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.. L'amour comme on l'apprend à l'école hôtelière

Couverture du livre L'amour comme on l'apprend à l'école hôtelière

Auteur : Jacques Jouet

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : POL, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 22.90 €

ISBN : 978-2-84682-159-9

GENCOD : 9782846821599

Jacques Jouet - 09/10/2006


  • Les présentations des éditeurs : 04/09/2006

Avant de nourrir et d'héberger, l'hôtel et le restaurant se doivent d'être les lieux rêvés de l'amour. C'est là la conviction de Georges Romillat, jeune professeur d'amour à l'Ecole hôtelière. Avec une de ses élèves qui devient sa femme, il fonde l'Hôtel du Large afin que la pratique ressemble à la théorie. L'imprévisible imprévu voit la naissance d'un fils phénoménal : Sylvain, enfant prodige et prodigue, champion du sexe précoce, de l'homosexualité, de la mythomanie, du spectacle-roi, du bonheur marginal, de la générosité et de l'irresponsabilité financière (liste non close). Le roman familial qui traverse les " Trente glorieuses ", la guerre d'Algérie, Mai 68 et jusqu'aux années sida et à l'euro, voit pour finir la chute de la maison du Large laminée par l'apparition des grandes chaînes hôtelières.



  • La revue de presse Jean-Baptiste Harang - Libération du 31 août 2006

Le livre n'est pas mince, vingt-huit cahiers de seize pages, de quoi lire, et pourtant, un long moment, on se contente d'en méditer le titre, comme s'il était à lui seul un roman ouvert, à la discrétion inventive de chaque lecteur. On ne savait pas que l'amour s'enseigne dans les écoles hôtelières, alors qu'il suffit d'avoir fréquenté quelque peu les hôtels pour comprendre qu'à l'évidence, il y a matière. C'est un roman, un gros roman, qui commence, comme il se doit, par un avertissement qu'on croit rituel avant qu'il ne s'évade avec son dernier mot : «Toute ressemblance des personnages de ce roman avec des personnes existant, ayant existé ou existant dans le futur et le concret ne saurait être que le fruit de la potentialité.» «Potentialité» nous rappelle que Jacques Jouet est un membre éminent de l'Oulipo, Ouvroir de Littérature Potentielle, mais, dès la première phrase du récit, on l'oublie pour longtemps, jusqu'à l'épilogue où il faudra bien s'expliquer sur les fruits de cette potentialité : «Le deux février 1930, à six heures du matin, naquit Georges Romillat entre les cuisses de sa mère. Elle dira volontiers, sa vie durant, qu'il vint dès le début jouer entre ses jambes», ce ton de narration va nous tenir éveillés pendant quatre cents pages, quatre cents pages d'histoires humaines, drôles, parfois loufoques, grandeur et décadence du sentiment hôtelier sur deux générations. Romillat n'est pas le premier venu, on l'a croisé quelquefois dans d'autres livres de Jacques Jouet. L'histoire de Georges d'abord, puis de Sylvain, à travers un demi-siècle d'Histoire de France.


  • Les courts extraits de livres : 11/10/2006

À ses débuts dans la profession culinaire, Georges changea souvent de restaurant, parfois remercié, souvent remerciant. On l'estimait trop géné­reux avec la clientèle ; il trouvait ses patrons pingres, à compter les morilles comme des pépites d'or. Il partait quand tel ou tel n'avait plus rien à lui apprendre. Il se jura qu'un jour, dans cette corporation, il serait son propre maître.
C'était Julie qui s'occupait de ses gains avec un soin de banquière professionnelle, lui préparant sou à sou un pactole pour un avenir encore sans contours. Elle apprenait la dactylo et les fondements du secrétariat comptable. La famille mûrissait. Madame Romillat mère se vit bientôt déchargée par sa fille de sa dernière responsabilité : le linge de Georges. Absente de ses minutes comme l'avait été, à la fin de sa vie, son père de légende1, Madame Romillat mère mourut du coeur et de ne plus savoir quoi faire de sa vie. Et ce fut comme si Georges n'attendait que cela pour regagner Paris, qu'il considérait comme son vrai terroir. Sa valise était légère : quelques vêtements passe-partout roulés autour de ses couteaux et spatules. La gare Montparnasse était pleine de vie.
Il fit des pieds et des mains pour habiter rue Gaspard-Monge, trouvant finalement à s'embaucher dans un petit hôtel de la Contrescarpe, à l'enseigne du Pot de Fer à Moulin. Sa carrière prenait du muscle, après Les Ponts-de-Cé. Le confort de l'hôtel était sommaire. Il fit de son mieux pour l'améliorer, à petits pas et d'une façon rationnelle qui n'entraînât pas la ruine du propriétaire.
À Paris, donc, s'étant lié par accident avec des étudiants en histoire qui ne semblaient pas étudier souvent mais qui l'impressionnaient par leur conversation, Georges plongea dans les livres et les cahiers. En douze mois de travail intensif, il se remémora ce qu'il avait oublié et rattrapa ce qu'il avait négligé d'apprendre dans les disciplines lourdes, avec pas mal d'anglais et d'italien, en prime. Tout surpris de travailler si facilement dans des domaines qui l'avaient naguère effrayé, il passa son baccalauréat sans peine en candidat libre.
Bientôt, il quitta le Pot de Fer à Moulin, dont il estimait avoir fait le tour. Il eut un fier certificat.


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