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.. Henri Vincenot : la vie toute crue

Couverture du livre Henri Vincenot : la vie toute crue

Auteur : Claudine Vincenot

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Biographies, mémoires, correspondances...

Editeur : Anne Carrière, Paris, France

Prix : 24.00 €

ISBN : 978-2-84337-386-2

GENCOD : 9782843373862

Virginie Molina, élève du Cours Florent


  • Les présentations des éditeurs : 20/10/2006

La vie toute crue est une billebaude permanente, a écrit Vincenot dans ses carnes intimes. Sa vie même est une illustration de cette phrase. Penseur passionné et artiste prolifique - écrivain mais aussi peintre, sculpteur et homme de théâtre - Vincenot était un homme drôle, aimant les plaisanteries et les anecdotes savoureuses. Il ne 'est pas contenté de dépeindre la Bourgogne paysanne et artisane du début du XXe siècle, mais a billebaudé à paris, en Bretagne et au Maroc. En possession de tous les écrits de son père, Claudine Vincenot relate, avec un réel talent de conteuse, l'existence de celui-ci en se fondant, pour l'enfance et la jeunesse, sur les histoires que lui ont confiées ses aïeules concernant le " petit Henri ", puis sur les journaux intimes que l'écrivain a tenus de 1927 à 1945. Enfin, allant chercher dans l'oeuvre publiée des extraits dont Vincenot lui-même disait qu'ils étaient issus de son vécu, elle nous propose une réflexion captivante sur les sources de la création artistique. L'occasion de (re) découvrir un auteur qui a fait les belles heures d'Apostrophes, et dont le titre phare, la Billebaude, s'est vendu à près d'un million d'exemplaires.

Claudine Vincenot vit à Dijon, Elle a été professeur de lettres et, depuis 1984 se consacre au fonds Henri Vincenot.


  • Les courts extraits de livres : 20/10/2006

En mars 1936, un mois après leur mariage, Henri Vincenot et Andrée, sa chaude petite caille bourguignonne, annoncent fièrement à la famille qu'«un héritier est commandé». Il s'ensuit des remarques inattendues de la part des futurs grands-parents : «Vous aviez bien le temps : vous auriez dû attendre d'être embrigadés à la Compagnie*, vous auriez dû attendre d'être installés, vous auriez dû attendre d'avoir fait plusieurs voyages, parce que ensuite...»
L'ombre de l'esclavage assombrit subitement le carnet rose... et les étrangers, sans rien savoir, prodiguent
des conseils aussi saugrenus que désintéressés : «Surtout ne vous embarrassez pas d'enfants tout de suite, vous avez bien le temps, votre vie d'abord, etc.» Andrée et moi étions sidérés : nous estimions inadmissible qu'on dît à l'enfant : «Tu arriveras à telle date, lorsque nous aurons fait tel voyage, etc.» C'est traiter la plus belle chose qui soit au monde - la procréation par accouplement - comme on traite une manifestation accessoire de la vie; c'est traiter l'enfant comme un parent pauvre, ou même comme un pique-assiette dont on redoute l'arrivée qui gâterait un pique-nique projeté.
Que mes parents nous donnent de tels conseils me procurait un vif déplaisir : n'avais-je pas été, moi aussi, un «empêcheur de danser en rond», un tyran, qui, avant sa naissance, avait fâcheusement, par sa venue, contrecarré des projets d'excursion ou simplement détruit un avenir limité de tranquillité puérile ?
N'avais-je pas été un «accident», un fâcheux accident1 ?
Henri est là devant une réalité de l'époque dont, jeune homme, il n'avait pas saisi toute la portée : le malthusianisme d'un XIXe siècle tout proche qui voulait - déjà ! -que l'enfant soit programmé, tel un produit de consommation que l'on commande quand on en a les moyens. Cette optique restrictive paraît bien appauvrissante aux yeux d'un jeune couple passionnément amoureux, enthousiaste, émerveillé par l'exubérance, la beauté, la souveraineté de la Nature et qui, comme en pays d'Islam, pense avec un bel optimisme que Dieu envoie avec chaque enfant ce qu'il faut pour l'élever. Conception aux antipodes de celle des générations précédentes, pour lesquelles il était bienséant d'attendre trois ou quatre ans après le mariage pour avoir un enfant. Il fallait prendre tout le temps de se connaître, de «profiter» de la vie à deux et puis, aussi, savoir contenir ses instincts afin de ne pas donner cette déplorable impression de s'être livrés dès la nuit de noces aux plaisirs débridés de la chair. Un jour, enfin, puisqu'on s'était marié pour engendrer, comme il est écrit dans l'Évangile, le jeune couple ouvrait la porte à la résignation, cette belle dame muette et admirable et l'on «faisait son devoir».
C'est sans doute pour toutes ces bonnes raisons que, tel un poulain rétif trop longtemps bridé, Henri Vincenot fait en ce bas monde une entrée fracassante, quatre ans après le mariage de ses parents.


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