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.. Rendez-vous

Couverture du livre Rendez-vous

Auteur : Christine Angot

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Flammarion, Paris, France

Prix : 20.00 €

ISBN : 978-2-08-068947-4

GENCOD : 9782080689474

Charlotte Etasse, élève du Cours Florent


  • Les présentations des éditeurs : 03/07/2006

«Je connaissais Éric depuis un mois. Je l'avais déjà croisé, dans des bars de théâtre à la fin des spectacles, mais nous n'avions pas parlé, presque pas, rien. Je l'avais vu jouer deux ou trois fois. C'était un acteur génial. Je le connaissais depuis un mois, mais j'avais commencé à entendre parler de lui six ans plus tôt. Des gens différents, dans des villes différentes, m'avaient rapporté avec des anecdotes toutes différentes : ah, tu sais il y a un acteur qui t'adore : Éric Estenoza. Le message me revenait régulièrement aux oreilles, et ce qui était surtout étrange, par des sources vraiment différentes, sur plusieurs années. Et ce qui était encore plus étrange c'est qu'il m'avait à peine adressé la parole le jour où il m'avait vue, une ou deux fois au cours de ces six années quand j'avais eu l'occasion de le croiser.»

Christine Angot est l'auteur de romans, dont Sujet Angot (1998), L'Inceste (1999), Pourquoi le Brésil (2002), Les Désaxés (2004), et de pièces de théâtre, dont La Place du singe (Théâtre de la Colline, 2005).



  • La revue de presse Eve de Castro - Le Figaro du 7 septembre 2006

[...] En consignant par le menu, puis en lisant publiquement le récit sur le vif et à vif de sa rencontre avec «un acteur génial» qui, comme elle, compense par le culte de la littérature son impuissance à s'épanouir dans la vie quotidienne, Christine Angot pense inventer «quelque chose de nouveau au théâtre, une forme nouvelle, vertigineuse». Suite à quoi, voyant la relation s'enliser dans la perversion narcissique, elle envisage de «se licencier elle-même» au motif qu'«être victime d'une illusion pendant plus d'un mois, pour un écrivain, c'était la déchéance».
[...] Merci à l'auteur de Rendez-vous pour la générosité de ses intentions et la sincérité de sa démarche. Mais la prochaine fois, si elle pouvait donner à la fois un peu plus de consistance et un peu plus de légèreté à sa poussière, cela ferait peut-être un roman.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 31 août 2006

Plusieurs thèmes s'entrelacent, comme toujours chez Angot. Le passé plus ou moins proche affleure, par vagues, avec ses personnages récurrents. Le devant de la scène est occupé par deux hommes, un banquier et un acteur. Il y a beaucoup de sexe dans les épisodes du banquier, avec une précision clinique qui isole chaque morceau du corps, et qui est plutôt le fait, ordinairement, des auteurs masculins parlant des femmes. Cette liaison avec le banquier, plus âgé, est l'occasion d'une étude de moeurs. Elle provoque aussi un nouvel éclairage, libérateur, sur l'inceste avec le père.
L'autre homme, le plus important, entre dans la vie de la narratrice (Christine) par amour de ce qu'elle écrit. L'écriture est l'endroit où ils se retrouvent. Il lui passe commande d'un texte dont ils sont les héros. La littérature va-t-elle démultiplier les sentiments, ou au contraire les entraver ? Le livre semble s'écrire en même temps qu'il se vit. La question de l'impudeur est réglée dès l'exergue, signé Rimbaud : «Nous savons donner notre vie tout entière tous les jours.»


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 26 août 2006

Quatre lettres arrachées au mot «écrire». Avec un tel prénom, Eric ne pouvait que séduire Christine Angot. L'aimanter pour mieux la rejeter dans un puits d'indifférence. L'attirer dans ses rets amoureux pour l'abandonner aussitôt, seule face à elle-même, dans les abîmes de l'autofiction. Eric est comédien de théâtre, et «souvent, les acteurs aimaient mes livres», admet Christine Angot, fataliste et flattée. Dans le secret de la lecture solitaire, Eric s'est approché de l'intimité de l'écrivain, jusqu'à vouer un culte absolu à son oeuvre. Avant d'être sexuelle, leur rencontre fut donc d'abord littéraire, et forcément déséquilibrée... Pour la première fois, Christine Angot ne vampirise pas, ni ne vandalise. Elle glisse, bute et se cogne. Puis se relève, pour observer, médusée, la vanité de ses effets. Cet échec la rend profondément romantique. Il y a quelque chose d'Adèle H. chez cette femme entière et frémissante, dévolue à un amour à sens unique. Christine Angot n'éprouve plus le besoin de choquer. Elle ose se montrer sensible, amoureuse, fragile, retenue.
Toujours experte en crudité physique, elle s'ausculte avec une ferveur bien plus poétique qu'autrefois. Son corps vibrant finit par devenir métaphore de son écriture, toujours plus ouverte et organique... Christine Angot continue de ressasser, de ruminer, de ratiociner. Mais ce «ratiocinéma» bouleverse par son humilité...


