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.. Dans la tête d'Andrew

Couverture du livre Dans la tête d'Andrew

Auteur : Edgar Lawrence Doctorow

Traducteur : Anne Rabinovitch

Date de saisie : 19/06/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Actes Sud, Arles, France

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-330-06910-0

GENCOD : 9782330069100

Sorti le : 02/11/2016

  • Les présentations des éditeurs : 14/11/2016

Dans ce qu'on imagine être le cabinet d'un psychanalyste, un homme évoque l'un de ses amis, un chercheur en sciences cognitives répondant au prénom d'Andrew, qui n'est autre que... lui-même. Victime d'un délitement mental peut-être lié aux recherches requises par sa discipline, Andrew s'est convaincu que le cerveau n'était qu'une machine à mentir et à feindre qui fait de lui un prisonnier à vie. Imperméable à la culpabilité, au chagrin comme au bonheur, il est persuadé que chacun de ses actes nuit aux êtres qu'il aime, qu'un désastre va se produire quoi qu'il fasse, alors que lui-même sort indemne de toutes les épreuves de la vie. Tandis que l'étrange narrateur se confesse, le lecteur s'interroge : ledit Andrew a-t-il bien, lorsqu'il était enfant, provoqué un accident de voiture ? A-t-il, de fait, empoisonné par mégarde son propre bébé ? Une femme a-t-elle vraiment disparu à cause de lui un certain 9 septembre ? A-t-il pour de bon bu des cocktails avec des nains ? Et est-il exact que le président ait été son camarade de chambre pendant ses études à Yale ?
Véritable tempête sous un crâne, ce texte survolté, pétri de malice virtuose et de clins d'oeil littéraires et cinématographiques convoquant aussi bien Mark Twain et Lewis Carroll que Le Magicien d'Oz ou L'Ange bleu, ouvre des mondes vertigineux. C'est le roman d'une Amérique pieds et poings liés à l'inconscient collectif et à son imaginaire artistique, le point d'orgue d'une oeuvre magistrale en forme d'invitation réitérée à voyager sans entraves au pays des expériences-limites.

Rédacteur en chef de Dial Press de 1964 à 1969, Edgar Lawrence Doctorow, décédé le 21 juillet 2015 à l'âge de 84 ans, était l'auteur d'une oeuvre déjà traduite dans trente-deux langues et saluée par de nombreuses distinctions, parmi lesquelles The National Book Award, The National Book Critics Award, The PEN / Faulkner Award.



  • La revue de presse Muriel Steinmetz - L'Humanité du 15 juin 2017

Comment cet homme brillant, au fait des connaissances scientifiques les plus en pointe, en est-il arrivé à un tel désastre psychique  ? Voilà l'événement traumatique - dont l'embarras transparaît entre les lignes - que le psychanalyste tente en vain de mettre au jour...
L'intérêt de ce roman magistral est à voir dans l'écoute du psychanalyste jumelée à celle du lecteur, l'un et l'autre attentifs à la logorrhée d'un locuteur intarissable qui vomit sur le divan des quantités de matières narratives. On peut entendre, en sourdine, l'inconscient d'un pays en crise dans le soliloque de cet homme inapte à distinguer le réel de la fiction.


  • La revue de presse Eric Chevillard - Le Monde du 22 décembre 2016

Si nous savions vivre, nous soulèverions poliment notre calotte crânienne pour saluer autrui et lui montrer à qui il a affaire. L'énigme des coeurs et des corps qui intéresse tant les écrivains est bien simplette comparée à celle que représente le cerveau. A la fois matière organique et siège de la conscience, celui-ci sut même, «pendant un temps très long, et jusqu'à très récemment», feindre d'être l'âme. Tel est, selon Andrew, chercheur en sciences cognitives, le défi lancé aux neurosciences : comprendre «par quel processus le cerveau devenait l'esprit. Comment cette pelote de trois livres nous donnait le sentiment d'être des humains»...
Si Andrew ne se laisse pas envahir par les émotions, c'est parce qu'il en met à nu le mécanisme. Son regard est un scanner. Quand un vieil ami le reconnaît, s'il perçoit bien son expression ahurie, il sait aussi que c'est la circonvolution de son lobe temporal nommée gyrus fusiforme qui interprète en ce moment l'information : ça jette un froid dans leurs retrouvailles. Et, cependant, Andrew raconte la terrible histoire de sa vie et quelque chose nous dit que c'est bien la douleur qu'il essaie de tenir en respect, une douleur incommensurable qui le foudroierait s'il ne l'esquivait par des ruses de conscience mais qui l'a peut-être déjà rendu fou.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 2 novembre 2016

