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Genre : Psychologie, Psychanalyse
Editeur : Erès, Toulouse, France
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-7492-0590-8
GENCOD : 9782749205908
TABLE DES MATIERES
Claude Dumézil
Avant-propos
Jean-Jacques Leconte
Objet où es-tu ?
Mercedes Baudes de Moresco
Les objets et leurs passions : El «amodio»
Albert Maitre
Passions et destins des passions : de l'un à l'unique
Pierre Sorel
L'analyste, objet dans la cure, la question de l'agalma
Roque Hernández
Évider le sujet : une fonction
Chantal Hagué
Quand la peau s'enflamme...
MichelFerrazzi
Corps - objets - mots
Marie-Claude Baïetto
L'envie et l'accès à l'objet
Martine Chalchat
Vol d'objets et/ou objet du vol
Florence Méry
Tricotage par la pulsion de mort : de la jouissance à l'amour
Claire Arnaud
Quand l'objet de la privation est du côté de l'enfant
ÉricMoreau
L'épopée de Patricio.À propos de l'objet phobique
Claude Dumézil
Essai sur la (les) formation(s) de l'inconscient : l'objet interloqué
Adriana Florès
De l'objet dans l'énonciation rituelle et d'autres passions invisibles
Maria-Cruz Estada
Rêver, jouir, peut-être aimer...
Michel Lehmann
Lorsque l'amour paraît... (réflexions à propos de l'apparition d'un état amoureux au cours d'une cure)
Anna Konrad
Passion et signifiant à propos d'un fragment clinique
Françoise Guillaumard
Le travail de l'écriture d'Héloïse dans ses lettres à Abélard
Fabrice Moisan
L'étrangère de Mantinée
MarcelRockwell
De l'objet à la chose, du sujet en jeu dans le fantasme au Réel traumatique. L'objet dans la clinique, entre Lacan et Winnicott
Catherine Delarue
L'obscur objet du désir
Sylvain Frérot
La nostalgie du père comme passion
Robert Lévy
Il n'y a pas l'objet
Jean-Jacques Leconte
L'objet qui nous intéresse a acquis depuis Lacan, une consistance et des caractéristiques différentes de celles qu'il avait du temps de Melanie Klein. À vrai dire, qu'il soit bon ou mauvais nous importe moins que le fait d'être passé du statut d'objet unique à celui d'objet partialisé par les pulsions, et qui finit par ne plus être identifiable autrement que par une lettre, par le réel de la lettre, l'objet a. Quelqu'un remarquait que, si l'analyste s'intéresse à ce qui, dans l'objet est bon, il faut écrire le mot bond, avec un d à la fin. Ce qui a pour effet de le transformer radicalement. Ce n'est plus le fait qu'il soit bon ou mauvais qui nous intéresse, mais ce qui le fait bondir. L'objet a conquis à la faveur de cette nouvelle orthographe, dans ce passage d'un état à un autre, une dynamique qui le sort de la somnolence et de la jouissance du bon objet : b.o.n. qui n'est pas loin du bien. L'objet qui nous intéresse n'est plus seulement celui du développement, qui accompagne les différents stades et leurs subdivisions, sans pour autant dénier à ce concept sa valeur pédagogique, et qui à ce titre, conserve toute sa valeur.
L'objet qui nous intéresse s'inscrit dans le réel du temps présent. On le saisit dans la brièveté de l'instant de voir. L'instant de voir par exemple, qu'il y a une absence, un manque, une disparition. Il est suivi du temps nécessaire pour admettre cette disparition, pour comprendre la vérité du manque qui nous constitue. Le temps de conclure se concrétise par un acte qui s'exécute dans la hâte. Trois temps qui ne sont pas nécessairement conscients et que je vais tenter de mettre en évidence à partir du récit d'un analysant.
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