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.. Le spectre de Thomas Bernhard

Couverture du livre Le spectre de Thomas Bernhard

Auteur : Cyril Huot

Date de saisie : 05/02/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Editions Tinbad, Paris

Prix : 20.00 €

ISBN : 9782955303542

GENCOD : 9782955303542

Sorti le : 27/01/2016

  • Le courrier des auteurs : 25/05/2016

1) Qui êtes-vous ? !
(L'auteur parle.) Nous ne voyons et nous ne voulons d'autre réponse à cette question que la célèbre formule sartrienne, depuis toujours nôtre : «Tout un homme, fait de tous les hommes, qui les vaut tous et que vaut n'importe qui.» Et ça s'arrête là.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le combat toujours nécessairement solitaire et non moins toujours nécessairement perdu d'avance de tout écrivain digne de ce nom face au monde qui l'entoure.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«... sans le secours des mille étincelles de la pensée de T.B. elles-mêmes nées au contact de la pensée de ceux qui l'avaient précédé, je suis en état de mort cérébrale, dès l'instant que ne se produit plus en nous cette étincelle électrique provoquée par le rapprochement de deux corps pensants de potentiel différent, de potentiel bien différent, certes, de potentiel incontestablement bien différent, l'ignition du cerveau ne se fait pas, ne le répète à personne, j'avais répété à Herman, mais pour ce qui me concerne, en tout cas, sans le secours des étincelles de la pensée de T.B. et de celles des autres grands penseurs impénitents de l'histoire de l'humanité, la mise à feu de mon cerveau ne saurait se faire, sans ce secours, je me trouve tout bonnement en état de mort cérébrale.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
L'art de la fugue. Titre et oeuvre emblématiques, tant pour le mode d'écriture ici adopté par l'auteur que pour l'essence même de sa philosophie - exclusivement dans l'interprétation de Glenn Gould, il va sans dire, puisqu'il est quand même (aussi) question de Thomas Bernhard.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
L'amour, et non pas simplement l'admiration, pour les grands écrivains, les grands penseurs et les grands artistes du passé qui, tels un Thomas Bernhard, demeurent notre seul secours et notre seul recours.


  • Les présentations des éditeurs : 25/05/2016

Cette nuit le spectre de T.B. est venu me visiter, et il m'a dit, il y a toujours eu un total malentendu entre le monde et l'artiste, quand chaque coup mortel que veut porter l'artiste au monde est un coup mortel que l'artiste se porte à lui-même, chaque fois que l'artiste cherche à blesser à mort le monde, c'est lui-même qu'il blesse à mort, chaque fois qu'il veut planter la lame acérée, vengeresse, de son esprit dans la poitrine du monde, c'est dans sa propre poitrine qu'il la plante, chaque fois que l'artiste veut se venger du monde c'est sur lui-même qu'il se venge, le monde n'a jamais compris que chaque ligne que j'ai écrite contre lui était une ligne écrite contre moi-même, chaque mot écrit pour le tourner en dérision, était un mot écrit pour me tourner moi-même en dérision, chaque mot écrit pour le fustiger et le ridiculiser, était un mot écrit pour me fustiger et me ridiculiser moi-même, dans tout ce que j'ai entrepris contre le monde, je n'ai jamais entrepris que de me blesser à mort moi-même, dans tout ce que j'ai entrepris pour peindre le monde, je n'ai jamais d'abord peint que moi-même, le monde n'a jamais compris que je n'ai jamais fait que des autoportraits les uns après les autres, chacun de mes livres est un autoportrait, chacune de mes pièces est un autoportrait, dans chacun de mes livres comme dans chacune de mes pièces, je me mets moi-même en jeu, l'artiste ne saurait blesser à mort le monde sans se mettre lui-même en jeu et sans y laisser sa peau, le monde ne comprend pas que l'artiste qui veut sa peau n'a d'autre choix que d'y risquer toujours follement, délibérément, sa propre peau, se blesser soi-même à mort dans ce combat mortel perdu d'avance avec le monde, voilà ce que veut l'artiste, voilà ce que j'ai voulu...

C.H.

Cyril Huot, déjà auteur d'un livre autour de Katherine Mansfield, Lettre à ce monde qui jamais ne répond, a notamment été acteur et metteur en scène de théâtre, réalisateur et critique de cinéma.


