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.. Karoo Boy

Couverture du livre Karoo Boy

Auteur : Troy Blacklaws

Traducteur : Pierre Guglielmina

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 19.00 €

ISBN : 978-2-08-068842-2

GENCOD : 9782080688422

Manuel de Poncheville, élève du cours Florent - 17/10/2006


  • Les présentations des éditeurs : 03/07/2006

Noël 1976. Le frère jumeau de Douglas meurt accidentellement sur une plage du Cap. Les liens qui unissaient la famille ne résistent pas longtemps à cette tragédie. Le père, rongé par la culpabilité, abandonne les siens. Douglas, fils désormais unique d'une famille blanche, aisée et progressiste, doit bientôt quitter le paradis où il a grandi pour s'installer avec sa mère dans une petite ville de la région aride de Karoo. Il se retrouve brutalement plongé dans une communauté où l'apartheid est présent au quotidien. En compagnie de Moses, un vieux garagiste noir privé de son laissez-passer qui poursuit son rêve envers et contre tout, et de la jeune Marika, une adolescente fantasque dont le père, raciste, est particulièrement violent, Douglas apprendra à surmonter les peurs et les disparitions qui ont marqué son enfance.

Roman d'apprentissage, puissante métaphore de l'apartheid, Karoo Boy traite du deuil, de la perte et de la difficulté d'aimer avec un mélange singulier de délicatesse et de légèreté.

Né en 1965. Troy Blacklaws a grandi au Cap et a fait ses études de lettres à l'Université de Rhodes. Il a enseigné la littérature en Angleterre puis dans les écoles internationales de Vienne et de Francfort. Karoo Boy est son premier roman.



  • La revue de presse Christophe Mercier - Le Figaro du 12 octobre 2006

À la différence d'un trop grand nombre de romans sud-africains, Karoo Boy n'est pas un roman-manifeste contre l'apartheid. L'auteur est intéressé par ses personnages plus que par les idées, aussi morales puissent-elles être. L'apartheid, pourtant, est bien présent dans son livre, mais il est mis en scène, évoqué en situation, sous le regard étonné et choqué du jeune narrateur...
Le récit de Troy Blacklaws est aussi une belle méditation sur le deuil, sur l'absence, sur le chagrin qui ronge, et la vie qui, pourtant, continue. Mais ce roman sombre n'est pas un roman désespéré : Dee va grandir, apprivoiser l'univers qui l'entoure, apprendre à en tirer le meilleur. Car, au-delà de la douleur, la vie, pour un garçon de quatorze ans, est un grand livre ouvert, dont toutes les pages ne sont pas définitivement raturées. Karoo Boy s'achève sur l'odeur des départs, l'odeur des matins neufs. Le monde n'est jamais aussi beau qu'un jour où l'on se met en route.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, septembre 2006

Karoo Boy, son premier roman, est un coup de maître, un livre à la fois charnel et ravagé, entre Camus et Coetzee. Ouverture : sur une plage du Cap, le jour de Noël 1976, une famille blanche batifole. Le soleil est à son zénith, le bonheur aussi. Pendant que les travers de porc grésillent sur le brasero, le père propose une partie de cricket et, soudain, c'est le drame : la balle frappe son fils Marsden en pleine tête, et le tue sur le coup. Douglas, son frère jumeau, est à ses côtés, et sa description de l'accident rappelle l'une des plus belles pages de L'étranger : «Pendant un bref instant, la balle disparaît dans l'éclat blanc du soleil, et puis je la retrouve au moment où elle descend vers mon frère. J'entends un bruit sourd, semblable à celui d'une hirondelle percutant une vitre. Marsden s'effondre sur le sable.» C'est le naufrage de cette famille brutalement torpillée par la mort que raconte Blacklaws, dans une Afrique du Sud elle aussi en deuil, pour cause d'apartheid : deux tragédies, deux harmonies perdues, au fil d'un récit qui oppose la magie des paysages à la noirceur d'une époque où le jeune Douglas devra apprendre à survivre après avoir été si cruellement «déjumelé», comme il dit.


  • La revue de presse Emilie Grangeray - Le Monde du 25 août 2006

C'est un livre d'une beauté à couper le souffle, et tant pis pour les clichés et les grincheux, écrit par un homme intense et passionné. De passage à Paris, Troy Blacklaws s'est rendu au Harry's Bar, espérant croiser le fantôme d'Hemingway : "C'est un Dieu pour moi." Qui lui a légué le goût des phrases ciselées au plus près. Mais, outre Hemingway et Salinger, l'auteur auquel on pense forcément en lisant Karoo Boy est bien Camus, tant la scène d'ouverture renvoie à L'Etranger. Nous sommes en Afrique du Sud. C'est Noël. Le soleil tape. "L'atmosphère est remplie de l'odeur d'huile solaire à la noix de coco et des travers de porc." Douglas, le narrateur, et Marsden, son frère jumeau, jouent avec leur père au cricket. La balle heurte Marsden. Qui s'effondre, mort. "Les cris de ma mère font penser à un ciel rempli de mouettes au bec entrouvert." Rien désormais ne sera jamais comme avant...

Roman d'apprentissage, Karoo Boy est un long poème sur le deuil et l'exil, la perte et l'amour. Avec Marika, jeune fille effrontée qui se balade pieds nus et tente d'échapper à son père colérique et profondément raciste, Douglas découvre, plus que la sexualité, le désir...

Un peu à la manière de Fitzgerald, auquel il rend hommage, Troy Blacklaws mélange les sens, de sorte que l'on "entend" les couleurs et que l'on "voit" les sons. Aujourd'hui, fier que Karoo Boy ait d'abord été publié dans son pays d'origine - dans lequel il a reçu un accueil chaleureux -, Troy Blacklaws attend que Sunu Gonera, le réalisateur d'origine zimbabwéenne basé au Cap, l'adapte au cinéma...


  • Les courts extraits de livres : 03/07/2006

Ma mère fonce sur la plage et agrippe mon frère. Mais mon père ne le lâche pas. Il s'écarte d'elle et les ongles de ma mère se plantent dans son dos.

Les cris de ma mère font penser à un ciel rempli de mouettes au bec entrouvert.

Mon père patauge dans l'eau jusqu'à ce que les vagues viennent déferler contre lui et submerger mon frère. Sa tête remue et mon coeur est soulagé parce que la mer l'a ramené à la vie. Mais non, c'est simplement la force de la vague qui l'a soulevée, comme une algue sur un rocher.

Et puis je ne vois plus rien parce que ma mère me serre contre sa joue. Le goût salé de ses larmes me fait pleurer.

Mon père est loin du rivage avec mon frère, comme un pêcheur entraîné par un requin qu'il a ferré. Oom Jan se jette à l'eau pour le ramener sur la plage.

Dirkie me regard avec un air idiot. Je sens que les travers de porc sur le braai d'Oom Jan sont en train de brûler.

Penché sur mon frère, mon père tombe à genoux dans le sable. Son visage nous fait face. Il y a quelque chose de fou dans ses yeux.

Le regard de ma mère est dur. Je peux voir sa pommette saillir.


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