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.. Poésie brève et temporalité

Couverture du livre Poésie brève et temporalité

Auteur : Makiko Andro-Ueda | Toshio Takemoto | Jessica Wilker

Date de saisie : 12/06/2017

Genre : Littérature Etudes et théories

Editeur : Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d'Ascq, France

Collection : Littératures

Prix : 17.00 €

ISBN : 9782757415917

GENCOD : 9782757415917

Sorti le : 01/06/2017

  • Les présentations des éditeurs : 12/06/2017

Depuis une vingtaine d'années, on assiste à une vague de parutions consacrées aux rapports entre la poésie brève orientale et les grands poètes occidentaux qui s'inscrivent dans la tradition du «poème-instant» dont la forme la plus connue est le haïku.
Le poème bref, comparé tantôt à la photographie tantôt à l'image de l'éclair, est souvent perçu comme rétif au récit, à la narration : il évoque un instant éphémère, fulgurant et donne à voir un état poétique pur, hors du temps. Pourtant, la temporalité n'est pas absente des poèmes brefs et peut même fonctionner comme un vecteur apte à rapprocher des poètes très différents.
Les dix chercheurs dont les études sont rassemblées ici, spécialistes de poésie japonaise et de poésie occidentale, s'intéressent aux liens que le traitement du temps peut tisser entre des poètes japonais et occidentaux, graves ou ludiques, voyageurs ou sédentaires.

Makiko Andro-Ueda est maître de conférences en littérature japonaise moderne à l'Inalco. Elle est représentante du «projet poésie moderne et contemporaine». Ses recherches portent sur les poésies japonaises modernes, versifiées et non versifiées, ainsi que sur la littérature du Japon contemporain.

Toshio Takemoto est maître de conférences de japonais (profil littérature) à l'Université de Lille. Ses recherches portent, en particulier, sur la littérature japonaise contemporaine (après 1945).

Jessica Wilker est maître de conférences en littérature comparée à l'Université de Lille. Ses recherches concernent la poésie européenne des XIXe et XXe siècles, la traduction littéraire ainsi que la poésie de la nuit et du silence.


  • Les courts extraits de livres : 12/06/2017

Avant-propos

Jessica Wilker
Université Lille 3

C'est maintenant L'éternité.

Le haïku est la source d'inspiration la plus importante de la forme condensée du «poème-instant» dans la poésie occidentale contemporaine. Après un premier âge d'or de la réception du haïku en Europe dans les années 1920, puis une deuxième période faste dans les années 1950-1970 suite, notamment, aux publications de Bonnefoy, Jaccottet et Dupin, on assiste, depuis 1990, à une vague de nouvelles parutions - anthologies, traductions, ouvrages critiques et actes de colloques - consacrées aux rapports entre la poésie brève orientale et les grands poètes occidentaux qui s'inscrivent dans cette tradition.
Cette prédilection pour la forme condensée s'inscrit, bien sûr, dans le rejet du poème long amorcé au 19e siècle par Edgar Poe (et le précepte selon lequel l'expression «un long poème est une contradiction dans les termes»), puis repris par Baudelaire et Mallarmé rêvant d'un point de fuite où condensation et évaporation des mots coïncideraient, du «poème tu», du blanc. La poésie brève est une provocation, en ce qu'elle nie toute idée de souffle poétique ou d'inspiration. Le 20e siècle, on le sait, accentue ce phénomène en raccourcissant le poème jusqu'à une brièveté extrême (qui est un «péché», selon le Principe poétique de Poe) : Breton, par exemple, recourt aux images de l'aigrette ou de l'étincelle, métaphores du jaillissement de la beauté de Y image surréaliste et Char voit dans l'éclair le déclencheur d'une écriture aphoristique. La brièveté, comme geste d'écriture, fait alors entrevoir quelque chose qui pourrait apparaître comme un état poétique pur, l'expérience d'une conscience cosmique, d'une sortie du temps - mais elle court aussi le risque d'une poésie devenant pur énoncé phénoménologique, quasi-silence.
La tendance à l'amenuisement, à la raréfaction de la parole et à sa densification s'explique par le fait que la poésie brève, laconique semble dire moins pour faire entendre plus, notamment en donnant au vide, au blanc de la page autant d'importance qu'aux mots qui l'interrompent. Mais, au-delà de cette question formelle, c'est aussi la disposition d'esprit de la pensée orientale concernant la temporalité qui attire les poètes occidentaux. Pour caractériser la temporalité de la culture japonaise, le critique Shûichi Katô souligne l'absence de l'influence de la temporalité hébraïque, qui a fourni à la culture judéo-chrétienne deux de ses éléments fondamentaux : d'une part le concept du temps fini rectiligne qui progresse inlassablement vers un objectif, d'autre part le concept selon lequel l'homme fabrique l'histoire, ou l'anthropocentrisme historique. Selon Katô, la perception du temps dans la culture japonaise se trouve au confluent des trois prototypes temporels suivants : un temps linéaire sans début ni fin, un temps circulaire, et un temps circonscrit entre un début et une fins. Il souligne la prédominance du temps présent dans l'expression japonaise de ces trois prototypes : dans la temporalité linéaire sans début ni fin ni finalité, qui est par conséquent non-articulable bien qu'historique, la succession des événements est conçue comme celle de différents moments présents. Le temps circulaire dont l'expression palpable est le vocabulaire des «mots-saison» du haïku, combiné avec le temps linéaire et limité de la vie biologique de chacun, invite à apprécier chaque moment présent comme unique expérience disponible. Il est d'ailleurs significatif que c'est souvent l'expression du temps qui pose des problèmes quasiment insolubles aux traducteurs de haïkus japonais, mais également de poèmes brefs chinois. C'est ce que souligne Jean François Billeter dans ses Trois essais sur la traduction quand il écrit qu'«une grande partie de la poésie chinoise» veut «recréer des moments vécus» :

Elle n'exprime pas d'inconstantes rêveries, comme on l'a souvent cru, mais des moments ou événements dont le poète fait l'expérience et qu'il a su rendre indéfiniment accessibles dans leur fraîcheur première. Il y est parvenu en reproduisant leur complexité par les moyens du langage. Un événement qui frappe a l'air simple sur le moment, mais il frappe parce qu'il est complexe en réalité - parce qu'il est une sorte d'accéléré dans lequel s'unissent ou s'articulent, en un instant ou en une succession rapide d'instants, un nombre inattendu d'éléments du réel. L'art du poète est de ressaisir cet événement et de faire ressurgir en nous le réel.

(...)


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