Recherche






Recherche multi-critères

Participez à la vie du site

Editeurs, auteurs, valorisez vos livres.

Libraires, partagez vos découvertes.

Inscrivez-vous à la Lettre des Libraires.

Application pour iPhone

Découvrez sur votre mobile, en exclusivité, les choix des libraires, le courrier des auteurs, la revue de presse des livres, et des milliers d'extraits de livres en cliquant plus bas.

Le Choix des Libraires sur iDevice

.. Un siècle de Novembre

Couverture du livre Un siècle de Novembre

Auteur : Walter Wetherell

Traducteur : Paul Gagné | Lori Saint-Martin

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : ALLUSIFS, Montréal, Canada

Prix : 15.00 € / 98.39 F

ISBN : 978-2-922868-47-0

GENCOD : 9782922868470

Automne 1918 : le juge canadien Marden vient de perdre coup sur coup son épouse Laura, emportée par la grippe espagnole, et son fils Billy mort au combat dans les Flandres. Commence alors pour le magistrat un long voyage pour retrouver le lieu où son enfant de 18 ans a péri. Il s'aperçoit en route qu'une autre personne est à la recherche de Billy, une jeune femme à la fois frêle et incroyablement déterminée.
Pour le juge, l'important se révèle finalement être ailleurs que dans ce lieu de mort qui le hante : il s'agit de retrouver quelque chose de l'"âme" de son fils unique, de leur vie commune d'avant la tragédie.
Un roman fort sur le lien invisible qu'est l'amour filial.


  • Les présentations des éditeurs : 01/07/2006

À l'automne 1918, le magistrat Charles Marden juge les hommes et cultive pommes parmi les Indiens et les pionniers de l'île de Vancouver. Mais les maux de l'humanité le frappent de plein fouet : sa femme Laura est emportée par la grippe espagnole et son fils, le caporal William C. Marden, disparaît mêlée des Flandres. Désormais seul au monde, Charles Marden entreprend un périple fou pour trouver l'endroit où la mort a fauché son fils. Dans sa quête il apprend qu'une femme, retraçant comme lui les pas de Billy, le devance de peu sur les routes. W. D. WETWERELL, qui vit au New Hampshire, signe roman d'une beauté terrifiante, qui occupe le lieu entre l'éveil et les rêves



  • La revue de presse Agnès Séverin - Le Figaro du 31 août 2006

Par son style d'une rare puissance, W.D. Wetherell parvient à transcender l'horreur avec une forme de grâce. Ses images ne sont là que pour exprimer la fragilité des coeurs qui continuent de battre, sans grande conviction. Au milieu du malheur à l'état pur, deux personnages délaissés se trouveront investis d'une mission moins morbide qu'il n'y paraît.
Dans ce décor de brouillard et de plomb flottent encore quelques lambeaux de sentiments. Le livre se referme sur un hymne animal à la vie, point d'orgue à la mesure de l'un des plus beaux textes de la rentrée.


  • Les courts extraits de livres : 01/07/2006

Le tour de Laura avait vite suivi. Le sien et celui de quantité d'autres. En parfaite santé le lundi, elle s'était sentie faible le mardi et était morte le jeudi. La grippe espagnole : la maladie avait maintenant un nom, une identité propre, et les journaux, oubliant la guerre, n'en avaient plus que pour elle. Cooper était venu lui annoncer la nouvelle. Et voilà que, du même pas lourd et contraint, il gravissait de nouveau la colline, lesté du même poids.

La mort n'aurait pu choisir un meilleur messager. Il y avait tant de laideur familière dans son visage buriné par le soleil, tant de sincérité dans son expression timide, tant de force répartie également dans tout son corps, qu'on avait peine à l'imaginer porteur de nouvelles sans gravité. Vieille de près de trente années, leur amitié remontait à l'époque où Marden, venu de Montréal, s'était installé dans l'île de Vancouver, déjà amoureux de l'Ouest, résolu à grandir avec ce territoire, quoi que le destin lui réservât. Cooper, né à Campbell River d'un père mineur et d'une mère tlingit, l'avait pris sous son aile. Ensemble, ils avaient pêché le saumon, cherché de l'or, bûché, battu la grève et même trafiqué un peu. Ils n'étaient pas très bavards. À se fréquenter, ils étaient peut-être même devenus encore plus taciturnes; chacun avait appris, en effet, à deviner les pensées de l'autre à sa manière de tenir les épaules, d'agripper le gouvernail ou de scruter l'horizon à la recherche de signes de mauvais temps.


Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2012 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia