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.. Marilyn dernières séances

Couverture du livre Marilyn dernières séances

Auteur : Michel Schneider

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 20.90 €

ISBN : 978-2-246-70371-6

GENCOD : 9782246703716

Manuel de Poncheville, élève du cours Florent - 17/10/2006


Michel Schneider - 04/09/2006


  • Les présentations des éditeurs : 25/08/2006

Trente mois durant, de janvier 1960 au 4 août 1962, ils formèrent le couple le plus improbable : la déesse du sexe d'Hollywood, Marilyn Monroe, et le psychanalyste freudien strict, Ralph Greeson. Elle lui avait donné comme mission de l'aider à jouer au cinéma, de l'aider à se lever, de l'aider à ne pas mourir. Il s'était donné comme mission de l'entourer d'amour, de famille, de sens, comme un enfant en détresse. Il voulut être sa peau, mais pour avoir été la dernière personne à l'avoir vue vivante et la première à l'avoir trouvée morte, on l'accusa d'avoir eu sa peau. «Je suis une vraie blonde, disait Marilyn à Truman Capote. Mais personne ne l'est naturellement comme ça.» Ce roman est comme les cheveux de Marilyn, vraiment faux. Contrairement à l'avertissement désuet des romans et des films, ici, tous les personnages évoqués et les faits rapportés ont existé. Les citations de leurs récits, notes, dictées, lettres, films, articles, entretiens, livres, etc., sont leurs propres mots. «Mes premiers plans sont inventés et mes fonds réels», disait Flaubert à propos de L'Education sentimentale.

Michel Schneider a écrit sur la littérature : Baudelaire, Maman ; sur la musique : Glenn Gould, Musiques de nuit, Schumann ; et sur la psychanalyse : Blessures de mémoire, Voleurs de mots. Il a écrit deux fictions : Bleu passé et Je crains de lui parler la nuit.



  • La revue de presse Astrid Eliard - Le Figaro du 28 septembre 2006

«JE N'AIME PAS les autoportraits.» Ni les magnétophones, ces traîtres qui vous piègent avec vos propres mots. Un peu crispé à l'idée de se raconter, Michel Schneider est soulagé de voir qu'en fait de sa bête noire, c'est un inoffensif carnet de notes qu'on a dégainé. Comme une formalité, avant d'attaquer un sujet qui le passionne, «sa» Marilyn, il se prête au jeu, parle de lui et de ses vies multiples...
Michel Schneider ne traque pas cette vérité, il l'imagine selon le «mentir-vrai» formulé par Aragon, sans doute le seul accès au réel. Tout au long de ces 500 pages, il restitue l'accent autrichien de Billy Wilder, le cabinet de Greenson, l'aventure de Monroe avec Montand, ses tête-à-tête spirituels avec Capote, ses comas répétés sur les tournages. Schneider prête à la belle des mots de visionnaire, des réflexions subtiles sur la mort, son image, son existence qu'elle ne parvient à habiter. Il aime voir en elle l'inspiratrice de Holly Golightly, la cover-girl du Petit déjeuner chez Tiffany, incarnée à l'écran par Audrey Hepburn (au grand dam de Schneider qui ne lui trouve aucune sensualité), qui perce à elle seule le mystère de Marilyn : «Mieux vaut regarder le ciel que d'y être. C'est un endroit si vide, si vague. Juste l'endroit où se promène le tonnerre et où les choses disparaissent.»


  • La revue de presse Michel Schneider - Libération du 28 septembre 2006

Marilyn dernières séances explore ce lien en approfondissant un cas extrême, qui tire peu à peu à lui la couverture du divan et de l'écran : les rapports entre Marilyn Monroe et son quatrième et dernier analyste, Ralph Greenson. Le jour où elle meurt, le 4 août 1962, elle a eu deux longues séances avec lui. Ce n'était pas inhabituel. Il voit son corps sans vie, chez elle, dans la nuit, pâle sur des draps bleus. Jamais il ne se remettra de sa disparition...
Le texte débute «plutôt» comme un document : même s'il n'en est pas un, il en fait l'effet. C'est alors un excellent livre de seconde main, qui effectue au mieux cette opération des temps modernes : combiner dans l'ambiguïté les traces existantes. Puis, peu à peu, il s'enfonce dans autre chose : des dialogues, de la psychologie, du commentaire, toute une ventriloquie créative. Schneider parle de plus en plus à la place des morts qu'il nous a présentés selon les meilleures sources, et autour d'eux. A mesure qu'on approche de la fin de l'héroïne, l'effet-roman prend le pas sur l'effet-document.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 23 septembre 2006

