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.. Fernand : un arc-en-ciel sous la lune

Couverture du livre Fernand : un arc-en-ciel sous la lune

Auteur : Martial Victorain

Date de saisie : 31/05/2016

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Astre bleu éditions, Hautecourt-Romanèche

Prix : 19.00 €

ISBN : 9782955210109

GENCOD : 9782955210109

Sorti le : 16/03/2015

Fernand est veuf depuis longtemps. Après avoir élevé seul son fils, maintenant partir travailler à l'autre bout de la France, Fernand perd aussi son chien. Le voilà donc seul dans sa maison à la campagne, face à la vieillesse et à la solitude.
Pour ne pas finir ses jours seul, il a donc vendu sa maison en viager et, après avoir dit adieu à son coin de nature, il a chargé ses affaires dans sa voiture et s'est mis en route pour le Perce-Neige, une maison de retraite.
Mais à l'instar des héros du roman de René Fallet, "Les vieux de la vieille", ce que Fernand découvre au Perce-Neige n'a rien à voir avec les promesses alléchantes sur papier glacé du prospectus !
Cloitrés dans les odeurs de détergent et les parfums de synthèse, quelques dizaines de vieillards attendent la mort et se complaisent à comparer leurs maladies et leurs ordonnances.
Hors de question de Fernand, magnétiseur et un peu rebouteux, qui n'a jamais pris un cachet de sa vie et qui aime plus que tout sa balade matinale dans la nature, avant le lever du jour, accepte de se fondre dans le moule de ce mouroir. Hors de question pour lui de devenir un de ces petits vieux ratatiné par l'âge et la solitude, qui attend la fin en mangeant une nourriture insipide et des médicaments !
Pour redonner le goût de la vie aux pensionnaires du Perce-Neige et leur rendre un peu de joie de vivre et de confiance en eux, Fernand usera de tous les moyens à sa disposition, avec la complicité de Charles, le veilleur de nuit. il ira même jusqu'à leur faire faire l'école buissonnière !
Mais face aux souffrances, aux manquements parfois du personnel, à l'emprise du médecin de la maison de retraite et à l'abandon par les proches, Fernand va avoir bien du pain sur la planche, d'autant que son passé ressurgit sans crier gare.
Marial Victorain déploie ses talents de conteur avec ce roman tout en finesse, justesse et douceur. Il explore avec poésie et empathie l'univers doux-amer de ces personnes âgées, fait d'attentes, de déceptions et parfois de bonheurs simples et inattendus.
Lauréat du Prix Vaugelas tout récemment, c'est un écrivain prolixe qui fait vivre tout un monde avec simplicité et un réalisme troublant.


  • Le courrier des auteurs : 25/05/2016

1) Qui êtes-vous ? !
Je suis né et j'ai grandi sur les bords des gorges de la rivière d'Ain, dans un pays de cocagne où la cueillette des mures annonçait les automnes et où les sous bois avait des odeurs de champignons. Les hivers enneigés crépitaient au coin du feu, j'avais les pieds gelés et je mangeais des tartines de fromage grillé sur du pain maison. Mon enfance a été estampillée BIO. Ensuite, je me suis égaré sur le terrain vague des adultes. Mais c'est une autre histoire.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Le livre est porté par l'histoire de Fernand qui, à soixante-quatorze ans révolu, pour fuir une solitude de plus en plus compliquée après la mort de son chien, son dernier compagnon, décide d'intégrer une maison de retraite. Bien loin alors de s'imaginer ce qui se qui se cache derrière l'aspect attractif du dépliant publicitaire du Perce-Neige, il va être confronté à un monde de souffreteux et d'abandonnés, où pour la plupart vivre entre ses murs signifie attendre la mort. Mais c'est sans compter sur l'amour infaillible et l'altruisme sans mesure de ce nouvel arrivant. Fernand, Un arc-en-ciel sous la lune est une histoire que j'ai voulu résolument lumineuse, dénonçant avec humour et espoir, les dérives d'une société productiviste exploitant l'homme jusque dans ses derniers retranchements : la vieillesse.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
Je retiendrais non pas une, mais deux phrases. Les deux premières introduisant l'histoire de Fernand :
«Fernand avançait lentement la tête baissée. Il poussait dans le soleil devant lui, l'ombre de sa longue silhouette filiforme et un peu voûtée.»
Mes romans sont toujours tirés par une première phrase. Je m'applique à celle-ci, et comme on déroule un écheveau, les autres vont en suivant.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
Elle serait le murmure d'un ruisseau dans la gorge encore à peine entrouverte d'un matin.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Beaucoup. En commençant par mon envie immodérée de leur transmettre tout mon amour des mots et du français qui les porte. Que notre communion soit un partage, une fusion, des frissons.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Je me lève tous les matins, samedi et dimanche compris, à 3 heures. Je fais couler un café et me rend dans mon bureau pour écrire. Je suis comme le boulanger dans son fournil ; après une nuit de repos je pétrie ma pâte à mots. Le silence des matins et l'énergie très particulière qui s'en dégage est propice à mon équilibre.

7) Comment vous vient l'inspiration ?
Voilà une question intéressante pour laquelle je n'ai pas de réponse précise. L'inspiration peut m'arriver à n'importe quel instant et en toute circonstance. Il m'arrive toutefois d'imaginer qu'elle est portée par la voix d'un ange posé sur mon épaule, que celui-ci me souffle ses idées, ses mots, à l'oreille. C'est une sorte d'état de grâce. Parfois, presque une transe.

