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.. Jeune fille

Couverture du livre Jeune fille

Auteur : Anne Wiazemsky

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 16.90 €

ISBN : 978-2070774098

GENCOD : 9782070774098

Agathe L'huillier - 15/03/2007


Célia Nogues - 27/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 11/01/2007

" A mesure que le bac se rapprochait de La Rochelle, j'oubliais maman et la semaine auprès d'elle : c'était déjà : du passé, cela ne comptait plus.
Une nouvelle existence m'attendait, dont j'ignorais tout, mais qui allait modifier profondément le cours de ma vie, je le savais, je le voulais. Autour de moi, des vacanciers insouciants parlaient plages, météo, sorties en mer. En les regardant, en écoutant leurs propos, j'avais maintenant l'impression d'appartenir à un autre monde. Dans mon sac, il y avait une carte de Robert Bresson datée du 10 juillet : "Je vous attends.
Je suis sûr que tout ira merveilleusement bien. A jeudi.""



  • La revue de presse Gilles Martin-Chauffier - Paris-Match du 15 février 2007

C'est une version moderne de Cendrillon. Une sorte de remake, puisqu'on est au cinéma. Un beau jour, une jolie lycéenne des beaux quartiers, qui sent bon les livres de classe et la savonnette de Roger & Gallet, tape dans l'oeil d'un metteur en scène. Attention, pas n'importe lequel. Robert Bresson en personne, le réalisateur des «Anges du péché», du «Journal d'un curé de campagne», du «Procès de Jeanne d'Arc»...
Le tournage n'a pas commencé depuis quinze jours qu'elle se jette au cou d'un assistant. En toute discrétion, je vous rassure, on est chez les Mauriac. Mais Bresson doit soupçonner ce marivaudage, elle le souhaite. Il est odieux avec tout le monde. Sauf avec elle. Le soir, sorti du plateau, l'ours se fait peluche, doux et distant. Et le résultat est là : le film se tourne, les producteurs s'énervent, les attachées de stress mobilisent les journaux, Anne devient une actrice, et «quelque chose» passe sur l'écran. Une adolescente ouvrait le livre, une jeune femme le referme trois mois plus tard. Avec la grâce assassine et la souplesse des filles de 18 ans qui retombent toujours sur leurs pattes comme de petits chats. Ou comme les bons petits chiens qui chassent de race. Car, comme roman mauriacien, vertueux et diabolique, on ne fait pas mieux. Divin !


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, février 2007

En suivant cette étrange vie quotidienne, cette effervescence autour de la caméra, ce sentiment de protection et d'exposition des artistes, on pense forcément à Truffaut dans La nuit américaine. Anne Wiazemsky écrit malicieusement, retrouve dans les anecdotes et la phrase pointue ces instants d'apesanteur entre «Moteur» et «Coupez». Jean-Luc Godard, Pierre Lazareff, Mag Bodard apparaissent un instant comme des mini-portraits marginaux et ce sont les années soixante qui sont tout à coup brossées, l'air de rien. Anne Wiazemsky allie la précision poétique de Katherine Mansfield avec le regard amoureux de François Truffaut. Elle offre à ses lecteurs une merveilleuse leçon de vie, d'amour et de vacances...
Jeune fille est un roman solaire qui nous parle à tous : de notre innocence perdue, de nos exaltations et nos insolences. Tout à coup, François Mauriac devient aussi notre grand-père disant «Ton Robert Bresson me paraît être... un drôle de zigoto». Elle a raison, Anne Wiazemsky, la mémoire est une chose formidable quand elle nous est offerte pudiquement par une romancière complice.


  • La revue de presse Benoît Duteurtre - Le Figaro du 25 janvier 2007

En 1965, Robert Bresson tournait Au hasard Balthazar, chef-d'oeuvre de poésie qui a pour personnages principaux un âne (Balthazar) et une jeune paysanne jouée par Anne Wiazemsky. Quarante ans plus tard, la jeune fille, devenue écrivain renommé, nous raconte dans un récit précis, sensible, plein d'ironie, sa rencontre avec le cinéaste, le tournage du film et les expériences qui la transformèrent, cet été-là. (...)
Tel est le premier bonheur de cette lecture, emportée par le souffle de l'adolescence. Lycéenne, en classe de première, la narratrice nous dit comment le monde s'ouvre à elle, sans but ni calcul, sauf peut-être celui, confus, de devenir artiste. (...)
Anne Wiazemsky ne tombe jamais dans le travers qui ferait de son histoire un règlement de comptes avec l'entreprenant Robert Bresson, mais elle a compris le rire de Mauriac qui lui recommandait de tenir son journal pendant le tournage : «C'est te fabriquer une arme formidable.» De fait, le personnage du cinéaste est la grande réussite du roman, avec son caractère incroyablement possessif, sa façon d'installer Anne dans la chambre voisine de la sienne, et de lui imposer de rester continuellement à ses côtés. (...)
Pourtant, ces pages délicieusement écrites restent illuminées par l'admiration pour un homme exceptionnel ; et l'on y sent aussi la découverte par l'héroïne de sa propre duplicité, de ses élans amoureux insatisfaits(...)


