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.. La rue

Couverture du livre La rue

Auteur : Ann Petry

Traducteur : Martine Monod | Nicole Soupault | Philippe Soupault

Date de saisie : 30/05/2017

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Belfond, Paris, France

Collection : Belfond vintage. Noir

Prix : 18.00 €

ISBN : 9782714474025

GENCOD : 9782714474025

Sorti le : 18/05/2017

Héroïne noire inoubliable de la lutte, Lutie Johnson côtoie au quotidien la lèpre de Harlem. La même Rue toujours, où le futur se refuse, recycle à l'infini ses pas qui ne réclament que la fuite. Aux murs, la misère sale s'étale et rampe, pour mieux avilir les derniers rêves d'avenir voués à l'impasse. La suprématie blanche a privé toute une communauté du brillant de la vie au point de rendre illisible à leur vue la moindre chance de sursis.
Et pourtant, au coeur de ce spectacle résigné, que donne une confrérie de hères à la peau sombre condamnée, une jeune femme s'acharne à briser les chaînes de sa destinée. Déterminée à quitter son sordide domicile, et plus encore à sauver son fils de huit ans des griffes d'aigrefins multiples, elle tient tête aux assauts concupiscents des hommes joints aux sirènes des catins.
Lutie, finesse de lucidité, sait d'emblée quels sacrifices elle devra consentir pour s'affranchir de son aller simple en enfer, et n'y jamais plus revenir. Bien davantage que le récit d'un combat, admirablement mené par une mère courage, le roman élargit son réalisme en une chronique sociale garnie de figures fortes, qui viennent nourrir l'intrigue. Le final, poignant par sa radicalité, cogne comme un adieu dont l'auteur aurait dédaigné tout adoucissement pour en marteler le point.


  • Les présentations des éditeurs : 16/05/2017

Des rues comme la 116e, réservées aux nègres ou aux mulâtres, avaient fait de Pop un vieil ivrogne timide et tué Mom quand Lutie était encore tout bébé.
Dans cet immeuble où elle habitait actuellement, c'était aussi la rue qui avait amené Mrs Hedges à faire de sa chambre un bordel.
Et le concierge, la rue l'avait maintenu dans les bas-fonds, loin de l'air et de la lumière, jusqu'à ce que l'horrible obsession delà chair l'ait dévoré. Mais rien de tout cela ne lui arriverait à elle, Lutie, parce qu'elle avait la volonté de lutter sans relâche.

Un premier roman poignant, par une auteure injustement oubliée dans l'héritage du Harlem Renaissance, un véritable morceau de bravoure vendu à plus d'un million d'exemplaires lors de sa parution aux États-Unis, en 1946. Dans le Harlem des années 1940, le combat acharné de Lutie Johnson, jeune mère célibataire noire, qui tente de s'élever au-dessus de sa condition.

Avec La Rue, la collection «Vintage» poursuit son exploration du noir, genre aux multiples facettes, et dévoile une misère sociale extrême, où règnent en maîtres la pauvreté et la corruption.

Née en 1908 à Old Saybrook, dans le Connecticut, Ann Petry est une auteure afro-américaine issue d'une famille de classe moyenne. Elle s'installe à New York en 1938, dans le quartier d'Harlem, où elle écrit pour divers journaux puis publie ses nouvelles dans la presse. Très impliquée dans la vie de son quartier - elle développe notamment différents programmes éducatifs -, elle est témoin des conditions de vie des habitants noirs d'Harlem et s'inspire de son expérience pour écrire, en 1946, La Rue, son premier roman, best-seller immédiat, qui remporte le Houghton Mifflin Literary Fellowship Award. Malheureusement, aucune de ses oeuvres ultérieures ne renouvellera le succès de son coup de maître. Ann Petry est décédée à Old Saybrook en 1997


  • Les courts extraits de livres : 16/05/2017

1

Le vent glacé de novembre balayait la 116e Rue. Il secouait les poubelles, aspirait les rideaux par les fenêtres ouvertes et les renvoyait claquer contre les carreaux. Les rues entre les Septième et Huitième Avenues étaient désertées. Seuls quelques passants pressés avançaient, courbés, luttant contre le vent.
Des papiers de toute sorte envahissaient la rue, vieux billets de théâtre, annonces de bals ou de réunions, sacs d'emballage pour le pain ou les sandwiches, enveloppes, journaux. Le long du trottoir, le vent les faisait voltiger autour des passants et réussissait même à s'engouffrer sous les portes et dans les cours, à y dénicher des os de poulet et de côtelettes et à les projeter dans la rue. Tout lui était bon pour décourager ceux qui osaient l'affronter, leur jetant à la figure toutes les saletés du trottoir, en même temps que la poussière les aveuglait et les empêchait de respirer et que les grains de sable les mordaient au visage. Ce vent lançait dans les jambes des passants de vieux journaux qui s'entortillaient, ce qui les faisait jurer, trépigner, et tout envoyer promener à coups de pied. Et ce vent recommençait sans se lasser, jusqu'à ce que les passants soient forcés de s'arrêter et d'arracher le journal. Il s'attaquait alors à leur chapeau, les étranglait avec leur écharpe et s'engouffrait dans leurs vêtements.
Il rebroussa les cheveux de Lutie Johnson si brutalement qu'elle se sentit soudain mise à nu, privée de leur douce tiédeur contre sa nuque. Elle frissonna quand les mains glacées du vent se glissèrent sur son cou et le long de son visage. À demi aveuglée, elle dut cligner des yeux pour déchiffrer l'écriteau qui pendait au-dessus d'elle.
Chaque fois qu'elle croyait y parvenir, le vent repoussait violemment l'écriteau, et elle ne savait plus si elle y avait lu deux pièces ou trois pièces. Si c'était trois - eh bien ! elle entrerait et demanderait à visiter. Mais si c'était deux - eh bien ! ça ne faisait pas l'affaire. Le vent avait beau le secouer dans tous les sens, elle pouvait voir que cet écriteau était accroché là depuis longtemps. Blanc autrefois, il était rongé par la rouille. Pendant de longues années, la pluie et la neige avaient attaqué la peinture jusqu'à faire apparaître le métal d'un rouge foncé comme le sang.
C'était bien : «trois pièces». Le vent immobilisa l'écriteau un instant. Elle lut rapidement : trois pièces, chauffage central, parquet dans toutes les pièces, locataires respectables, prix raisonnable.
Elle examina l'aspect de la maison.
Ici, «parquet dans toutes les pièces», cela signifiait des planchers de bois usé et décoloré, dont rien ne pourrait dissimuler les éraflures, les écorchures, les traces des fréquents déménagements, du temps, des enfants, des ivrognes et des femmes malpropres. «Chauffage central», un gargouillement dans les radiateurs très tôt le matin et un sifflement incessant le reste de la journée.
Ceux qu'on nommait «locataires respectables», dans ces immeubles où les gens de couleur avaient le droit de vivre, étaient tous ceux qui pouvaient payer leur loyer, même s'il s'agissait d'ivrognes, de braillards ou d'hystériques - ceux qui s'abandonnaient au cafard et qu'on entendait hurler et blasphémer. Et les cloisons devaient être si minces que tous, les bons et les mauvais, les enfants, les chiens et les odeurs nauséabondes étaient compris dans le même lot - le lot des locataires respectables.
(...)


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