8) Comment l'écriture est-elle entrée dans votre vie ? Vous êtes-vous dit enfant ou adolescent «un jour j'écrirai des livres» ?
Je ne me suis jamais dit ça, mais curieusement, guidé par je ne sais quel index magique et divin, j'ai toujours eu des rapports très intimistes avec les mots et ma langue maternelle, un sentiment fusionnel très tôt dans ma vie s'est installée entre l'écriture, les livres et moi.

9) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Il y en a eu plusieurs, liés à des auteurs plutôt hétéroclites. Parmi eux je citerais Jean Giono, Frédéric Dard, John Steinbeck, Jean-Ferdinand Ramuz ou bien encore Bernard Clavel et par mal d'autres...
Quand un auteur me plait, je ne m'arrête pas à un titre, je fouille son répertoire.

10) Savez-vous à quoi servent les écrivains ? !
Les écrivains sont des dérouleurs d'histoires, les tisserands de liens ténus qui existent entre les bonhommes à deux pattes et leurs imaginaires. Des sortes de brodeurs d'étoiles sur le drap tendu de nos firmaments.


  • Les présentations des éditeurs : 31/05/2016

Il y a d'abord eu le grand malheur de sa vie... Et puis cette sale histoire à propos des «âmes fêlées» dont il ne veut plus entendre parler. A présent, c'est la solitude que Fernand ne peut plus affronter, et c'est le coeur presque léger qu'il se décide à pousser la porte du Perce-Neige, maison de retraite aux allures accueillantes...
Le vieil homme est alors bien loin de s'imaginer quel univers l'attend... un monde où trop souvent se mêlent souffrances, désespoirs et abandons.
Et si, tout à coup, les petits vieux faisaient un pied-de-nez à la vie ? S'ils décidaient de jouer les prolongations ?
Bien malgré lui, voilà que le passé de Fernand ressurgit...

«La vieillesse, cela doit être doux comme un crépuscule d'été....»

Après deux premiers romans «.Sur les traces d'un ange» et «La compagnie des Vermioles», Martial Victorain signe avec «Fernand, Un arc-en-ciel sous la lune» une histoire à la fois tendre, poétique et dérangeante.
Un concentré d'espoirs qui nous bouscule dans nos idées reçues et nous pousse à faire le plein d'émotions.

Pour plus d'informations et suivre les actualités de l'auteur, retrouvez-le sur son site : www.martial-victorain.fr


  • Les courts extraits de livres : 31/05/2016

Fernand avançait lentement la tête baissée. Il poussait dans le soleil devant lui, l'ombre de sa longue silhouette filiforme et un peu voûtée. Le bitume noir se déroulait sous ses yeux en une bande qui semblait ne pas vouloir finir. Il malaxait, entre ses gros doigts fripés, sa casquette plate à carreaux, roulée comme une serviette dans son coulant
Il s'était habillé pour l'occasion de son costume gris clair, celui qu'il tenait toujours impeccablement repassé dans la penderie, protégé sous une cellophane anti-poussière.
Par moments, il enfilait, machinal, un pouce dans la boucle d'une de ses bretelles et tirait par-dessus son épaule pour remonter son pantalon qui glissait.
Il commençait à faire très chaud et il sentait la moiteur qui traversait sa chemise de tergal et venait coller à sa peau.
On approchait onze heures et le soleil grimpait vite en cognant dur.
Fréquemment, il s'essuyait le visage dans un mouchoir de tissu blanc qu'il tirait d'une poche de sa veste.
Il se tenait un peu en arrière, à l'écart du cortège, n'était ni de la famille, ni même un proche, mais il avait l'habitude... Et si un de «ces couillons» ne venait pas lui tenir la jambe tout à l'heure en fin de cérémonie après la bénédiction du curé, alors il filerait vite fait en direction des terres sèches de Saugues : Le Plateau Des Cailloux. Il trouverait une petite table le long de la route, de quoi se restaurer, et il lui resterait suffisamment de temps encore pour se présenter au milieu de l'après-midi, comme il en avait été convenu.
Pour l'heure, il avançait sans relever la tête, se guidant au seul bruit que faisait le troupeau traînant les pieds sur les graviers et le goudron devant lui.
Il n'arrivait pas à se faire à l'idée que cette fois-ci c'était la bonne et qu'il ne pouvait plus y avoir de retour possible. La Salamandre, c'était bel et bien terminé.
Il avait fait son baluchon comme on dit, emporté ce qui lui semblait essentiel sans pour autant se charger de trop. La voiture était boudinée du siège passager jusqu'au coffre qu'il avait eu du mal à refermer. Après avoir tout plié, tout entassé, il était allé s'asseoir sur le banc en pierre sous le tilleul devant la maison. Il y était resté un long moment silencieux, à méditer dans le vent frais de la nuit et à écouter une dernière fois les eaux capricieuses de la Limagnole, lascives, se frotter aux herbes hautes. Il était en avance, avait eu du mal à s'endormir et s'était réveillé encore plus tôt que d'ordinaire ce matin-là parce qu'il voulait prendre son temps, ne rien brusquer.
Alors, assis comme ça, il avait longuement regardé le lourd bâtiment en pierres, en avait fait des yeux le contour, découpé les ombres dans un sens puis dans l'autre, en se rappelant une multitude de souvenirs...


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