  • La revue de presse Philippe Sollers - Le Nouvel Observateur du 24 août 2006

Qu'est-ce qu'un roman nécessaire ? Georges Bataille disait : «Un livre auquel l'auteur a été contraint.» On a toujours ce sentiment en lisant Christine Angot. Mais surtout «Rendez-vous», son meilleur livre...

Elle dérange les clichés, les conventions, les dérobades et les attitudes. Les acteurs de la vie jouent faux, ils se foutent de la littérature. Mais c'est quoi, la littérature ? Un art du délire et du désir demeuré désir. Angot maîtrise son délire, elle voit juste, elle ne cède pas sur son désir. C'est pourquoi elle a raison de dire que son livre, en définitive, est beaucoup plus qu'un livre. On le lui reprochera, mais à côté, par calcul, conformisme, pruderie, mesquinerie, jalousie. Voyez tous ces livres inutiles, fabriqués comme des livres. Au-delà des bavardages qu'elle va susciter, Angot a joué, elle joue, elle avance, elle a gagné. Quoi ? Le public, qui n'a pas besoin d'autorisation pour comprendre.


  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 25 août 2006

... Christine Angot s'est retrouvée dans ce Rendez-vous - avec elle-même - qu'on aurait tort de ranger dans la banale case "autofiction". Il s'agit d'autre chose. Curieusement, Angot a en commun avec Simone de Beauvoir - qu'elle citait sans la nommer dans Les Désaxés et qui est si éloignée d'elle par sa maîtrise des concepts philosophiques - la passion de la vérité, si cruelle qu'elle soit pour elle, si désagréable et blessante qu'elle soit pour les autres.

Personne n'est épargné. Angot va au bout de ce qu'elle a à dire...
Angot toutefois n'est pas radicale. Ce milieu social qu'elle dit détester l'attire aussi. Elle aime les pièges que lui tend la société, le spectacle, le désir de représentation et de reconnaissance...

Le spectacle, justement, apporte, avec un comédien, Eric, le personnage qui envahit tout le livre. On pourrait sûrement l'identifier, Angot donne des détails, cite des rôles qu'il a tenus, mais on s'en moque. Ils couchent une seule fois ensemble. Ils font aussi, ensemble, une lecture. Elle est "fixée sur lui". Lui est ambigu. D'abord, il lui dit ce qu'elle veut entendre. Par exemple : "Tu dis que tu as peur qu'il n'y ait que l'écriture entre nous, mais moi, l'écriture, c'est quelque chose qui peut me remplir une vie." Puis il part, elle ne peut plus le joindre, il éteint son téléphone portable, elle laisse des messages, il ne rappelle pas, lui parle enfin, n'a pas le temps de la voir, finalement lui donne un rendez-vous, lui fait des confidences, quitte sa femme, a des soucis avec les enfants, doit se concentrer sur son nouveau rôle au théâtre... C'est clair, ça ne marchera pas, il vaudrait mieux oublier cet Eric et aller voir ailleurs.

S'il y a une femme qui ne peut pas entendre un tel propos, c'est bien celle qui parle d'elle dans ce Rendez-vous...

Toutefois, en osant aller au bout de cet aveuglement et en l'écrivant, Angot se met en danger, et elle le sait... Mais Christine Angot a su jouer avec ce danger, et se jouer de lui, ce qui fait de ce Rendez-vous, à ce jour, son meilleur livre.


  • Les courts extraits de livres : 03/07/2006

Je l'avais appelé, nous avions rendez-vous le jeudi suivant pour déjeuner. Il jouait le soir, et moi j'avais le Salon du Livre, c'était le jour de l'ouverture, je devais partir tôt. Nous nous étions retrouvés à midi. Au plus tard à trois heures je pensais que je serais partie, mais nous étions encore ensemble à cinq heures, et ça aurait pu durer. J'étais en retard. Il y avait la queue au taxi, il faisait chaud, le 17 mars, je m'en souvenais. On avait parlé, on avait ri, à la fin il avait dit : ça valait le coup d'attendre. On allait faire cette lecture, à Toulouse, il aurait du temps libre l'après-midi avant de jouer, et dans quelques semaines tout son temps pour travailler avec moi. Pour préparer, il me demandait si moi aussi j'avais du temps. Je lui demandais comment il vivait ces moments où il ne jouait pas. Les trois premiers jours ça allait, puis il fallait faire les courses... - Tu as des enfants ? Ç'avait été la seule incursion personnelle ce jour-là, lui, il n'avait pas de question à me poser, il avait tout lu, il savait que j'avais un enfant. On parlait d'autre chose. On aurait pu continuer de parler, encore des heures sûrement, mais j'étais en retard. A la station, un type pas mal était le premier de la file, avec sa valise, deux femmes lui proposaient de faire voiture commune, il allait à Roissy ce n'était pas possible. J'habitais sur le chemin de Roissy, je lui avais demandé de me déposer. Il m'emmenait. J'étais écrivain ? J'étais Christine Angot ? Il n'avait jamais lu mes livres, il allait en acheter un tout de suite à l'aéroport.


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