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.. Le rire triomphant des perdants : journal de guerre

Couverture du livre Le rire triomphant des perdants : journal de guerre

Auteur : Cyril Huot

Date de saisie : 14/11/2016

Genre : Littérature, essais

Editeur : Editions Tinbad, Paris

Collection : Tinbad-essai

Prix : 21.00 €

ISBN : 9782955303580

GENCOD : 9782955303580

Sorti le : 15/11/2016

  • Le courrier des auteurs : 07/12/2016

1) Qui êtes-vous ? !
Cyril Huot, auteur d'un premier roman évoquant, à travers la trajectoire suicidaire d'un déserteur de la société, la vie et la mort de la nouvelliste néo-zélandaise Katherine Mansfield, "Lettre à ce monde qui jamais ne répond", puis d'un second roman, intitulé»Le spectre de Thomas Bernhard", par lequel ce même déserteur de la société s'exprime en choisissant cette fois d'évoquer Thomas Bernhard.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Journal de guerre de l'auteur qui, faisant appel aux voix des plus grands de ceux qui ont eu à mener cette même guerre, dresse le tableau d'une société n'ayant plus pour valeurs que celles du profit, du consumérisme, de l'arrivisme, et pour idéal que celui d'une ploutocratie aux mains de la caste toute puissante des dominants de notre temps face à laquelle les exclus du système et les laissés-pour-compte n'ont, en réponse, d'autre ressource que d'opposer, selon une formule due à Gunther Grass, «Le rire triomphant des perdants».

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
La fameuse question du «Quel livre emporteriez-vous sur une île déserte ?» Mais nous sommes sur une île déserte. Chacun de nous.

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
John Coltrane. A Love supreme.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Leur propre rire.


  • Les présentations des éditeurs : 07/12/2016

S'il faut coûte que coûte ranger ce texte dans un genre littéraire préexistant, (et il paraît qu'il le faut), nous dirons qu'il s'agit ici de Critique littéraire, mais sous réserve d'en inverser les termes. Nous parlerons plutôt de Littérature critique. Et Littérature critique de quoi ? Critique de la bêtise propre au gros animal d'aujourd'hui, au sens même où l'entendait Platon en son temps. La littérature, en effet, a toujours eu pour vocation première de combattre la souveraine bêtise de la bête sociale, l'oppression qu'elle exerce, sa tyrannie sans cesse croissante, de la dénoncer hautement, sans relâche, quotidiennement. Quand le journal de bord de quiconque s'en remet à la littérature pour tenter de survivre à l'omnipotence de la bête sociale, à la barbarie généralisée qui en est l'expression flagrante et qui est bien loin de se limiter à celle que l'on désigne ordinairement sous ce mot, ne saurait nécessairement être qu'un journal de guerre. Pour mener cette guerre, pour soutenir ce siège, l'auteur fait appel aux voix des plus grands de ceux qui par le passé ont eu à mener cette même guerre, à soutenir ce même siège, auxquelles il ne craint pas de mêler la sienne, aussi faible et dérisoire soit-elle ; mais encore, face à une société pathétique qui n'a plus pour valeurs que celles de l'arrivisme et du consumérisme, et pour idéal que celui d'une ploutocratie, fait-il en premier lieu appel à ce rire insolent, paradoxalement triomphant, des perdants, des vaincus, des laissés pour compte du système et des exclus de toujours.
CH.

Cyril Huot, déjà auteur de Le spectre de Thomas Bernhard chez le même éditeur et d'un récit autour de Katherine Mansfield, Lettre à ce monde qui jamais ne répond, aux éditions de La Nuit, a notamment été acteur et metteur en scène de théâtre, réalisateur et critique de cinéma.


  • Les courts extraits de livres : 07/12/2016

I. DES NAUFRAGÉS VOLONTAIRES DE LEUR TEMPS FACE À L'OMNIPOTENCE DE LA BARBARIE SYSTÉMIQUE

Rien ne figurait mieux la façon de vivre et d'attendre la mort de certains hommes que cette toile d'Évariste Luminais intitulée Les Énervés de Jumièges (fig. 1). Énervés, au sens rare et terrible, comme disait Roger Caillois en l'évoquant, énervés en ce sens que leur ont été brûlés les tendons des jarrets et des genoux. Ces deux jeunes hommes, suppliciés pour avoir osé livrer bataille au Roi, leur Père, bannis, étendus sur un radeau, et qui, adossés à de gros coussins de velours brun, leurs jambes mutilées enrobées de bandages, dérivent, sombrement, sur des eaux immobiles. «Le véritable luxe et le profond potlatch de notre temps revient au misérable, s'entend à celui qui s'étend sur la terre et méprise. Un luxe authentique exige le mépris achevé des richesses, la sombre indifférence de qui refuse le travail et fait de sa vie, d'une part une splendeur infiniment ruinée, d'autre part une insulte silencieuse au mensonge laborieux des riches.»

Un énervé c'était le contraire de ce que l'on croyait. Ces hommes-là n'étaient pas des énervés au sens courant, ils étaient des énervés au sens rare. Et terrible. Il pouvait arriver qu'un énervé s'énerve, mais alors c'était qu'il était moins énervé que d'ordinaire. Quand un énervé au sens rare et terrible du mot était au mieux de sa forme d'énervé, il ne s'énervait pas, il sombrait, il dérivait. Sombrement. Il ne bougeait plus. Le fleuve continuait de couler mais lui, il attendait, l'oeil ouvert, l'oeil grand ouvert sur la mort. La sienne. Sans bouger il allait à sa rencontre. Sans bouger puisque de toute façon Elle arrivait. C'était Elle qui venait à lui. Non plus le soleil noir de la mélancolie, mais l'astre mort de cette sombre paralysie mentale qui étendait son ombre sur toute chose, qui contaminait tout et que tout contaminait.

Énervés et mauvais esprits. Énervés de nature, mauvais esprits par vocation, ils avaient l'esprit mal-veillant. Ils veillaient, mais mal. Ils veillaient sur eux-mêmes comme ils veillaient sur le monde. Au sens où ils étaient à l'affût. A l'affût d'eux-mêmes comme à l'affût du monde. Ils veillaient sur le mal. Ils le surveillaient. Ils avaient toujours peur qu'il ne leur échappe. Mais ils étaient vigilants. Et il avait bien du mal à leur échapper, le mal. Ils avaient un esprit qui veillait sur le mal-monde et qui le surveillait, qui était aux aguets du monde tel qu'il va mal. Ils l'épiaient jour et nuit. Surtout la nuit. On y voit plus clair. «Nous dont la tâche est de veiller...» et là seulement, se disaient-ils.

(...)


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