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.. Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux

Couverture du livre Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux

Auteur : Kate Atkinson

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Ed. de Fallois, Paris, France

Collection : Isabelle Caron

Prix : 19.00 € / 124.63 F

ISBN : 978-2-87706-599-3

GENCOD : 9782877065993

  • Les présentations des éditeurs : 10/08/2006

Parce qu'il a été témoin d'un violent accrochage entre deux automobilistes, Jackson Brodie, dont nous avons fait la connaissance dans La Souris bleue, va se trouver lancé dans une série d'aventures incroyables.

Les choses s'arrangent... est un thriller, une comédie noire et une satire de la vie contemporaine britannique. Plusieurs intrigues se croisent avec brio dans un texte porté par un humour subversif et un suspense hitchcockien. Sont brocardés entre autres un certain théâtre d'avant-garde, les exercices auxquels doivent se plier les écrivains pour vendre leurs livres, une certaine littérature populaire, les promoteurs immobiliers, l'exploitation sexuelle des jeunes femmes d'Europe de l'Est, les nouveaux riches.

Le regard décapant de Kate Atkinson sape les prétentions et les illusions des personnages et dynamite nos certitudes.

La Presse et «La Souris bleue»

«Un livre qui parle de perdition, mais aussi de rédemption et de compassion, déchirant, étourdissant, palpitant, à lire toutes affaires cessantes.»
CHRISTIAN GONZALEZ, Madame Figaro

«Des trois cents pages de La Souris bleue, on sort ébahi et comblé.»
ISABELLE LORTHOLARY, Elle



  • La revue de presse Frédéric Vitoux - Le Nouvel Observateur du 28 septembre 2006

Tout cela est délirant, certes, mais tout cela nous met en joie. Et pourquoi ? Tel est bien le miracle Atkinson. On rentre dans son jeu, tout simplement parce que c'est un jeu. Parce que ses intrigues nous enchantent, dès l'instant où elles lui offrent l'occasion de se déchaîner contre les désirs érotiques et transpirants des hommes, l'hébétude affligeante des ados, les sottises de l'avant-garde théâtrale, la cuisine écossaise, les mères abusives, la crétinerie vacharde des auteurs de polars les uns envers les autres, en bref la condition humaine ! Cela s'appelle le bonheur romanesque. Ou la liberté joyeusement vitriolesque de Kate Atkinson.


  • La revue de presse André Clavel - Lire, septembre 2006

Des meurtres et des péripéties en série, une intrigue échevelée au pays des fantômes: jubilatoire !

On va, on vient, on cascade, on salive, et Miss Atkinson noue une intrigue vertigineuse où un meurtre en cache un autre, où un trafic dissimule une sombre magouille, et où tout s'emboîte comme ces poupées russes que collectionne l'un des héros. Il fallait un talent diabolique pour réussir cet exercice de haute voltige où le suspense se colore de satire: à la moindre occasion, la romancière flingue l'Angleterre bobo et affairiste dont elle exhibe les travers avec une ironie vacharde. Bilan: Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux est un festival d'humour doublé d'un remarquable numéro de funambulisme littéraire. La totale.


  • Les courts extraits de livres : 10/08/2006

Si - comme c'était fréquent - les gens lui demandaient pourquoi il était devenu écrivain, Martin répondait que, passant le plus clair de son temps dans son imagination, il s'était dit : pourquoi ne pas faire de ce passe-temps un gagne-pain ? Il le disait sur un ton jovial, sans pouffer, et les gens souriaient comme s'il avait dit quelque chose d'amusant. Ils ne comprenaient pas que c'était la vérité : il vivait dans sa tête. Pas d'une façon intellectuelle ni philosophique, sa vie intérieure était d'une remarquable banalité. Il ne savait pas si c'était la même chose pour tout le monde : les autres gens passaient-ils leur temps à rêvasser d'un quotidien meilleur ? Personne ne parlait jamais de la vie de l'imagination, sauf pour les formes d'art élevé du type Keats. Personne ne mentionnait le plaisir de s'imaginer dans une chaise longue sur une pelouse, sous un ciel d'été sans nuages, devant la profusion d'un vrai thé à l'ancienne préparé par une femme maternelle à la poitrine généreuse et au tablier immaculé, qui disait des choses du genre «Allez, mangez, mes canards», car c'est ainsi que s'exprimaient les femmes maternelles à la poitrine généreuse dans l'imagination de Martin, une étrange forme de discours sous-dickensien.

Son univers intérieur était si supérieur au monde extérieur. Scones, confiture de cassis maison, crème épaisse. Des hirondelles fendaient le ciel infiniment bleu et descendaient en piqué comme des pilotes de la bataille d'Angleterre. Le bruit distant d'une balle de cuir sur le saule d'une batte. L'odeur d'un thé brûlant et fort et de l'herbe fraîchement tondue. Ces choses étaient tout de même préférables à un fou furieux brandissant une batte de base-ball, non ?


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