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.. Nous autres à Vauquois : 1915-1916

Couverture du livre Nous autres à Vauquois : 1915-1916

Auteur : André Pézard

Préface : Michel Bernard

Date de saisie : 16/05/2016

Genre : Histoire

Editeur : La Table ronde, Paris, France

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-7103-7966-9

GENCOD : 9782710379669

Sorti le : 15/04/2016

  • Les présentations des éditeurs : 04/08/2016

«L'oeuvre de Pézard est la plus ambitieuse de toutes les oeuvres de guerre : si comme les meilleures elle prétend révéler la vérité, elle semble être la seule qui ait entrepris d'exprimer l'inexprimable, de dire l'indicible, de montrer cette vérité qui ne peut s'énoncer par des mots, celle qui est du domaine de l'intuition, du pur sentiment, cette vérité pourtant si évidente aux combattants qu'elle les tourmenta et leur fit dire que l'essentiel de la guerre est ce qui n'a jamais été dit parce que cela ne peut se traduire en paroles humaines.»
JEAN NORTON CRU

Né à Paris de parents instituteurs, André Pézard (1893-1984) est admis en juillet 1914 à l'École normale supérieure. En décembre 1914, il rejoint la 10e division d'infanterie. Après la guerre, amoureux de l'Italie, il devient l'un des plus grands connaisseurs de sa poésie. Titulaire de la chaire de littérature et civilisation italiennes au Collège de France, il traduit et édite dans la Pléiade les oeuvres complètes de Dante.

Édition enrichie d'une lettre inédite d'André Pézard à Jean Norton Cru et du texte que ce dernier lui a consacré dans Témoins.



  • La revue de presse André Loez - Le Monde du 28 avril 2016

Il en tirera un très grand ­témoignage, salué dans l'entre-deux-guerres, aujourd'hui réédité  : descriptions acérées et imagées, les onomatopées figurant les bruits de la guerre ; évocation sensible de la camaraderie et des souffrances ­vécues ; mélancolie profonde des amitiés brisées.


  • Les courts extraits de livres : 04/08/2016

1

La neige

I

26 janvier 1915.

Quand le train passe en gare de Bologne-sur-Marne, le jour paraît enfin ; la neige de cette nuit rend plus sombre et plus déserte la bâtisse, toute jaune et noire. Le ciel de janvier est terreux, comme la clarté versée dans notre compartiment par un falot à huile près de s'éteindre.
Nous prenons décidément la direction de l'Argonne ; le 46e s'y est fait écharper il y a quinze jours ; nous allons le renforcer. Nos compagnons de voyage, blessés de l'automne dernier, parlent de la grande forêt triste. Chenut et moi, nous écoutons ces noms inconnus : des noms lugubres de ravins, de chaussées, de carrefours, de calvaires. Une énumération d'un romantisme grisâtre et glacé.

* * *

La matinée s'écoule. - Revigny, Givry-en-Argonne, Sainte-Menehould, les Islettes... Le roulement râpeux du train se traîne et ralentit encore.
Vers une heure, nous arrivons à Clermont-en-Argonne. Nous sautons du wagon où se fige une odeur de drap crasseux et de vieille pipe froide. Un clairon donne quelques coups de langue. On range les hommes sur le quai et sur la route qui s'élève, sinueuse, vers la ville meusienne.
Une butte sombre, raide ; des sapins se hérissent à la crête ; au-dessous, une ruine ogivale couronne de ses nervures une dégringolade de murs cassés, pressés pêle-mêle, jaunes de vieillesse paysanne, noirs et roux d'incendie, avec des crêtes dentelées d'un ourlet de neige crue. Une boue d'ocre liquide baigne le pied de cette pyramide : Clermont-en-Argonne !
Une canonnade étouffée rebondit doucement derrière nous ; il ne fait pas trop sombre et l'air est mou.
Nous piétinons quelques minutes dans les rues ; de sa fenêtre, un officier d'état-major, le calot tiré jusqu'aux joues, nous regarde patauger. Nous allons nous former dans les champs tout blancs, autour d'une famille de pommiers ; et nous attendons là, au bord de la route fangeuse, jusqu'à cinq heures du soir. Des autobus doivent venir nous y prendre, et transporter nos cinq cents hommes dans le sud, loin des lignes, loin de l'Argonne.
Il fait presque nuit, les vingt-cinq camions sont arrivés ; les hommes groupés par vingt s'y entassent ; et, les bâches closes, on roule dans l'obscurité. Parfois notre lourde voiture dérape, le convoi se coupe ; plus de phare devant nous, deux ou trois seulement derrière ; arrêts soudains, danses de lanternes, palabres, dérivations, emballages. Enfin, à six heures et demie, les freins raclent les moyeux, on ralentit sur les lacets d'une descente, et nous voici arrivés.
La route s'enfonce dans le noir et tourne entre des maisons : allons-y ! Sac au dos, nous tapons des pieds sur la terre gelée, et nous nous frottons les mains.
Une ombre surgit, un éclair de lampe électrique nous aveugle ; on interpelle mon voisin : «Tiens, c'est toi. Des Francs ! - Oui, mon vieux, tu vois, nous n'avons pas tardé à te rejoindre. Alors, vous êtes bien ici ?»
L'aspirant Casenave qui nous accueille est en sabots ; le col roulé de son tricot se rabat sur sa vareuse ; nu-tête, les mains dans les poches, il est chez lui ; cela nous réchauffe le coeur au terme de notre long trimbalage.
On nous conduit vers l'école. Dans la classe mal éclairée, un sous-officier pointe nos noms sur une liste et nous indique nos compagnies. Un agent de liaison me remmène en arrière, à la 10e compagnie ; Chenut va du côté opposé, dans un autre bataillon ; cela m'ennuie de quitter mon camarade du dépôt, taciturne et lent, mais toujours souriant : bah ! nous nous reverrons !
(...)


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