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Avec quarante ans d'édition, cinq cents préfaces, vingt ans de collaboration aux prestigieuses collections " 10-18 " et " Bouquins " ; en réhabilitant la bande dessinée et la littérature populaire ; en défendant une contre-histoire du cinéma, Francis Lacassin se révèle le plus atypique des éditeurs, côtoyant aussi les contrebandiers de l'or du Golfe persique et explorant les ruines des villes de l'or du Klondike. Il a publié les cinquante-deux volumes des oeuvres de Jack London considéré à l'époque comme un " écrivain pour la jeunesse " et, véritable chien saint-bernard des sinistrés de la littérature, il a réanimé de prodigieux inconnus et a révélé les aspects méconnus de personnages célèbres : Simenon, Lewis Carroll, Casanova, Blaise Cendrars, Albert Londres, Guy Schoeller... Plus que le récit d'une carrière initiée chez Pauvert, les Mémoires de Francis Lacassin montrent un destin d'éditeur qui se poursuivra dans l'au-delà où, croit-il, il aura enfin le temps de lire, quelle que soit leur langue, tous les livres du monde.
La revue de presse Guillaume Chérel - Le Point du 4 janvier 2007
Lacassin est toujours en avance, jamais là où on l'attend. Pour le lecteur lambda, il n'était qu'un nom en bas d'une préface. Que l'on lisait tant elle était instructive. Il publie ses Mémoires, dans lesquels il raconte comment il a révélé des aspects inconnus de tant de personnages célèbres, offert un havre aux écrivains aventuriers, mis à leur vraie place des losers magnifiques...
Comme Jack London, sans conteste sa plus belle réussite éditoriale, c'est un infatigable vagabond des étoiles
La revue de presse Jacques Baudou - Le Monde du 3 novembre 2006
Je n'ai jamais envisagé d'écrire mes Mémoires : c'est une idée de Jean-Paul Bertrand (ancien PDG des éditions du Rocher), qui à chaque fois que nous nous rencontrions me faisait raconter mes histoires, comme Jack London qui, au lieu de chercher de l'or à Dawson City, faisait parler les vieux dans les bars. Au cours d'un déjeuner, il me dit : "Vous devriez écrire vos Mémoires. Je ne crois pas qu'il y ait à Paris beaucoup de conseillers littéraires qui soient allés au Klondike pour préparer une édition de Jack London"...
Ecrit d'une plume élégante, ce livre donne de l'édition l'image d'un métier exercé avec passion, curiosité et un certain sens du risque.
La revue de presse Jean-Claude Lamy - Le Figaro du 2 novembre 2006
La paralittérature a ses érudits. Francis Lacassin est l'un de ces Pic de La Mirandole, irrésistiblement attirés par le second rayon et les fonds de tiroir où se nichent des pépites et des paillettes d'une expression artistique oubliée ou rejetée. En réhabilitant la bande dessinée et le roman populaire, à partir d'un véritable travail de détective, il donne l'impression d'avoir eu plusieurs vies. Car la sienne propre s'inscrit dans celle des personnages, venus de la réalité ou de la fiction, qui l'ont fait vibrer de plaisir et de défi. En publiant ses Mémoires, Sur les chemins qui marchent, Francis Lacassin vient de tracer le contour d'un territoire qu'il continue d'explorer avec une inlassable patience professionnelle. Du haut de ses quarante ans d'édition, il peut contempler aujourd'hui le résultat d'efforts phénoménaux et l'ampleur d'un travail souvent mal évalué. Comme l'étaient certains auteurs qu'il a tirés de l'oubli ou remis au goût du jour.