Comme certains films noirs, cette histoire commence par une scène qui devrait en être l'épilogue : le corps sans vie d'une femme blonde dans une chambre d'hôtel de Los Angeles, et, au coeur de la nuit, un homme qui, au téléphone, d'une voix sans timbre, signale à la police ce décès. Si suspense il y a, dans ce très beau roman de Michel Schneider, il ne réside donc pas dans la conclusion du récit. Simplement, cette fin tragique annoncée nimbe-t-elle d'un bout à l'autre le roman d'une aura tragique, crépusculaire. La femme, c'est Marilyn Monroe.
Quant à l'homme, il s'agit de Ralph Greenson, le dernier des psychanalystes de l'actrice.


  • La revue de presse Daniel Rondeau - L'Express du 14 septembre 2006

Structuré autour de scènes assez brèves, qui s'enchaînent, se complètent et se fondent pour donner un rythme fluide à cette enquête qui n'en est pas une, Marilyn, dernières séances, tragédie moderne, est une méditation très fine sur l'art du cinéma (art des images ou art des mots ?), sur la timidité des acteurs, sur ce perpétuel combat que la plupart d'entre eux doivent mener contre eux-mêmes, et une réflexion sur les limites (ou les excès) de la psychanalyse. C'est aussi deux présences magnifiquement rendues. Greenson, l'homme de la parole, qui se laisse pousser la barbe et s'enfonce dans les méandres de «l'usine à images d'Hollywood». Marilyn, la femme silencieuse que les deux frères Kennedy se repassaient «comme une pièce de viande», l'innocente qui cherchait le secret des mots (et des écrivains) pour s'en faire des amis.


  • La revue de presse Olivia de Lamberterie - Elle du 4 septembre 2006

C'est un fantasme absolu : savoir ce que Marilyn Monroe confia, les deux dernières années de sa vie, à son psychanalyste. Dans «Marilyn dernières séances», Michel Schneider imagine justement cette relation. Alors que la blonde a été dévisagée sous tous les angles, envisagée sous tous les prismes, l'écrivain et psychanalyste réussit, lui, à faire entendre sa voix.

Par un savant jeu d'allers-retours, de flash-back, de zooms et de grands plans (très cinématographiques), ce n'est pas la vie de Marilyn Monroe qui est racontée, mais sa mort. «Je ne me demande pas qui ? Je me demande : qu'est-ce qui a tué Marilyn ? Le cinéma, la maladie mentale, la psychanalyse, l'argent, la politique ?» Et c'est tout cela, d'Arthur Miller aux Kennedy, en passant par le strass et le stress, qui est raconté dans ce roman monde.


  • La revue de presse Jacques-Pierre Amette - Le Point du 24 août 2006

... Notre collaborateur du Point a toujours pris la mort pour sujet de réflexion, aussi bien dans son «Baudelaire, les années profondes» qu'avec «Morts imaginaires», prix Médicis 2003. En racontant les fins, agonies, derniers mots, confessions ultimes, effroi ou sagesse dernière de ses écrivains préférés, de Nerval à Goethe et de Tchekhov à Jean Rhys. Il sonde, en bon analyste, ce qu'on élude, explore ce qu'on cache, commente ce qui est tapi et dévoile ce qui se règle à l'approche de l'abîme, dans le silence ou la frayeur la plus sauvage. La ligne de vie qui préside à la naissance et au développement de tant de romans fait place, chez lui à une ligne de mort ; elle lui permet, ainsi, de remonter le temps, par épisodes, scènes, songes, mensonges. La vision du mort, chez lui, éclaire la vie avec une sombre ironie comme si l'allée du cimetière menait tout droit aux premiers jeux de l'enfance...