  • Les courts extraits de livres : 25/05/2016

Je n'avais pas reçu de carton d'invitation pour la cérémonie, et je ne me trouvais pas, bien sûr, aux premières loges, mais, d'où j'étais, je pouvais tout de même parfaitement voir T.B. étendu raide sur un simple banc de bois installé au centre de l'arène, deux paires de candélabres avaient été disposées de part et d'autre du cadavre, on aurait dit qu'on s'était ingénié à rendre ses funérailles conformes à ses propres veillées mortuaires par anticipation dont il raffolait tant de son vivant, on lui avait mis le plus beau de ses costumes anglais en flanelle grise, seuls de hauts magistrats en habit d'apparat avaient été admis à occuper les travées de l'amphithéâtre, beaucoup s'étaient pieusement agenouillés et chantaient des cantiques à sa gloire, les autres, debout devant leur pupitre, demeuraient muets, mais ce n'étaient pas les moins redoutables, ils avaient un visage grave et sévère, sans savoir comment je m'étais retrouvé aux pieds mêmes du corps, près de moi je pouvais voir une table roulante sur laquelle étaient disposés des scalpels et tout un assortiment d'instruments chirurgicaux, je m'étais alors aperçu que le cadavre de T.B. était maintenant entièrement nu et qu'il ne reposait pas sur un banc mais sur une table d'opération, sans même y avoir un instant réfléchi j'avais saisi l'un des scalpels et j'avais procédé d'un geste clinique sûr à l'incision du thorax, j'en avais extrait les viscères, le coeur, le foie, les poumons, et les intestins que j avais soigneusement déposés dans d'immenses bocaux de formol qui me paraissaient destinés à cet effet, puis, sans une hésitation, j'avais pris la scie à métaux au moyen de laquelle j'avais entrepris de découper la boîte crânienne, le bruit que faisait la scie entamant la calotte était horrible mais ma main ne tremblait pas, j'étais d'un sang-froid admirable, après que ce fut fait, avec de grandes précautions j'avais prélevé le cerveau que j'avais à son tour déposé dans le plus grand des bocaux, je l'avais examiné quelques instants à travers le verre dépoli, malgré le formol dans lequel il baignait, il se desséchait à vue d'ceil et s'atrophiait déjà, à chacune des étapes de l'autopsie, à laquelle je procédais pourtant avec une maîtrise stupéfiante, un murmure réprobateur de plus en plus distinctement audible montait, je sentais dans mon dos la foule des hauts magistrats qui grondait, des exclamations furieuses fusaient de toutes les travées de l'amphithéâtre, «Mais c'est scandaleux !», «C'est une honte !», «Quelle ineptie !», «Qu'on arrête cette boucherie !» «Mais d'où sort-il ?» «A-t-il son diplôme au moins ?» Une main s'était abattue sur mon épaule, je m'étais trouvé face au plus grave et au plus haut gradé d'entre eux, sous sa toque prestigieuse ornée de cinq étoiles son visage de cire était encore plus cadavérique que celui de T.B. - «De quelle promotion êtes-vous donc, mon jeune ami ? Je n'ai pas souvenir de vous avoir vu à mes cours.» Il s'était retourné vers l'assemblée. «Quelqu'un parmi vous connaît-il cet individu ?» Je jetai un coup d'oeil à ce qui restait maintenant de T.B., ils avaient mille fois raison, c'était une boucherie totale, un véritable carnage, je me tournai vers eux pour leur dire que je leur donnais mille fois raison, mais ma voix trop faible ne portait pas jusqu'à eux, d'ailleurs ils ne s'occupaient déjà plus de moi, ils étaient maintenant tous agenouillés jusqu'au dernier rang et avaient repris en choeur un nouveau cantique à la gloire de T.B.


  • L’amour des livres, avec Bonnelecture.fr : 25/05/2016

Quelle place tiennent les livres dans votre vie ?
Dès l'instant que nous avons cru que nous pouvions nous passer d'eux, que nous pouvions impunément cesser de rester immergé dans leur pensée, que nous pouvions nous permettre de nous laisser aller un peu, constatons que cette tête est désormais vide de tout contenu, dès l'instant que nous avons cessé d'irriguer notre cerveau avec la pensée des grands écrivains et des grands philosophes, ce cerveau se retrouve complètement à sec, ne le répète à personne, j'avais dit à Herman, mais sans le secours de la pensée de T.B. qui est nourrie de la pensée de tous les grands auteurs qui l'ont précédé, T.B. qui n'aurait jamais lui-même pu penser comme il a pu penser sans le secours de la pensée de tous les grands philosophes et de tous les grands écrivains dont il s'est nourri sa vie durant, de sa petite enfance jusqu'à son dernier souffle, sans le secours des mille étincelles de la pensée de T.B. elles-mêmes nées au contact de la pensée de ceux qui l'avaient précédé, je suis en état de mort cérébrale, dès l'instant que ne se produit plus en nous cette étincelle électrique provoquée par le rapprochement de deux corps pensants de potentiel différent, de potentiel bien différent, certes, de potentiel incontestablement bien différent, l'ignition du cerveau ne se fait pas, ne le répète à personne, j'avais répété à Herman, mais, pour ce qui me concerne, en tout cas, sans le secours des étincelles de la pensée de T.B. et de celles des autres grands penseurs impénitents de l'histoire de l'humanité, la mise à feu de mon cerveau ne saurait se faire, sans ce secours, je me trouve tout bonnement en état de mort cérébrale.


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