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.. Les fiancées sont froides

Couverture du livre Les fiancées sont froides

Auteur : Guy Dupré

Date de saisie : 19/10/2006

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Rocher, Monaco, France

Collection : Littérature

Prix : 23.90 €

ISBN : 978-2-268-05361-5

GENCOD : 9782268053615

Sorti le : 19/10/2006

Agathe L'huillier - 15/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 14/12/2006

L'intrigue des Fiancées sont froides se déroule dans les années 1820-1830 sur les rivages de la Baltique, où un hussard déserte pour avoir enfreint les règles de son corps en se fiançant.
Il devient écrivain public. Soutenu par les veuves et mères de 1814, il lève une phalange de femmes pour exterminer la nouvelle légion thébaine et mettre fin à la " Terreur rose ". L'année du Grand Coucher est l'année du cinquantenaire de Verdun, où doit s'accomplir un attentat contre De Gaulle. Pour les affidés, il s'agit de conclure par un acte allégorique la guerre franco-française qui, de l'affaire Dreyfus à la guerre d'Algérie, a changé nos trois couleurs en tissu cicatriciel.
Pour le narrateur, il s'agit de dégager la part d'héritage ensevelie depuis la mort du Dieu des nations. Comme l'écrivit alors Maurice Nadeau : " Tout ce que Dupré nomme le "mélopéra" qui constitue l'histoire de notre pays depuis un peu plus de cent ans devient une cathédrale inversée dont la flèche pénètre jusque dans les assises mouvantes qui constitue notre histoire. " Fils d'un officier mort pour la France, le héros des Mamantes Olivier a été initié par son tuteur, diplomate suédois, aux secrets d'une fraternité ésotérique.
Son bonheur et son drame sont d'avoir eu comme amante Charlotte, son aînée de quinze ans. Celle-ci morte, Olivier rencontre la jeune Julie à qui il se retient de céder : qu'elle le rende père et se rompra son pacte avec l'invisible, c'est-à-dire avec la chance de faire " revenir " Charlotte grâce au miroir magique. A la rivalité de la morte aimante et de l'aimable vivante s'ajoute le déchirement entre ces deux filiations : celle de l'officier qui lui a légué un certain sentiment de l'histoire de France et d'Epinal et celle du diplomate initié qui lui a fait percevoir l'ombre des amours après la chair.



  • La revue de presse Etienne de Montety - Le Figaro du 14 décembre 2006

Il faudra s'habituer à ce paradoxe : dans une société littéraire étouffée de romans écrits et publiés aux seules fins d'assurer la présence de leur auteur dans le paysage, l'écrivain Guy Dupré administre à son temps, bien dans la manière des grands silencieux qui sont l'honneur d'une certaine littérature, une leçon de tenue par la simple réédition, sans tambour ni trompette, de ses trois romans magistraux. Les Fiancées sont froides, Le Grand Coucher, Les Mamantes, autant de titres qui se murmurent comme des mots de passe...
Mais que l'on n'aille pas chercher dans l'oeuvre de Dupré quelque leçon politique, quelque message engagé ; aucun discours subliminal antidreyfusard, collaborationniste ou gaulliste. L'écrivain se contente d'explorer le subconscient de notre mémoire nationale, servi par une langue d'exception, aux phrases riches, denses, capable de toutes les audaces parce que portée par la culture peu commune d'un samouraï passé par Saumur. Guy Dupré est l'un des rares auteurs français à avoir su amarrer le surréalisme au style classique. Régisseur d'un théâtre d'ombres. Il n'écrit pas ce qu'il sait mais ce qu'il voit dans ses songes d'écrivain hanté.


  • Les courts extraits de livres : 31/12/2006

Le hussard

J'arrivai là-bas un soir d'octobre. En ces régions près de la mer la brume accompagne la tombée du jour et je me souviens d'avoir effrayé les enfants qui sortaient du pastorat. À sa lueur rouge je reconnus l'auberge. Sans vouloir plonger mes lèvres dans le hanap qui m'était tendu, je demandai qu'on me conduisît à ma chambre et j'eus, dès la première nuit, un de ces lits sépulcraux où l'on est, sur les eaux que n'effleure pas le soleil, dans une galère dont serait les rameurs chacun des couples vous ayant précédé. Et certes, à moins d'imaginer assez de mélancolie native chez le nouveau viking, et le souci inavouable de voir l'enfant, conçu pendant la route, porter les pâleurs de la contrée, comment croire que de jeunes époux pussent ici venir en voyage de noces ? Depuis le matin, je cheminais à travers une étendue où semblaient avoir été rassemblées, réunies en vue d'une mystérieuse assignation, les menaces les moins aisément définissables que pût braver l'esprit. Tout arrivait sans heurts, presque sans bruit, et je me souviens encore d'avoir, comme on se pince, placé mes pistolets sur la table pour me persuader que de graves dangers peut-être me menaçaient. Je barricadai ma porte. Et trouvant le sommeil, j'y fus dévoré par d'étranges images.
Loin d'y respirer la moindre verveine, les rêves dont j'étais parcouru, j'en tirais le plus funèbre encens. Cette croyance m'était familière d'une éternité variable selon les êtres, et je pensais qu'on pouvait parfois, à la faveur de certains chagrins ou anémies, deviner quels risques l'on court en pénétrant dans la mort avant terme. J'étais donc l'usurpateur - non pas l'usurpateur triomphant, mais le Napoléon de la fin ; non pas habillé de gris, mais affublé de vêtements d'enfant ridiculement trop courts. Des grenadiers, dont je voyais au lieu du visage, l'arme la plus secrète, bordaient mon chemin. Cette haie virile aboutissait à une clairière, sorte de rond-point funèbre éclairé de milliers de cierges fichés sur baïonnettes. Et, dans sa robe du Sacre, l'Impératrice endormie sous un dais formant catafalque. Je m'étendais à ses côtés en faisant craquer une paille d'insectes séchés. Au prix de difficultés inouïes, je soulevais une main, réussissant à entrebâiller l'étoffe, mais à mon inexprimable horreur je ne trouvais pas ses seins, et c'est en répétant la phrase qui me laisserait dans la bouche, au réveil, le goût même de la damnation : «Elle n'a pas de seins, elle n'a pas de seins» que je me voyais usant de caresses sans fin cette poitrine lisse.


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