Survolté, délirant... le monologue intérieur d'un chercheur en sciences cognitives sans émotions. Ce roman magistral fait sauter les verrous du récit...
Avec ce dernier livre, E.L. Doctorow fait sauter tous les verrous du récit. Il a sur les bras un héros protéiforme, bavard, décevant, lâche, blessé, hilarant. Il le laisse s'ébrouer, s'exciter, se calmer, s'ordonner tout seul. Au milieu du chaos, un roman naît. Le patient devient alors le maître et le personnage, un écrivain à part entière : «Ecrire, c'est se parler à soi-même, ce que je fais de toute manière avec vous depuis le début, Doc.»


  • Les courts extraits de livres : 14/11/2016

Je peux vous parler de mon ami Andrew, le chercheur en sciences cognitives. Mais ce n'est pas reluisant. Un soir il s'est présenté à la porte de Martha, son ex-femme, un nourrisson dans les bras. Parce que Briony, sa délicieuse jeune épouse, était morte. De quoi ?
Nous y viendrons. Je ne peux pas m'en sortir tout seul, a dit Andrew, tandis que Martha le dévisageait depuis le seuil. Il neigeait ce soir-là et elle était fascinée par les flocons ventrus qui se déposaient mollement sur le bord de sa casquette de baseball des New York Yankees. Martha était ainsi, absorbée par des détails périphériques comme si elle les mettait en musique. Même en temps normal, lente à réagir, elle vous regardait en roulant de grands yeux noirs protubérants. Puis venait le sourire, le hochement de tête, ou le signe de dénégation. En attendant, la chaleur de sa maison s'échappait par la porte ouverte, couvrant de buée les lunettes d'Andrew. Il restait immobile derrière ses verres troubles, tel un aveugle sous la neige, incapable d'initiative jusqu'à ce qu'elle tende enfin les bras, prenant avec précaution le bébé emmitouflé avant de reculer d'un pas et de lui fermer la porte au nez.
Ça se passait où ?
Martha habitait alors à New Rochelle, une banlieue de New York, dans un quartier de grandes maisons de styles variés - Tudor, colonial néerlandais, néoclassique - bâties pour la plupart dans les années 1920 et 1930, en retrait de la rue, avec une prédominance de hauts érables planes très anciens. Andrew a couru à sa voiture, puis il est revenu avec une nacelle, une mallette, deux sacs plastique remplis d'affaires. Il a cogné à la porte : Martha, Martha ! Elle a six mois, elle a un nom, un acte de naissance. Je l'ai ici, ouvre s'il te plaît, Martha, je n'abandonne pas ma fille, j'ai juste besoin d'aide, je t'en supplie !
La porte s'est rouverte et l'imposant mari de Martha est apparu. Pose ça, Andrew, a-t-il dit. Andrew s'est exécuté et l'homme lui a fourré le bébé dans les bras. Tu as toujours été un routeur de merde, s'est-il écrié. Je suis désolé que ta jeune femme soit morte mais je suppose que c'est arrivé à cause d'une stupide erreur de ta part, d'une négligence malheureuse, d'un de tes exercices de pensée, ou de tes célèbres distractions intellectuelles, mais en tout cas, d'un événement qui nous rappelle le don que tu as de semer le désastre dans ton sillage.
Andrew a installé l'enfant dans la nacelle posée sur le sol, il a soulevé son fardeau et il est reparti d'un pas lent vers sa voiture, manquant perdre l'équilibre sur le chemin glissant. Il a fixé une ceinture de sécurité autour du bébé installé sur la banquette arrière, il est retourné devant la maison pour ramasser les sacs plastique, la mallette, il les a portés jusqu'au véhicule. Une fois sa tâche terminée, il a refermé la portière, s'est redressé et, se retournant, il a découvert
Martha en face de lui, un châle sur les épaules. Elle a dit : D'accord.
[Je réfléchis.]
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