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.. Stances

Couverture du livre Stances

Auteur : Jean Rouaud

Date de saisie : 21/02/2017

Genre : Poésie

Editeur : Ed. des Busclats, Paris, France

Prix : 10.00 €

ISBN : 9782361661137

GENCOD : 9782361661137

Sorti le : 02/03/2017

  • Les présentations des éditeurs : 26/04/2017

Que dit la poésie du monde tel que nous le recevons par voie de presse ? Peu de choses de nos valeurs profondes et de nos désirs. Les marchés, les réseaux de communication, la recherche scientifique au service du profit ou de la guerre, le nombrilisme culturel, les mensonges politiques recouvrent tout.

Reste la littérature. Quelques vers ressassés suffisent pour retrouver le frisson de notre présence au monde.

Stances et un spectacle poétique composé de six textes et six chansons, regroupés sous six rubriques telles qu'on les trouve à l'intérieur d'un quotidien : Art, Communications, Science, Culture, Politique, Littérature.


  • Les courts extraits de livres : 26/04/2017

Non impedias musicam

On pouvait être heureux à l'annonce de l'attribution du prix Nobel à Bob Dylan bien que tout le monde ne partageât pas ce bonheur. Les grincheux ne manquèrent pas de protester, s'étranglant qu'on eût couronné un «sans-livre» comme il y aurait des «sans-dents», eux qui en écrivent de vrais, livres, c'est-à-dire des objets de papier imprimé dont on peut tourner les pages, ce qui semble la condition nécessaire et malheureusement suffisante à leurs yeux suffisants, au lieu que lui, le disciple revendiqué de Woody Guthrie, s'était contenté de marmonner quelques paroles obscures d'une voix nasillarde en s'accompagnant à la guitare. Peut-être qu'un piano, un instrument respectable, bien en cour, trônant dans le salon, eût été mieux reçu. Emma Bovary nous aurait joué un petit air, ou Jean-Christophe, ou Vinteuil sa petite sonate. Car les grincheux revendiquent une conception de la littérature qui date un peu et doit beaucoup à ce qu'ils produisent, des livres avec la raie sur le côté. Et Dylan, on ne pense pas à lui demander l'adresse de son coiffeur. Depuis cinquante ans il ne semble toujours pas avoir croisé un peigne. Mais ce qu'il a et que n'ont pas les grincheux. C'est la poésie. Et la poésie, ce n'est pas compter sur ses doigts ou dans un texte s'offrir «la minute poétique» pour un soleil couchant, des hirondelles planant à petits cris au-dessus d'une fontaine ou une larme sur la joue d'une femme qui serait comme un kaléidoscope de la douleur d'aimer. On a de la peine pour tous ces «besogneux appliqués» que la poésie a désertés et qui s'imaginent soudain au détour d'une phrase pleine de strass appartenir à la classe élue. Peine perdue. Dans ce cas on ne voit que ce pénible effort de percherons tentant de s'élever au-dessus d'un oxer et le renversant sans coup férir. La poésie, on l'a en soi, ou pas.

«Je me suis reconnu poète», disait Rimbaud. Avoir la poésie en soi, c'est comme un état altéré de la conscience qui est déjà un «dérèglement des sens». Nul besoin de champignons hallucinogènes. Ce n'est pas par eux que Michaux est poète. C'est cette altération poétique de la conscience qui le pousse à éprouver d'autres altérations de l'esprit. Cette altération poétique donne une autre vue sur le monde, un autre point de vue qui est un mode de connaissance bien plus pertinent que la plupart des sciences officielles qui passent leur temps à revenir sur leurs erreurs passées. C'est par ce «dérèglement des sens» que Rimbaud voyait une mosquée à la place d'une usine. Son père, traducteur du Coran, ayant été un militaire plutôt bienveillant de l'armée coloniale en Algérie, le fils, par cette image en surimpression, provoque instantanément un élargissement de l'imaginaire qui intègre la campagne ardennaise dans un ailleurs. Ce qui, par parenthèse, cette collusion, constitue exactement le projet colonial de la IIIe République. Autre conséquence de ce programme expansionniste et de son impact sur les imaginaires, un facteur nommé Cheval entassant dans sa brouette de quoi recréer une espèce de temple d'Angkor à Hauterives dans la Drôme. Pour en avoir le coeur net, comme on se frotte les yeux, comme enfant il y enfonçait les poings, le jeune homme de Charleville s'en alla voir là-bas où il n'était pas davantage puisque son territoire, c'est cet entre-deux poétique. Et tiens, sa maison au Harrar était face à la mosquée. Sous le soleil écrasant il y rêvait des travaux des champs à la ferme de Roche.
(...)


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