Cette fois, Schneider soulève la pierre tombale de Marilyn Monroe. Couchée telle une momie dans les bandelettes de sa légende, écrasée par tant d'écrits et de biographies, il fallait sortir l'icône et la sainte de sa messe médiatique. Avec ce livre elle reprend son éclatante carnation, son été, ses bains de mer, rendue plus libre et plus aérée par l'imagination et les soins paternels de Schneider. Elle retrouve la délicatesse d'un être humain, sorte d'Albertine disparue, fugitive revenue dans sa villa, non plus harcelée et dévorée par les flashs des photographes et les éclairages de plateau, mais livrée à son psychanalyste, ce docteur Ralph Greenson qui est l'autre grand personnage de ce roman...

On assiste à des tournages, on rencontre les maris, les ex, les amants longue durée, les bons ou mauvais coups d'un soir, d'une heure, les galants professionnels, les salauds célèbres ou oubliés, les vrais fidèles, et les compagnons de chagrin. Schneider ne cache rien des manies sexuelles, des transes, des dégringolades, de cette dépressive à la recherche d'une cajolerie définitive. C'est un livre dur, brutal, coupant comme du verre.
Travail saignant, précis, acharné. Schneider accompagne un chemin de croix, mais dans le champagne, dans la tambouille des artifices hollywoodiens, entre hôpital et séances photo, un chemin de croix avec milliers de dollars, cachets fabuleux, déprimes à répétition, moments nus...

Schneider a utilisé une documentation démentielle. Les décors, les conversations téléphoniques, les réflexions d'un analyste, les ragots, les orgasmes, les secrets d'une cure. Les liens si ambigus, tortueux, en miroir et faustiens de l'analyste et de sa patiente font l'objet d'une analyse serrée...

L'art de Schneider se révèle dans cette approche si soigneuse, si scrupuleuse qui consiste à épier et décrire les symptômes d'une femme qui trouble encore notre monde depuis son outre-tombe, sans juger, mais, non plus, sans cacher ce qui épouvante dans ce drame.


  • Les courts extraits de livres : 05/09/2006

Rewind. John Miner, depuis longtemps retraité, aurait aimé pouvoir presser la touche d'un magnétophone où serait insérée une des bandes que Marilyn avait enregistrées à l'intention de son psychanalyste fin juillet ou dans les premiers jours d'août 1962. Sur ces bandes Ralph Greenson avait collé une étiquette : MARiLYN dernières séances. Miner les avait écoutées et retranscrites, quarante-trois ans plus tôt, mais il ne les avait jamais possédées ni réentendues depuis. Elles avaient disparu du vivant de l'analyste. Ou après sa mort, comment savoir ? Il n'en restait que ce que Miner en avait résumé d'une minutieuse écriture de légiste. Saluant le journaliste, le vieil homme tenait d'une main tremblotante une liasse de papiers jaunis et froissés. Backwright le pria de s'asseoir, lui tendit un verre d'eau réfrigérée.
- Qu'est-ce qui vous amène à vous confier à la presse après tant d'années ?
- Ralph Greenson était un homme de bien. Je l'ai connu bien avant la mort de sa patiente. Quand j'étudiais la médecine avant de me consacrer au droit pénal, j'ai suivi ses cours de psychiatrie à l'UCLA (Universiry of California, Los Angeles). Je le respectais et le respecte encore. Il me fascinait Deux jours après la mort de Marilyn Monroe, il m'avait demandé de l'interroger parce qu'il voulait revenir sur ses premières déclarations à la police. Il était très inquiet d'être présenté dans les journaux comme " l'étrange psychiatre " ou " le dernier homme à avoir vu Marilyn vivante et le premier à l'avoir vue morte ". Il tenait à me faire entendre deux bandes magnétiques qu'il avait reçues d'elle le dernier jour, samedi 4 août 1962. Il me les laissa pour que je les transcrive, à condition que je n'en divulgue pas le contenu, même au District Attorney ou au coroner. Après l'autopsie, j'avais trop de questions sans réponses pour refuser ce témoignage, si difficile qu'il me parût de le conserver secret.


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