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.. La défaillance des pudeurs

Couverture du livre La défaillance des pudeurs

Auteur : Christophe Girard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Seuil, Paris, France

Prix : 14.50 €

ISBN : 978-2-02-087707-7

GENCOD : 9782020877077

Christophe Girard - 18/10/2006


  • Les présentations des éditeurs : 22/09/2006

Une enfance au bord de la Loire, du côté d'Angers. C'est une famille de quatre enfants, douce, sans excès, dans une forme de bonheur incertain. Et puis, les choses basculent. Une des deux soeurs, Marianne, meurt. On ne sait pas très bien dans quelles circonstances. C'est le mystère qui unit et sépare, qui pèse désormais sur les jours comme une chape de plomb, et qui engloutit la mère dans un désespoir lancinant, avec les absences et les maisons de repos. Un jour, elle disparaît dans la Loire de l'hiver, en un discret suicide. Sans emphase ni pathos, le narrateur cherche à comprendre un mystère et peut-être les signes d'un destin mélancolique que seul un formidable appétit de vivre lui permettra de tenir à distance.

Christophe Girard est né en 1956. Elu de Paris ; il est adjoint de Bertrand Delanoë à la culture depuis 2001.


  • Les courts extraits de livres : 27/10/2006

Je m'appelle Yvon. Je suis né sous le signe du Verseau. Mon ascendant est le Bélier, pour les Chinois je suis Singe. Enfant, je jouais à me faire peur mais je sortais vainqueur des épreuves que je m'imposais.
Nous vivions à la campagne, la campagne douce et harmonieuse des bords de la Loire, rivière grise, verte et bleu sombre des reflets changeants de l'ar­doise de nos toits. Notre maison était posée à la sor­tie d'un village presque plat mais gaillard. Devant chez nous glissait une longue route départementale qui conduisait vers nulle part. À la tombée de la nuit, en automne, j'enfilais mon anorak, prétendais ramasser les derniers marrons et quelques feuilles rougies de la vigne vierge et finissais par enfin disparaître. J'escaladais le grand portail du jardin avec précaution pour l'empêcher de grincer car je sentais ses gonds toujours prêts à me trahir. Le ventre serré, le coeur fou, je prenais mes jambes à mon cou et, après avoir dépassé le dernier réver­bère, je me livrais à la nuit. Pas une voiture, pas un vélo, j'entendais les arbres chuchoter et répéter leur gigantesque ballet de branches. Les peupliers légè­rement courbés semblaient applaudir à ma course et encourager mon exploit. Je m'étais imposé de ne pas dépasser le grand virage du bout de la route, juste avant les caves à champignons, car il y faisait très noir et l'odeur du fumier y était étouffante, écoeurante. Les caves taillées dans le tuffeau blanc ouvraient leurs gueules sombres et fraîches et sem­blaient vouloir m'avaler au passage comme on gobe une mouche.
Par peur d'être vu, je n'accomplissais jamais mon rituel les jours de pleine lune, mais qui m'aurait donc aperçu ? J'étais bien jeune pour avoir déjà ce goût du péché. J'acceptais les étoiles, petites amies lointaines, complices de mon secret. J'aimais cette sensation de pouvoir et de liberté mêlés de culpabilité mais je ne savais l'exprimer, dans toute ma confusion puérile, qu'en effectuant régulièrement mes sorties nocturnes.
L'air frais du soir et l'anonymat soudain du paysage me gonflaient, m'enivraient. J'aimais boire ce jus de nuit. J'ai retrouvé cette jouissance aiguë et brûlante à l'adolescence dans mes exercices manuels et solitaires. Mes escapades duraient-elles un quart d'heure ou une heure ? Je ne saurais le dire, mais je rentrais toujours à temps pour dîner. Sur le chemin du retour, épuisé, je traînais mes brodequins, guidé par le grand réverbère de l'entrée du village avec, au fond, pour seul repère, bien que brouillé, la silhouette du clocher pointu de l'église, dressé comme un hennin.


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