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.. Un pont d'oiseaux

Couverture du livre Un pont d'oiseaux

Auteur : Antoine Audouard

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 21.00 €

ISBN : 978-2-07-077953-6

GENCOD : 9782070779536

Antoine Audouard - 28/09/2006


  • Les présentations des éditeurs : 25/09/2006

Une légende vietnamienne raconte que l'étoile du soir et l'étoile du matin sont amoureuses mais ne peuvent jamais se rencontrer. Deux fois par an, les corbeaux font un pont par-dessus la Voie lactée et leur permettent de se réunir. En 1945, Pierre Garnier s'engage pour aller combattre en Indochine. Il y devient le correspondant du journal des troupes françaises en Extrême-Orient. Alors qu'il éprouve une même répulsion pour le colonialisme français et pour le communisme viêt-minh, les hasards de liaisons amoureuses violentes et sans espoir et ceux de la guerre le mèneront d'un bout à l'autre du pays, jusqu'à la défaite. La vie de Pierre est reconstituée par son fils André, le narrateur, qui l'a très peu connu. Au Vietnam, André arpente les rues et convoque des fantômes pour recomposer l'histoire d'une génération humiliée par la défaite de juin 1940, qui rejoignit l'Indochine à la Libération afin d'y rétablir une " certaine idée de la France ", et dont l'espoir se perdit quelque part entre Diên Biên Phu et les Aurès. Le voyage d'André à la recherche de ce père qu'il découvre trop tard nous entraîne au contact d'un univers colonial fascinant et hostile, peuplé de personnages de roman nommés Leclerc et Hô Chi Minh, d'Argenlieu et Giap, mais aussi dans la sensualité d'histoires d'amours impossibles, le mystère de secrets qui séparent les êtres et les pays - à moins qu'un pont d'oiseaux ne traverse le ciel.

Antoine Audouard est né en 1956. Il est l'auteur de plusieurs romans, dont Adieu, mon unique et La peau à l'envers.



  • La revue de presse Duong Thu Huong - Le Figaro du 26 octobre 2006

Je crois que l'auteur a porté le livre en lui depuis longtemps, qu'il a attendu l'opportunité d'une accumulation obsessionnelle devenue impossible à endiguer et suffisamment puissante pour trouver au bout du compte sous quelle lumière il peut l'exposer...
En allant à la recherche du père absent pour fermer la boucle de la relation immortelle entre un père et un fils, l'auteur a bâti un pont entre deux êtres, deux coeurs, mais il a aussi permis la jonction de deux générations, deux époques, deux pays...
Grâce à lui, nous faisons connaissance avec des gens venus d'ailleurs, nous les comprenons, nous pouvons pardonner leurs illusions et leurs erreurs, et, en fin de compte, nous les aimons. Parce que eux, c'est nous. Ou plutôt, nous aurions été eux si nous étions venus au monde à un autre moment. Dans ce sens, Un Pont d'oiseaux est le pont des amours.


  • La revue de presse Catherine David - Le Nouvel Observateur du 28 septembre 2006

«J'ai des choses à dire», déclare Pierre Garnier à son fils André, juste avant de passer l'arme à gauche. Les vivants taciturnes deviennent dans la mort de grands bavards. Dédié à la mémoire d'Yvan Audouard, père d'Antoine, «Un pont d'oiseaux» est un roman à plusieurs entrées. Reportage dans le passé de la France coloniale, méditation sur ce que la guerre fait aux hommes qui la font et à ceux qui en crèvent, mais aussi aux femmes qui passent par là, aux enfants à moitié abandonnés, à ce petit garçon qui joue à la guerre sur le tapis du salon, à la jeune fille silencieuse qui essuie le front de l'agonisant. Roman historique où l'on entend le fracas des bombes, les cris des suppliciés, le souffle des fantômes. Roman familial qui traverse les générations et analyse les conséquences à long terme des folies humaines.


  • La revue de presse Marc Lambron - Le Point du 21 septembre 2006

C'est l'un des plus ambitieux romans de cette rentrée. Pour son septième livre aux éditions Gallimard, Antoine Audouard, entré dans sa jeune cinquantaine, propose une fresque indochinoise qui sonne comme un requiem du rêve français. Animé du «goût irrémédiable des nostalgies antérieures», l'auteur ouvre son récit sur la mort d'un homme, au début des années 2000. Qui était Pierre Garnier ? Tout au long du récit, son propre fils va mener l'enquête sur ce disparu. L'investigation dessine le profil d'un jeune journaliste arrivant en 1945 à Saigon, frais émoulu de la Résistance, pour tomber dans le chaudron des haines coloniales : les Japonais défaits, l'apparition de Leclerc, les opérations de Massu vers le delta du Mékong, la guerre secrète du Viet-minh. Une jeunesse française ? Oui, mais à l'heure où un «peuple-dragon s'éveille et secoue ses écailles», pour jeter chacun dans des ténèbres qui ressemblent au «profond chagrin de la guerre»...
Après 1960, un rideau est tombé sur le grand genre et la vieille épopée ; il reste le roman pour recréer ce que les actes refusent. Jean-Luc Godard a coutume de dire que tout film est un documentaire sur lui-même. En ce sens, «Un pont d'oiseaux» est un documentaire sur son écriture : Audouard rend hommage aux disparus qui ont fait vivre la langue française dans laquelle il raconte une mort française. Son roman fait entendre une musique bouleversante


  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 23 septembre 2006

C'est un roman à l'ancienne, qui raconte une histoire, dans une contrée romanesque, avec des personnages fictifs qui croisent des personnages ayant existé, tout cela ancré dans une guerre d'Indochine que le roman français a jusqu'ici bien peu traitée. André Garnier part sur les traces de son père, qui, en 1945, a suivi l'armée en Indochine. Un père absent, une ombre égarée dans la tourmente d'une période que le fils, un demi-siècle plus tard, tente de comprendre.


  • Les courts extraits de livres : 05/10/2006

Le disque était rayé et pourtant les paroles changeaient, des détails inutiles étaient ajoutés ou retirés, avec une cohérence d'ensemble dont la logique restait secrète et dont la phrase finale résonnait comme un glas : «Moi pas moyen tuer vous. Vous déjà morts.»
Juste avant de mourir il trembla, tira sur lui les draps comme s'il voulait s'en envelopper. Il ne parlait plus, maintenant, il bavait et râlait. Je m'étais trompé en croyant ses yeux vides ou peut-être étaient-ils un miroir des miens. Mon fils était à l'école et j'avais toute une matinée pour laisser mourir mon père. C'était plus de temps qu'il n'en fallait, plus de temps que nous n'en avions jamais eu.
Il transpirait à grosses gouttes et je posais des gants de toilette sur son front. Je pris sa main dans les miennes; elle était petite et friable.
Au milieu de son agonie, il tourna son visage vers moi et me considéra avec une intensité noire et lumineuse, un sérieux d'enfant juste né. Il claqua la langue sur son palais mais il n'avait pas soif. D'un mouvement du menton il me fit signe d'approcher.
«J'ai des choses à dire», murmura-t-il très bas, mais net­tement. Et si cela n'était pas assez, il répéta plus fort, dans ce qui pour lui devait être un cri, mais qu'il émit en un croassement : «J'ai des choses à dire.»
Un soleil de printemps passait à travers les rideaux fermés. Je me levai et ouvris en grand, respirant un air frais, clignant des yeux en me disant que c'était une de ces journées.
Quand je me retournai il était mort et j'étais seul avec ses choses à dire.


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