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.. Un été chez Voltaire

Couverture du livre Un été chez Voltaire

Auteur : Jacques-Pierre Amette

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Albin Michel, Paris, France

Collection : Romans français

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-226-17671-4

GENCOD : 9782226176714

Claire Lamarre - 19/03/2007


Célia Nogues - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 31/12/2006

«Malgré les années, les voitures, les baisemains, les révérences, les domestiques empressés, ce jour de juillet fut si orageux au château de Ferney qu'il enrobait tout d'air brumeux et de somnolence.»

Été 1761 : en résidence à Ferney, Voltaire reçoit deux ravissantes comédiennes italiennes venues répéter Le Fanatisme ou Mahomet, pièce écrite vingt ans auparavant et fort critiquée alors. Après les répétitions, les nuits tièdes portent aux jeux, au libertinage, aux confidences brûlantes. Parmi les invités, le comte Fleckenstein, un officier prussien envoyé par Frédéric II pour négocier un traité qui mettrait un terme à la guerre de Sept Ans. Pendant ce temps, non loin de là, Rousseau triomphe avec La Nouvelle Héloïse, qui condamne ce divertissement infâme : le théâtre...

On retrouve dans le Voltaire passionné, fantasque de Jacques-Pierre Amette, prix Goncourt pour La Maîtresse de Brecht, l'esprit, l'élégance, l'ironie des romans du XVIIIe siècle. Mais aussi une réflexion d'une prodigieuse actualité sur le fanatisme.



  • La revue de presse Gilles Heuré - Télérama du 14 février 2007

On devrait dire «les» Voltaire, tant son oeuvre couvre tout le XVIIIe siècle. Il y eut le poète, le dramaturge, très joué à la Comédie-Française, et l'historien du siècle de Louis XIV. Celui qu'envisagent tant le roman de Jacques-Pierre Amette que l'essai du Britannique Ian Davidson est, si l'on peut dire, le quatrième Voltaire - l'homme qui, durant ses fécondes vingt-cinq dernières années, réfugié au manoir de Ferney, a défié les potences, nargué les princes...
Avec une grande curiosité, la même qu'il avait déployée pour suivre Brecht dans les ruines de Berlin (La Maîtresse de Brecht, prix Goncourt 2003), Jacques-Pierre Amette observe des personnages qui savent encore, d'un simple geste de tendresse, faire s'estomper la violence du monde. Scène de genre ? Pas seulement : «On croit que notre siècle n'est que ridicule, écrivait Voltaire, il est horrible.» C'était au XVIIIe, déjà...


  • La revue de presse Astrid de Larminat - Le Figaro du 11 janvier 2007

Jacques-Pierre Amette, qui a publié une pièce de théâtre l'an dernier, revient au roman. Comme dans La Maîtresse de Brecht, qui reçut le prix Goncourt, il est question d'un dramaturge qui met en scène des idées pour éduquer les consciences. Mais tout se passe comme si, au fil du livre, l'auteur changeait insensiblement de sujet, préférant décrire les paysages, le mystère qu'ils abritent, les sentiments qu'ils éveillent. Que restera-t-il de cet été chez Voltaire puisqu'il est entendu que son Mahomet n'a pas empêché l'extrémisme religieux de proliférer ? Les dernières lignes sont éloquentes qui évoquent un dessin de Goussier montrant la gorge belle et ferme «d'une laitière, une simple laitière». Si l'art est impuissant à éclairer l'humanité en marche, puisse-t-il réenchanter notre regard sur le monde.


  • La revue de presse Jean-Paul Enthoven - Le Point du 4 janvier 2007

Sur ces motifs - de Stendhal à Hölderlin ou Brecht -, il n'a pas son pareil pour peindre à fresque ou fixer d'un fusain nerveux les vrais tempéraments des littérateurs qui, ne se doutant pas qu'on les observe, lâchent la bride à leurs folies ou manies. Cette fois, pour des raisons énigmatiques - se promenait-il en Suisse ? Etait-il impatienté par tous les bûchers qu'on réserve ces jours-ci aux Lumières ? Avait-il un compte à régler avec les fanatiques ? -, il a choisi de s'installer à Ferney, pendant l'été de 1761, en compagnie de Voltaire. A cet hôte illustre il ne prête que des mots authentiques et pêchés au hasard des 15 284 lettres (treize volumes de la Pléiade) où le maître est à son meilleur. Pour les comparses (comédiennes, abbé, diplomate), Jacques-Pierre a imaginé, et brodé, avec une sagesse savante ou polissonne qui fait merveille. De tout cela est né un bibelot parfait.


  • Les courts extraits de livres : 31/12/2006

Zanetta fut installée dans une chambre au premier étage, dans l'angle. Une fenêtre donnait sur la cour, l'autre sur des tilleuls. Gabriella occupa la chambre voisine ; elle y étala ses robes somptueuses dues à ses récents succès à Paris et aux caresses de ses amants. Sans être vraiment unies d'une longue amitié, Gabriella et Zanetta s'étaient réconfortées mutuellement en arrivant à Paris quatre ans auparavant, car la Napolitaine et la Romaine avaient eu à lutter contre un léger mépris ambiant. Mais leur rapide succès dans la troupe des Italiens, quand elles jouèrent les comédies de Goldoni, leur fit oublier la solitude des débuts. Elles avaient toutes deux le même penchant pour les spectacles populaires, frivoles, les comédies pleines de félicité, d'improvisation, de coups de bâton, de valets balourds et de servantes malicieuses. Elles avaient été formées par la commedia dell'arte. Le père de Zanetta avait été un Pulcinella remarquable, devenu célèbre à Naples, sa ville natale. Cependant, Zanetta, par une modestie naturelle, avait tendance à dissimuler son talent tandis que Gabriella, pleine d'ardeur, de confiance, avec sa silhouette admirable, sa gorge ferme et ses sourires radieux, inspirait des passions et des ferveurs qu'elle récompensait avec zèle aussi bien au parterre que dans les loges. Toutes deux avaient joué à Venise, à Bologne, à Naples, à Parme et à Paris et triomphé dans Les Dames de bonne humeur et La Manie de la villégiature de leur Goldoni. Bien que Gabriella obtînt davantage de succès que Zanetta, leurs coeurs étaient proches ; elles passèrent les premiers jours à Ferney en promenades dans les allées, à lire et relire cette pièce, Mahomet, que Voltaire leur avait confiée en les flattant.
À la première lecture, elles s'ennuyèrent et pouffèrent de rire. Le soir, à sa fenêtre, étouffant de chaleur, Zanetta contempla l'inaccessible douceur des étoiles.


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