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_ Le chant des regrets éternels

Couverture du livre Le chant des regrets éternels

Auteur : Anyi Wang

Traducteur : Yvonne André | Stéphane Lévêque

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Philippe Picquier, Arles, France

Prix : 23.00 € / 150.87 F

ISBN : 978-2-87730-806-9

GENCOD : 9782877308069

A l'occasion de la traduction de son roman "Amour sur une colline dénudée" découvrons le chef-d'oeuvre de la jeune auteure chinoise Wang Anyi "Le chant des regrets éternels" (traduit en 2006), un chef-d'oeuvre dans lequel nous pouvons entrer à petits pas et nous laisser immerger comme par la marée montante.
A travers l'ascension et le déclin du destin de Wang Quiyao, ancienne reine de beauté, nous traversons le Shangaï des années 49 aux années 80, période de renouveau économique, laminées par le désastre de la révolution culturelle.
Des phrases longues, ciselées, ondulantes.
Une prose musicale, poétique, lancinante et nostalgique. On éprouve le sentiment d'un monde très lointain qui remonte des profondeurs pour affleurer la réalité, un monde oriental où on s'en remet au destin sans que cela diminue votre liberté.
Par la finesse et la profondeur d'analyse des sentiments et des situations, Wang Anyi rejoint ici les grands auteurs classiques de la littérature mondiale, ceux qui ont su saisir l'atmosphère d'une époque et d'un lieu, et la transformer en histoire universelle.
Dans les deux autres romans de Wang Anyi,écrits auparavant, on retrouve toutes ces qualités sans atteindre l'ampleur du "Chant des regrets éternels"

Une mention spéciale aux traducteurs pour cette réussite.


  • Les présentations des éditeurs : 05/10/2009

Il est des livres qui, par la richesse des liens qu'ils savent créer et la beauté ciselée de leur écriture, prennent dès la première lecture la dimension d'un classique.
Tel est le cas du chef-d' ?uvre de Wang Anyi, Le Chant des regrets éternels, écrit dans une langue si dense et allusive que le défi de sa traduction n'avait jamais été tenté jusqu'à ce jour dans une langue occidentale. Ce roman est tout entier traversé par la palpitation d'une ville, la mythique Shanghai, déployée dans le dédale de ses ruelles, le bruissement de ses rumeurs, les nuées de ses pigeons auxquels nul secret n'échappe, et les chambres de ses demoiselles, où l'attente " use la patience de vivre ".
Et perdus quelque part dans le corps de la cité, une femme et son destin, intimement lié au destin de la ville : Wang Ts'iao, au prénom évocateur, " Pure Jade ". Reine de beauté dans le flamboiement d'un Shanghai qui connaît avant 1949 ses dernières années de liberté, partageant une passion cachée avec un notable politique, elle doit se réfugier ensuite dans une des " fissures du monde ", alors que la nuit de la Révolution culturelle s'est abattue sur la cité autrefois lumineuse.
Lorsque Shanghai renaît, à l'aube des années 1980, est-il encore temps pour Wang Qiyao de rattraper les jours enfuis ? Nul mieux que Wang Anyi ne sait tisser des liens bruissants de vie et d'échos entre la petite et la grande histoire, et donner ainsi valeur d'emblème aux mille nuances et frissons d'une âme féminine déchirée par la nostalgie de ses rêves évanouis.



  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 29 juin 2006

Portrait d'une ville, portrait d'une femme, le roman de Wang Anyi célèbre Shanghai à travers un personnage dont elle fait un blason. Elle s'appelle Ts'iyao. Au début, c'est magistral, elles sont toutes des Ts'iyao, «le matin, dans les tramways de Shanghai, on ne voit que des pères de Ts'iyao se rendant au travail», et tiens, «voilà des Ts'iyao qui vont toutes ensemble au cinéma voir Vivian Leigh, tête d'affiche dans Autant en emporte le vent». Wang Anyi, née en 1954, aime le cinéma. En 2004, les éditions Bleu de Chine ont publié en poche Amère jeunesse, une novela sur les tourments d'une adolescente, qui commence au Guotai, cette même salle où Ts'iyao continuera de se rendre, à la dernière séance. Les Ts'iyao n'en sont plus qu'une, la démiurge a délaissé le plan panoramique pour se concentrer sur un seul visage.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, mai 2006

... Avec Wang Anyi, nous sommes du côté de Dickens et de Lao She: une prose de dentellière, qui découd les coeurs avec une subtilité étonnante... Après Les lumières de Hong-Kong, voici Le chant des regrets éternels, dont le vrai personnage est Shanghai, que Wang Anyi peint sous deux visages. L'âge d'or, d'abord, à la fin des années 1940, quand la cité ressemblait à un cerf-volant, avec ses ruelles calligraphiées et ses pigeons tombés du ciel... Puis Shanghai perdra sa grâce pour s'enliser dans l'âge de plomb du postcommunisme, et se laisser séduire par les démons de l'affairisme sauvage. D'une époque à l'autre, Wang Anyi fait palpiter le grand corps de cette ville dont les métamorphoses servent de miroir à son héroïne, Wang Ts'iyao... Le chant des regrets éternels est une complainte qui raconte une double histoire, celle d'une décadence urbaine et celle d'une femme blessée. Sous la plume d'une fine psychologue qui explore les âmes...


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