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_ Le Rêve de Balthus

Couverture du livre Le Rêve de Balthus

Auteur : Nathalie Rheims

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France | Léo Scheer, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 13.00 € / 85.27 F

ISBN : 978-2-213-62066-4

GENCOD : 9782213620664

  • Les présentations des éditeurs : 14/05/2006

LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : Léa, une jeune fille, se réveille en sursaut. Dans l'immeuble en face, elle entrevoit, à peine éclairé, un grand tableau. Elle se lève et y distingue une scène qui est celle de son rêve. Son père, disparu quelques mois plus tôt, lui répétait sans cesse : «Tout est dans Le Rêve de Balthus». Sur la toile, une jeune fille dort, allongée sur un canapé. Penché au-dessus d'elle, une autre jeune fille tient à la main une rose jaune. L'endormie, sortie du sommeil et troublée, a l'impression de se contempler dans un miroir. Une voisine frappe à la porte. Elle lui tend une photo où figure, en noir et blanc, le décor exact du tableau. Alors, elle se décide à traverser la rue. Un inconnu l'attend dans l'appartement d'en face. Il dit qu'il cherche depuis des années la jeune fille à la rose.

Le lecteur, plongé comme Léa dans une «spirale sans fin», la suit à Venise, dans l'atelier de Balthus. Elle assiste à la réunion secrète d'un Cercle d'initiés qui veulent percer le secret de la vie éternelle. Elle comprend que, dans une série de tableaux où figure un ange, réside sans-doute la clef de cette quête. S'il s'agit de remonter «l'horloge du temps», seul l'art a ce pouvoir fragile et miraculeux. Ce livre semble inventer sa propre logique à mesure, entre onirisme et fantastique, avec un réel sens du suspense.



  • La revue de presse Pierre Assouline - Le Figaro

Da Vinci Code, c'est bien. Mais Le Rêve de Balthus, c'est mieux. A cause du supplément d'âme. On ne sait pas combien ça pèse, on ignore à quoi ça ressemble, mais quand on le sent, ça change tout. L'évocation du méga-seller, de Dan Brown, n'est pas déplacée tant le roman de Nathalie Rheims partage avec lui son univers de conspirations avides de mystères et de symboles, de confréries en quête des secrets de l'immortalité, de forces surnaturelles, de rituels permettant d'accéder à la réincarnation, et de fascination pour le sens caché des oeuvres.

Mais la comparaison s'arrête là. Au Paris du Louvre, on préférera sa Venise débarrassée des clichés, Venise telle qu'en elle-même, secrète et souterraine, une Venise oscillant constamment entre rêve et réalité. Comme tout ce qu'elle touche, tous ceux qu'elle touche et tous ceux qui la touchent, une fois la carte postale déchirée... Malgré la finesse de mise en abyme, et le souci architectural de la composition. Les autres s'enchanteront de rêver par procuration, avec ce récit que l'on tuerait en le réduisant à son intrigue...

Le livre ayant plusieurs dédicataires, il n'en a aucun. Sauf celui dont l'ombre souriante plane, de toute évidence sur le texte, de bout en bout. Un roman, ce n'est pas un sujet. Du moins, le meilleur d'un roman est le plus souvent derrière l'histoire qu'il est censé raconter. Celui-ci est hanté par la mort et l'absence du père. Maurice, cofondateur avec Balthus de la confrérie de Sainte-Ursule, une manière de secte. Sa fille l'est-elle vraiment ? Il sera répondu que nous sommes avant tout les enfants de ceux qui nous élèvent. Mais il en faudra plus, beaucoup plus, pour combler la quête d'identité qui anime l'héroïne, et celle de l'auteur. Heureusement pour nous, car les oeuvres qui nous troublent durablement sont souvent faites de ce doute.


  • La revue de presse France Huser - Le Nouvel Observateur

C'est un tableau de Balthus qui s'appelle «le Rêve». Il est le héros du roman de Nathalie Rheims. Léa, le personnage principal de ce récit, est obsédée par lui. Au point qu'elle s'imagine dans un songe nocturne habiter la toile. Elle est celle que l'on voit allongée sur un canapé. Mais la jeune fille qui dans la toile se penche sur la belle endormie et lui tend une rose n'est plus là. A son réveil, Léa est troublée. Car elle apprend de la bouche d'un autre peintre que l'adolescente ayant servi de modèle à cette jeune fille à la rose a elle aussi disparu.
Première énigme : le visage de cette nymphe apparaît d'un siècle à l'autre, identique, dans «Persée et Andromède» de Gustave Moreau ou sous le pinceau d'Ingres. Pour retrouver l'adolescente, faut-il remonter alors dans le temps ? Interroger les rêves ? Aller dans l'atelier de Balthus... Parcours initiatiques, fils jetés et perdus, indices évanescents : un univers onirique se tisse, qui correspond au tableau lui-même, à ses perspectives faussées, et à cette sensation du temps arrêté par le pinceau du peintre. Car c'est bien du Temps qu'il s'agit ici. Le Temps qu'il faut vaincre afin de conquérir l'immortalité... Péripéties et rêves entremêlent réalité et fiction tandis que s'affirme la présence du père mort... A travers ce récit, on devine que sa fille Nathalie retrouve aussi celui qui a disparu...


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