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Auteur : Nicolas Sarkosy
Date de saisie : 26/08/2006
Genre : Politique
Editeur : XO, Paris, France
Prix : 16.00 € / 104.95 F
ISBN : 978-2-84563-287-5
GENCOD : 9782845632875
Un essai remarquable par la justesse de son analyse et la hardiesse de ses propositions ! Une ode au libéralisme social, en rupture avec le ronronnement convenu de nos politiques actuels !
«D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu agir. Transformer le quotidien, rendre l'impossible envisageable, trouver des marges de manoeuvre, m'a toujours passionné.
La politique n'était pas une tradition familiale. Tout même aurait dû m'en éloigner : je n'avais ni relations ni fortune, je n'étais pas fonctionnaire et j'avais un nom qui, par sa consonance étrangère, en aurait convaincu plus d'un de se fondre dans l'anonymat.
Mais la politique a cet intérêt unique et tellement exigeant de se faire avec les Français, pas contre eux, ni sans eux. J'aime l'idée d'une action commune, vers un même objectif, pour donner un espoir à des millions de gens. Tant de gens ont renoncé. Renoncé à croire que demain peut être plus prometteur. Renoncé à un avenir plus heureux pour leurs enfants.
Je veux expliquer ici qu'il n'y a pas de fatalité pour celui qui veut bien oser, tenter, entreprendre. Dans un monde qui bouge à toute vitesse, l'immobilisme est la posture la plus risquée pour notre pays comme pour chaque Français.
J'aime construire, agir, résoudre les problèmes. Je crois que tout se mérite et qu'au final l'effort est toujours payant. Voilà mes valeurs. Voilà pourquoi je fais de la politique, voilà ce qui justifie, à mes yeux, de vouloir conquérir les plus hautes responsabilités. Voilà ce que je viens vous dire.»
Nicolas Sarkozy
Le 21 avril 2002, un maelstrom.
Le contexte dans lequel nous avons pris les rênes du gouvernement en 2002, après le résultat dramatique du 21 avril, était très difficile. Les 82 % obtenus par Jacques Chirac au second tour des élections présidentielles dissimulaient mal les performances médiocres des candidats dits de gouvernement au premier tour, ainsi que l'absence de programme précis sur lequel bâtir l'action, à l'exception notable des questions de sécurité. J'ai toujours pensé que la gravité de ce qui s'était passé le 21 avril résultait autant de l'ampleur des résultats obtenus par les partis extrêmes que de la faiblesse de ceux obtenus par Lionel Jospin et, disons les choses comme elles sont, par Jacques Chirac.
En réalité, qu'une catastrophe de cette nature finisse par survenir était prévisible. Cela faisait des années que le fossé se creusait entre les Français et les responsables politiques et que les signes annonciateurs d'un tsunami politique s'accumulaient.
Premier signe avant-coureur, l'instabilité politique. Depuis 1981, les Français n'ont jamais reconduit un seul gouvernement en place, une situation ignorée de la plupart de nos partenaires européens. En Allemagne, le gouvernement d'Helmut Kohi a connu seize ans de pouvoir continu entre 1982 et 1998. En Espagne, neuf années de gouvernement Aznar ont succédé à quatorze ans de gouvernement Gonzalez. En vingt-sept ans, la Grande-Bretagne a eu 3 Premiers ministres, la France 12. Ce chiffre est proprement consternant et montre la vanité de nos déclarations sur la stabilité des institutions. Pendant ce temps, nos partenaires disposent de temps pour mener des réformes et procéder aux adaptations nécessaires.
L'abstention, ensuite. Elle a doublé en vingt ans. La France figure désormais parmi les pays de l'Union européenne où le taux d'abstention est le plus élevé (57 % aux élections européennes de 2004 contre 44 % en moyenne dans l'Union européenne). L'abstention est particulièrement forte chez les jeunes de moins de trente-cinq ans, chez les chômeurs et chez les personnes aux revenus modestes, c'est-à-dire chez ceux qui n'ont quasiment connu en politique que l'immobilisme des vingt dernières années ou qui en souffrent le plus directement.
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