désert de glace ont tous à l'esprit ces vies figées par le froid. Celles, notamment, de Robert Falcon Scott et de ses équipiers, qui ont atteint le pôle Sud le 17 janvier 1912 et qui n'ont pas eu les forces nécessaires pour en revenir, lorsque la tempête s'est abattue sur leur campement quelques semaines plus tard, à dix-huit kilomètres seulement de leur dernier dépôt de nourriture.

Lorsque nous nous sommes lancés dans l'aventure à travers l'Antarctique, nous avons souhaité contribuer, modestement, à rendre ce continent plus accessible. En rapportant notamment des photographies prises tout au long de l'expédition. Des images uniques de lieux inexplorés. Certaines photographies sont plus esthétiques, d'autres, plus informatives, mais réaliser chacune d'elles aura été un défi supplémentaire dans cet univers de glace où la température ressentie est régulièrement descendue jusqu'à -50 °C, mettant les batteries et les photographes amateurs que nous sommes en grande difficulté.

Nous avions prévu initialement de tenter une traversée en ski de mille huit cents kilomètres via le pôle Sud, en étant déposés sur la barrière de Ross, au pied du glacier Axel Heiberg. Quelques semaines avant le départ et en accord avec Antarctic Logistics Se Expéditions (ALE), nous avons toutefois dû modifier notre lieu de dépose pour ajuster les coûts logistiques, faute d'avoir pu réunir le budget nécessaire.

Le départ est ainsi programmé pour novembre 2014, à l'endroit même où Reinhold Messner et Arved Fuchs ont été déposés par un Twin Otter de l'ALE, le 13 novembre 1989, au départ de leur expédition en ski et voile de traction à travers l'Antarctique.

Notre itinéraire est différent et doit nous porter à travers l'Antarctique, via le pôle Sud, sur une distance de deux mille quarante-cinq kilomètres. Nous devons réaliser cette expédition en moins de quatre-vingts jours, afin de pouvoir repartir à bord du dernier vol à destination du Chili avant que l'obscurité polaire ne revienne. Une expédition à ski, à la seule force des bras et des jambes, sans voile de traction. Une traversée unique de l'Antarctique. Presque impossible.


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