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.. La justice de l'inconscient

Couverture du livre La justice de l'inconscient

Auteur : Frank Tallis

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Policiers

Editeur : 10-18, Paris, France

Collection : Les enquêtes de Max Liebermann, n° 1

Prix : 8.50 € / 55.76 F

ISBN : 978-2-264-04276-7

GENCOD : 9782264042767

Solveig Maupu - 21/12/2006


  • Les présentations des éditeurs : 06/12/2006

En ce début de XXe siècle à Vienne, où l'on peut croiser Freud, Schoenberg, Klimt et bien d'autres encore, les cafés sont le lieu de débats fiévreux. C'est dans cette atmosphère d'effervescence artistique et scientifique que Max Liebermann, jeune psychiatre et pianiste à ses heures, mène ses enquêtes avec son ami Oskar Rheinhardt, inspecteur et... chanteur lyrique amateur. Et ils vont avoir fort à faire avec le cas de cette jeune et jolie médium retrouvée morte chez elle, dans une pièce fermée de l'intérieur. Une note griffonnée de ses mains laisse penser à un suicide. Pourtant, les indices déroutants s'accumulent : l'arme du crime, un pistolet, a disparu et aucune trace de la balle n'est retrouvée durant l'autopsie... Serait-ce l'intervention d'un esprit maléfique ? Max s'opposera à son collègue et rival qui prône plutôt l'intimidation des suspects que l'exploration de leur inconscient... Un point de vue qui ne mène pas forcément aux bonnes pistes.

Une nouvelle série originale et sans pareil, ancrée dans la Vienne du début du XXe siècle, alors véritable capitale européenne de la culture et berceau de la psychanalyse.

Sa série viennoise, Les carnets de Liebermann, débute avec La justice de l'inconscient, remarquablement bien accueilli par le public et la critique dès sa publication.

Vienne, 1902. Fräulein Löwenstein, une très jolie jeune femme qui animait un cercle spirite, est retrouvée morte chez elle, dans une pièce fermée de l'intérieur. Une note griffonnée laisse penser à un suicide. Pourtant, les indices déroutants s'accumulent : l'arme du crime, un pistolet, reste introuvable ; aucune trace de la balle n'est retrouvée durant l'autopsie... Serait-ce l'intervention d'un esprit maléfique ? L'inspecteur Reinhardt demande à son ami Max Liebermann de l'aider à résoudre cette épineuse affaire, en faisant appel à ses talents de psychanalyste. Il s'oppose par là à son collègue et rival, qui prône plutôt l'intimidation des suspects que l'exploration de l'inconscient... Un point de vue qui ne mène pas forcément aux bonnes pistes.

En plein coeur de l'hiver sibérien de 1902, un serial killer entame une déconcertante campagne de meurtres dans la ville de Vienne. Mutilations obscènes, penchant pour les symboles ésotériques et victimes choisies apparemment au hasard en sont les principales caractéristiques. L'enquête mène l'inspecteur Oskar et son ami le Dr Max Liebermann au sein des sociétés secrètes de Vienne - le monde ténébreux des érudits littéraires allemands, des théoriciens et des scientifiques adeptes des nouvelles théories évolutionnistes venues d'Angleterre. Au premier abord, le comportement énigmatique du tueur demeure imperméable à toute interprétation psychanalytique... Mais il devient peu à peu évident pour Max qu'un raisonnement cruel et invraisemblable guide les actes de ce dernier.


  • Les courts extraits de livres : 06/12/2006

En ce début de soirée, la lumière des becs de gaz était encore faible. Rheinhardt inclina le petit pot en cuivre et versa son café turc dans sa tasse qu'il porta alors à ses lèvres. Ne le trouvant pas à son goût, il ajouta une demi-cuillerée de sucre et avala une nouvelle gorgée.
- C'est meilleur. Comment est le tien ?
- Acceptable, répondit Liebermann.
De l'autre côté de la salle, sous la première des deux voûtes basses, le propriétaire de l'établissement était campé tel un soldat de la garde. À l'exception d'un vieillard en caftan, Liebermann et Rheinhardt étaient les seuls clients.
- Pour Herr Uberhorst, les serrures semblent avoir pris une signification particulière.
- En quel sens ?
- Eh bien, quand il en a décrit une, il a parlé de... chef-d'oeuvre. On dirait qu'il éprouve envers ces mécanismes le même degré de vénération que toi ou moi pourrions réserver à une sonate de Beethoven. Maintenant que je l'ai questionné plus à fond, et que j'ai vu son atelier, je dois reconnaître que mes soupçons ont augmenté... Mais...
- Tu ne le crois pas capable d'assassiner.
- Franchement, non.
Liebermann décela une certaine hésitation - une pause révélatrice entre chaque mot.
- Qu'y a-t-il, Oskar ?
- Je ne l'en crois pas capable, mais je ne suis pas persuadé non plus de sa parfaite sincérité.
- Pourquoi dis-tu ça ?
- Il est très nerveux.
- C'est peut-être son tempérament.
- Sans doute. N'empêche... Appelle ça un pressentiment.
- Se pourrait-il qu'il ait utilisé ses compétences pour aider quelqu'un ? Une personne mieux à même d'assassiner ?
- Braun ? C'est une possibilité à envisager...
Liebermann regarda par la fenêtre. Deux hussards passèrent au pas cadencé. Aperçus du café miteux, ils avaient l'air de sortir d'un autre monde, oiseaux de paradis au plumage extravagant. L'uniforme de la cavalerie légère était impressionnant : haut bonnet à poil, lourde tunique à galons et cape caractéristique portée sur l'épaule gauche. Ils disparurent en quelques secondes, et la vitre redevint un carré vide obscur.


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