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Se résoudre aux adieux

Couverture du livre Se résoudre aux adieux

Auteur : Philippe Besson

Date de saisie : 21/02/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Julliard, Paris, France

Prix : 18.00 € / 118.07 F

ISBN : 978-2260017264

GENCOD : 9782260017264

Sorti le : 04/01/2007

De Cuba à New-York, de Venise à Paris via l'Orient-Express, Louise, abandonnée par son amant, fuit la douleur de la séparation en partant loin. Elle ponctue cette fuite par des lettres, où elle transcrit ses sentiments, se souvient, analyse, ouvre son coeur pour mieux oublier... l'écriture en guise de rédemption et d'exutoire.
Sous une forme épistolaire rien de moins qu'évidente, Philippe Besson signe ici une de ces histoires tristes dont il a le secret, même si, pour une fois l'espoir clôture le roman. Tout en finesse psychologique, en nuances, dans un français délicatement ciselé qui fait de la lecture de ses romans un véritable bonheur, Philippe Besson nous conte la fin d'un deuil amoureux uniquement vu par Louise, sans qu'elle ne sache jamais si Clément, l'amant en question, lira ses lettres, mais après tout, peu importe...
"Se résoudre aux adieux" est un grand Besson !
On dit souvent qu'il est l'un des auteurs préférés des Libraires ? Pour moi oui, il l'est ! Au travers de l'ensemble de son oeuvre, de "Son frère" à " un instant d'abandon" cela ne fait aucun doute...


Julien Daillière - 29/01/2007


  • Les présentations des éditeurs : 16/09/2008

" Je me perds facilement dans cette ville rongée par la mer, au long de ruelles dont je ne mémorise pas les noms.
Si tu me voyais errer au milieu des ruines, tu ne me reconnaîtrais pas. " De Cuba, d'Amérique ou d'Italie, une femme écrit à l'homme qu'elle aime et qui l'a quittée. Mais ses lettres restent en souffrance.

Philippe Besson, l'auteur de En l'absence des hommes et L'Arrière-Saison, dit les liens dénoués, les exils illusoires, les deuils à accomplir et l'infatigable espérance.



  • La revue de presse Mohammed Aïssaoui - Le Figaro du 1er février 2007

Mais Louise, la narratrice, ne se résout pas aux adieux, contrairement à ce que laisse entendre le titre de ce roman. Cela donne une longue série de lettres - près de deux cents pages au total - écrites par une femme qui souffre d'avoir été quittée, dit son incompréhension, puis, au fil des pages, l'amertume et la fausse légèreté. À aucun moment ses sentiments ne sont explicitement exprimés : ils n'en ont que plus de force et, de façon étonnante, plus de profondeur. Louise ne s'apitoie pas sur son sort, l'impression qui domine est même un certain détachement vis-à-vis de sa propre douleur. La prouesse de Philippe Besson est d'arriver à bâtir à partir d'un fait banal - une femme est quittée par son amant qui préfère rester avec son épouse - un récit remarquable et simple à la fois. Le romancier est décidément passé maître dans l'art de décrypter les sentiments, il porte un regard d'une rare acuité sur les rapports humains. Ici, c'est le désamour vécu et vu de l'intérieur. Et cette fois, il se met à la place d'une femme. Ainsi l'auteur réussit-il, dès les premières lignes, à dresser un décor, à créer une ambiance, et à donner vie à deux personnages dotés d'une véritable force psychologique.


  • La revue de presse Marianne Payot - L'Express du 4 janvier 2007

Histoire classique, en effet, que cette rupture amoureuse...
Et pourtant. Encore une fois, la magie bessonienne fait mouche. Comme son héroïne, l'auteur des Jours fragiles et d'Un instant d'abandon cisèle le détail, ausculte les passions, trouve les mots justes...
Fascinant Besson. Capable d'empathie absolue, d'investissement total dans le «je» féminin. A croire que l'homme quitté connaît les mêmes affres que la femme..


  • Les courts extraits de livres : 16/09/2008

Clément,

Je t'écris à nouveau alors que tu ne m'as pas répondu. Tu disposais de mon adresse, pourtant : elle figurait sur le papier à en-tête de l'hôtel. De toute façon, je me doutais (ou je savais ? allez, je me doutais, c'est moins tragique) que je n'obtiendrais pas de réponse. Évidemment, tu demeurerais muet, tu ne te manifesterais pas. Peut-être, lorsque tu as lu mes lettres, as-tu éprouvé une sorte de tristesse, pas très éloignée de l'indulgence, et peut-être cet étalage de ma névrose ordinaire t'a-t-il un peu atteint. Mais cette compassion, s'il y en a eu, a dû te quitter très vite pour laisser la place à un accablement et à un refus d'entrer dans mon jeu. Tu as dû penser : elle tente de me culpabiliser même si elle s'en défend mais je ne marche pas. Ou bien tu t'es souvenu de nos amours - tu n'as pas pu tout occulter quand même -, il y a eu comme une bouffée, un reflux, mais tu t'es repris immédiatement. Pas question de céder à un chantage affectif. Et tu t'es rappelé que le plus sage est encore de t'en tenir à ta décision (car le silence est une décision, n'est-ce pas ?), de ne pas en dévier. Et puis que m'aurais-tu dit ? La vérité, c'est que tu n'as plus rien à me dire.
Oui, je me doutais que tu ne répondrais pas. Cependant, contre l'évidence, et même contre la raison, je cherchais à n'exclure aucune hypothèse. Sans me l'avouer, je songeais : un courrier de lui est hautement improbable mais pas tout à fait impossible. Tu vois, en dépit de mes affirmations, je n'en ai pas encore terminé avec l'espoir.


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