  • La revue de presse Marc Lambron - Le Point du 18 janvier 2007

En surface, Anne Wiazemsky crayonne très bien un milieu, le cercle enchanté des dynastes de l'esprit, les parrains du Tout-Paris 1965 qui décide et frémit...
Très bon casting périphérique, donc, mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est le manège de Robert Bresson, sa toile d'araignée télépathique, sa lubricité janséniste...
Dans la villa de Guyancourt où le film se tourne, Anne Wiazemsky doit traverser chaque soir la chambre du cinéaste pour rejoindre la sienne. Il la guette, l'entreprend, mais la finette esquive et se dérobe, pour lui préférer finalement les bras d'un jeune technicien de plateau. Anne Wiazemsky décrit une prédation contrariée, une jalousie de prêtre frôleur, mais sans préjudice pour la stature de Robert Bresson : la prisonnière d'antan se déclare rétive mais reconnaissante, gardant de cet été 1965 le sentiment d'avoir rencontré «quelqu'un qui semblait savoir qui j'étais»...
On pourra désormais revoir le film de Bresson avec les sous-titres d'une initiation où le refus n'excluait pas la gratitude : «Jeune fille» est un très bon livre, aigu, juvénile, indulgent.


  • La revue de presse Dominique Fernandez - Le Nouvel Observateur du 11 janvier 2007

Rien n'est plus difficile, pour un écrivain parvenu à la pleine possession de ses moyens, que de reconstituer, sans le fausser par les rajustements de l'expérience, l'état de fragilité, de précarité psychologique traversé dans l'adolescence. Le danger serait de le raconter de haut, avec l'autorité du jugement. Or Anne Wiazemsky raconte son histoire d'autrefois en restant au niveau de ses émotions d'autrefois : c'est le miracle de ce livre...
«Jeune Fille»n'est pas seulement l'histoire des débuts d'Anne Wiazemsky dans un métier qu'elle illustrera avec un talent notoire. Si ce livre est aussi émouvant, c'est qu'il est celui de toutes les jeunes filles, l'histoire universelle du passage d'un âge à un autre, le récit de l'initiation au bout de laquelle on cesse d'appartenir à son milieu d'origine pour n'être plus que soi-même.


  • La revue de presse Claire Devarrieux - Libération du 11 janvier 2007

Le chef décorateur, Pierre Charbonnier, après avoir aménagé un parc de la région parisienne, trouve dans les Hautes-Alpes des paysages parfaitement pyrénéens, avec des bergeries. L'ingénieur du son, Antoine Archimbaud, obtient de l'âne Balthazar qu'il braie au moment voulu. De jour comme de nuit, Ghislain Cloquet, le chef opérateur, contrôle tout, sauf les nuages. Quoi de plus amusant qu'un tournage, qui plus est, le tournage d' Au hasard Balthazar ? S'il n'est pas tout à fait le sujet, si l'équipe technique n'a pas le premier rôle, dans Jeune fille, l'attrait du cinéma alimente la vivacité du récit, il fournit le choeur, le climat, la chaleur. C'est l'équipe du film qui appelle Anne Wiazemsky «jeune fille». On est en 1965, elle est encore mineure, elle vient d'avoir 18 ans. Robert Bresson l'a choisie.


  • La revue de presse Marine Landrot - Télérama du 10 janvier 2007

Anne Wiazemsky n'est jamais meilleure que lorsqu'elle dissipe les brumes de ses souvenirs. Très agile dans l'escalade de son arbre généalogique, elle excelle à capturer les oiseaux rares qui ont donné le la dans les branches de sa famille, pour leur faire chanter sa propre partition, délicate et viscérale. Jamais chantournée, tout en nuances et en simplicité, son écriture donne à entendre les tourments et délices de la construction des êtres. Comment la petite musique se transmet-elle de génération en génération, pourquoi certains airs crèvent-ils le tympan quand d'autres agissent en sourdine ? Cette femme sait tendre l'oreille, pour mettre fin à sa cacophonie intérieure. C'est tout le charme de ce nouvel opus autobiographique consacré à une expérience de jeunesse fondatrice : un premier rôle, à l'âge de 18 ans, dans le film Au hasard Balthazar, de Robert Bresson.


  • La revue de presse Alexandre Fillon - L'Express du 4 janvier 2007

«Je vous invente tel que vous êtes», écrivait Bresson dans ses Notes sur le cinématographe. Anne Wiazemsky y est parvenue à son tour, réussissant deux portraits d'une rare finesse dessinés d'une plume mouchetée dont elle fait un merveilleux usage. Un cinéaste touchant, autoritaire et possessif, qui cherche à instaurer un rapport exclusif avec son interprète, et une jeune insolente avide de tourner le dos à son enfance se font face. La rencontre de ces deux-là donne un livre, plus retors qu'on ne pourrait le croire, totalement réjouissant.


  • Les courts extraits de livres : 16/03/2007

Il lit à peu près une page, me rend le livre et me fait signe de reprendre. Je lui obéis en m'efforçant d'être au plus près de ses intonations et sans omettre son léger zézaiement. J'agis sans malice, uniquement préoccupée de réussir au mieux cet étrange exercice. Il m'interrompt à nouveau. Malgré son ton courtois, il semble soudain un peu nerveux. Il me prie d'être moins «gamine», plus «appliquée» et se lance dans une série d'explications auxquelles je ne comprends rien. Cela m'évoque l'effrayant baccalauréat qui m'attend au mois de juin. En pire, peut-être. J'ai chaud, je respire mal, je voudrais partir. Florence fixe toujours le point invisible sur le mur.
- Essayez encore une fois... Ce n'est pas grave si vous bafouillez... Efforcez-vous juste de lire le texte... Sans aucune intention... Sans y penser...
Le contraste entre la douceur soudaine de sa voix et l'intensité du regard me donne envie de le croire, de lui plaire. Ce sont des sentiments confus mais suffisamment forts pour que j'ouvre le livre que j'avais refermé. Il chuchote :
- Bien, allez-y.
- Je ne sais pas de devinette, mais je sais une énigme. Vaut-il mieux avoir de la poussière sur ses meubles ou sur son âme ?
- D'où vient cette question ?
- Mère Saint-Jean estime qu'un peu dépoussière sur un meuble choque Dieu.
- Et alors ?


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