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.. Que faire ? : agenda 2007

Couverture du livre Que faire ? : agenda 2007

Auteur : Nicolas Baverez

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : Perrin, Paris, France

Prix : 16.50 € / 108.23 F

ISBN : 978-2-262-02520-5

GENCOD : 9782262025205

  • Les présentations des éditeurs : 19/10/2006

Le déclin de la France n'est plus un objet de débat, mais une réalité. Un fait têtu dont le caractère désagréable ne supprime en rien l'existence. Le problème central qui se pose aux Français et qu'ils devront résoudre en 2007 n'est donc pas : " Où en sommes-nous ? " mais bien : " Que faire ? " Le déclin n'a rien de fatal : il relève d'une succession d'erreurs stratégiques et plus encore de la bulle de mensonge dans laquelle s'est enfermée la vie politique depuis un quart de siècle. De même, le redressement n'a rien d'automatique : il ne dépend que des Français qui doivent s'engager dans un examen de conscience national pour moderniser leur pays. L'objectif est clair : réinventer un modèle français adapté au monde du XXIe siècle. Pour cela sept questions clés devront être tranchées ; la question de l'autorité, donc des institutions ; la question du bien public, donc de l'Etat ; la question de la production, donc de la croissance ; la question du travail, donc du modèle social ; la question de la connaissance, donc de l'innovation ; la question de la liberté, donc de la sécurité ; la question de la France, donc de la nation. Après le temps du diagnostic s'ouvre le temps des propositions. Nicolas Baverez dessine une stratégie de modernisation de la France fondée sur une mécanique de choc et de vitesse, seule à même de lui permettre de rejoindre le peloton de tête des démocraties développées. Avec pour horizon une double réconciliation : celle de la France avec la modernité, condition du relèvement de sa puissance et de sa capacité d'action ; celle des Français avec leur patrie, condition de l'apaisement des passions extrémistes et de la sauvegarde de la démocratie

Nicolas Baverez, historien et économiste, est éditorialiste au Point et aux Echos.



  • La revue de presse Patrick Jarreau - Le Monde du 20 octobre 2006

On peut se demander ce qui sépare la thèse de Nicolas Baverez de la pure et simple nostalgie pour un passé magnifié. Les deux mamelles du déclinisme ne sont-elles pas le regret de ce qui passe et le sentiment que les vertus nationales se perdent ? Avec cet auteur, toutefois, il s'agit d'autre chose. La tâche qu'il s'est donnée est d'évaluer l'action des responsables politiques, de la juger à ses résultats et de dissiper les écrans de fumée derrière lesquels, souvent avec la complicité de leurs électeurs, ils dissimulent leurs échecs...
Qu'on soit convaincu ou non par ses recommandations, la sagesse conseille de ne pas les ignorer.


  • Les courts extraits de livres : 02/11/2006

Si déclinistes il y a, il ne faut donc pas les chercher du côté de ceux qui ont pris le parti de déchirer le voile de la démagogie et du mensonge pour établir la vérité sur la situation de la France. Mais bien du côté des dirigeants qui ont présidé à la débâcle tout en cherchant à en masquer l'ampleur. Du côté également des clercs qui ont trahi pour préférer les écrits qui plaisent aux principes qui sauvent, les propos qui endorment aux faits qui dérangent. Non seulement la volonté et le courage ont fait défaut de manière criante, mais s'est gonflée l'armée des opportunistes prompts à expliquer qu'il n'y a pas de problème dès lors qu'il n'y a pas de solution, que le conservatisme et l'apaisement sont les deux voies les plus sûres pour le salut de la nation.
La cohorte de tous ceux qui ont échangé leur droit d'aînesse dans l'ordre de la pensée contre un plat de lentilles gouvernemental, allant au-devant des désirs du Prince pour élaborer des philosophies du renoncement et du lâche soulagement.
Pour l'essentiel, la recherche des responsabilités et des causes du déclin appartient également au passé. Le décrochage français découle du retard dans l'adaptation à la nouvelle donne mondiale issue de l'après-guerre froide et de la mondialisation. Et la responsabilité première de la classe politique confond droite et gauche, puisque François Mitterrand et Jacques Chirac se succédèrent durant le quart de siècle qui vit la France divorcer d'avec l'histoire.
Dès lors, la seule question qui vaille aujourd'hui porte sur le redressement du pays. Car le déclin n'a rien de fatal. Il est le produit des erreurs stratégiques de la France. Mais le relèvement n'est pas plus automatique. Il n'obéit pas à la mécanique mystérieuse de cycles programmés par une quelconque Providence ; il dépend tout entier du sursaut civique, de l'engagement et du travail des Français. Ce ne sont ni la mondialisation ni l'Europe qui moderniseront la France. Ce sont les Français ou personne. Et si c'est personne, le blocage des réformes engendrera la révolution.


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