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La Tasmanie... Marie-Paule, originaire du Loroux-Bottereau dans le vignoble J du pays nantais, avoue ne pas savoir grand chose de cette île australienne, mystérieuse, nichée au creux des Quarantièmes Rugissants, à part peut-être de vagues histoires de diables, quand, avec son mari, Alain, elle y émigré en août 1991.
Pourtant, après des débuts difficiles, elle y fera sa place, s'attachera à son nouveau pays, deviendra australienne et y créera même une entreprise qui lui vaudra plusieurs prix, "Exquisite Flavours", et dont elle nous narre les épopées.
A travers son récit et les multiples anecdotes drôles et parfois émouvantes qui ont jonché ses onze années en Tasmanie, Marie-Paule nous fait découvrir, outre son entreprise, son île, son histoire, son environnement écologique, sa culture mais aussi le multiculturalisme australien.
Les courts extraits de livres : 07/10/2006
Le vendredi seize août 1991 donc, nous quittons Nantes le coeur un peu en échaipe, quelque peu anxieux mais habités par l'excitation d'une nouvelle vie pleine de promesses et, certainement, de surprises. Je commence alors la rédaction de mon journal. Qu'est ce qui nous attend ? Signe du destin ou non ? Nous ne sommes pas assis ensemble dans l'avion qui nous emmène vers Charles de Gaulle. Ce ne sera pas notre seule séparation.
Paris - Maldives - Singapour - Melbourne. Le jour est a peine levé à notre arrivée à Melbourne et nous n'avons que peu de temps pour passer la douane et enregistrer nos bagages vers Hobart. Arrivés en salle d'embarquement -très calme en ce dimanche matin -, je balaie du regard les passagers qui, comme nous, attendent leur avion pour Hobart. Premier contact avec les habitants de notre nouveau pays. Ce n'est pas le coup de foudre ! C'est vrai qu'il y a beaucoup de personnes âgées mais mêmes les plus jeunes sont tous habillés de vêtements de couleurs ternes, plusieurs de pull-overs aux dessins géométriques d'un goût "discutable" et que je trouve sans classe ; les hommes semblent tous avoir la même coupe de cheveux, courts devant et très longs dans le cou et portent, pour la plupart, des bottes courtes (je le découvrirai plus tard, ce sont des Munies comme disent les Tasmaniens, fabriquées par Blundstone à Hobart) et des jeans très usagés. Mais tout cela ne semble soucier personne sauf moi qui en conclus rapidement que l'industrie du vêtement en Tasmanie, ma foi, ne doit pas être le plus beau fleuron de mon nouveau pays.