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.. Vivre la boulimie : à la recherche de son identité

Couverture du livre Vivre la boulimie : à la recherche de son identité

Auteur : Sylvette Riety

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Chronique sociale, Lyon, France

Collection : Comprendre les personnes

Prix : 14.20 € / 93.15 F

ISBN : 978-2-85008-643-4

GENCOD : 9782850086434

Alan Kerneuzet - 29/01/2007


  • Les présentations des éditeurs : 10/10/2006

«J'aurais pu vivre toute ma vie, ballottée de régime miracle en débâcle alimentaire, une vie grise à la surface de moi-même, contenant ma rage de vivre, éludant les problèmes de fond. Mon corps tentait de dire pour moi, en se manifestant violemment par des crises de boulimie qui me terrassaient. Petit à petit, j'ai entendu la souffrance enfouie, les manques à vivre, les angoisses d'abandon, le moi vidé de sa substance, la rage ravalée. S'est fait jour la notion de choix : maintenir le statu quo, continuer à "survivre" en toute sécurité ou prendre les risques du changement.»
Grâce à la rencontre de différentes personnes, aux outils thérapeutiques variés, l'auteur a modifié son comportement alimentaire, réhabilité son corps, réparé les brèches intérieures, dévoilé la honte, adouci la culpabilité, calmé l'angoisse, transformé la rage impuissante en force de vie.
Cette histoire singulière parle de cette démarche de connaissance, d'acceptation de soi, longue, profonde, aux multiples facettes.
Ce livre s'adresse donc à tous les boulimiques qui portent en silence, en solitaire, leur «maladie honteuse», à leur entourage, mais aussi à tous les enragés de la vie, prêts à s'aventurer de l'autre côté du miroir aux alouettes, tous ceux qui tracent leur chemin vers «Je suis».

Infirmière de formation, Sylvette Riéty a plongé très tôt dans les profondeurs de l'aventure humaine.
Son expérience professionnelle, ses difficultés et son questionnement personnel l'ont poussée à prendre en considération les messages du corps, la façon dont chacun exprime son histoire passée et présente, mobilise ses forces vitales.
L'enseignement du yoga, la pratique du massage et de la thérapie corporelle, son expérience de mère lui permettent d'approfondir sa recherche. Son désir de communiquer son expérience, à l'origine de ce livre, reste toujours aussi vif.


  • Les courts extraits de livres : 10/10/2006

Qui s'intéresse réellement à ce qui s'étouffe dans l'embonpoint, à ce qui se cache dans la graisse, à ce qui se noie dans la nourriture, à part quelques «psy» qui diluent la question dans leur jargon ?
Quand j'ai tenté de sortir de ma solitude et d'aborder mon problème en groupe, avec d'autres personnes ayant la même difficulté, je me suis aperçue que c'était complexe.
Rencontrer d'autres gros me soulageait un moment. Je n'étais pas seule à connaître ce tourment. Mais très vite, l'autre, miroir de moi-même, me ren­voyait une légère aversion, une pointe de pitié, un zeste de complaisance, tous ces sentiments détestables que je m'adressais volontiers et qui m'en­fonçaient dans le dégoût. Je me détournais et en fuyant je me convainquais que j'étais différente, je n'étais pas si molle, si lâche, si faible, si velléitaire. Je les comprenais et je les refusais car ils représentaient ce que j'étais incapable d'accepter de moi.
Rencontrer des gros qui avaient cessé de l'être me satisfaisait davantage mais ne m'aidait pas toujours. Je les divisais en deux camps : Ceux pour qui cela avait été facile parce que c'étaient des gros accidentels, avec un problème défini, passager. Il m'était difficile de m'identifier à eux. Ceux qui étaient des vrais gros et qui en avaient «bavé» pour s'en sortir. Ceux- là me plaisaient, surtout s'ils témoignaient avec leurs tripes. J'y recon­naissais mon combat, ils me donnaient l'espoir de m'en sortir un jour. Il me fallait cependant lutter contre un sentiment de dévalorisation car j'avais tendance à les mettre sur un piédestal inaccessible. Ne pas me sentir à leur hauteur risquait de me faire échouer.
J'étais également aliénée à un postulat que je croyais irrévocable : «Ce que j'ai à dire ne peut être entendu, compris, je ne peux que me débrouiller seule avec mon existence et soulager mon angoisse en mangeant».
Cet axiome était la base même de mon problème d'addiction et m'enfermait dans la solitude.
Quand je parle de solitude, j'évoque un sentiment présent à un niveau existentiel.


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