Inscrivez-vous àla Lettre des Libraires.
Libraires,partagez vos découvertes.
Editeurs,valorisez vos livres.
Bienvenue sur Lechoixdeslibraires.com. Lechoixdeslibraires.com vous permet de découvrir, de partager les coups de cœur des libraires. Vous y entendrez également les écrivains raconter leur amour des livres, et des librairies, au micro de Patricia Martin (productrice à France Inter). Vous lirez les « Lettres à mon libraire », rédigées par les auteurs à l’attention de leur libraire. Des comédiens vous proposeront de courtes lectures. Grâce à leur participation active, les éditeurs ont la possibilité de mettre en avant, dans la rubrique "l'espace des éditeurs", les livres de leur choix auprès des libraires de France et de tous les internautes. Nous proposons également un podcast.
est notre partenaire « Télé » : chaque jeudi soir, un portrait de libraire est diffusé dans l’émission de François Busnel « La Grande Librairie ».
est notre partenaire « Radio ». Ecoutez l'émission "A livre ouvert" : chaque dimanche soir, François Busnel reçoit deux libraires pour commenter l’actualité littéraire de la semaine passée.
est notre partenaire « Presse écrite ». Découvrez en exclusivité le palmarès des livres préférés des libraires de France.
Auteur : Jean-Christophe Rufin
Date de saisie : 21/02/2007
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Flammarion, Paris, France
Prix : 20.00 € / 131.19 F
ISBN : 978-2081201231
GENCOD : 9782081201231
Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste.
Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au coeur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine. L'agence de renseignements privée " Providence ", aux Etats-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie.
Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier. Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant.
Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.
Avant de connaître le succès littéraire avec ses romans (L'Abyssin, Rouge Brésil - prix Goncourt 2001 -, Globalia...), Jean-Christophe Rufin a été médecin, pionnier de l'action humanitaire " sans frontières ". Il a été sollicité à plusieurs reprises pour mener des opérations secrètes, notamment dans le cadre de libération d'otages (en Afrique et dans les Balkans). En créant une intrigue au croisement de la médecine et de l'espionnage, il explore deux mondes qu'il connaît de l'intérieur et qui ont de plus en plus de liens entre eux. Mais il utilise son expérience pour en faire une pure fiction, à la force narrative et descriptive peu commune.
Dans son nouveau roman, «Le parfum d'Adam», Rufin se risque au roman d'espionnage. Devant la couverture annonçant un «thriller écologique», on se demande quelle mouche a pu piquer l'auteur de «L'Abyssin». On comprend vite. Ce livre qui reprend à la perfection les codes du genre - page turner obligé, suspense haletant, événements qui s'entassent dans un dénouement toujours repoussé - rassemble les fidèles obsessions de l'auteur : le héros sans attache, la traversée des mondes, le goût de l'imaginaire, la lutte du Bien contre le Mal...
Le récit de cette équipée est passionnant- on songe parfois au remarquable film «L'armée des douze singes» -, il fait frémir en même temps qu'il porte à la réflexion. Rufin réussit son coup. On pense aux plus grands, à Greene, à Le Carré. Avec, de surcroît, la touche du French author, cette manière propre à Rufin, à la fois didactique et légère, de faire comprendre les enjeux, d'exposer une autre vision du monde, de montrer, derrière le mot, l'humain.
Rufin aime à se glisser dans la littérature de genre pour éclairer des réalités actuelles. Il avait choisi la SF pour évoquer la mondialisation («Globalia») ; l'espionnage lui permet de cerner un autre phénomène menaçant. Comme toujours, l'écrivain mêle à la fiction des bribes de son expérience personnelle. Il a en effet participé à des opérations secrètes dans le cadre de libération d'otages en Afrique et dans les Balkans. L'attrait de son dernier roman, qui confirme son imagination fertile, tient donc en grande part à la solidité des données sur lesquelles il se fonde.
Si l'écologie a le vent en poupe, Jean-Christophe Rufin ne craint pas de souffler une violente bourrasque avec son nouveau roman, Le parfum d'Adam, qui est aussi son premier thriller...
A 54 ans, l'auteur de Rouge Brésil, prix Goncourt en 2001, prouve qu'il connaît ses classiques, John le Carré et George Orwell autant que James Bond. Mais Jean-Christophe Rufin met également à profit sa longue expérience de french doctor - notamment au sein de Médecins sans frontières - dans ce roman d'espionnage très habilement ficelé, solidement documenté et servi par des personnages forts, ne serait-ce que les deux protagonistes féminines. Si la plume s'attarde parfois trop souvent sur le décor, l'action et le suspense l'emportent. Ce Parfum d'Adam, aux effluves nauséabonds, incite surtout à méditer les dérives idéologiques de l'écologie mais aussi les questions que ces dérives soulèvent.
Je vous préviens tout de suite, c'est une histoire de terrorisme bactériologique. La tarte à la crème du thriller apocalyptique que je n'achète jamais. Sauf que celui-là, je vous jure que vous ne le lâcherez pas. Au début, on assiste à la destruction d'un laboratoire de recherche biologique vandalisé par une jolie écolo française, toute émue de libérer un ouistiti, une souris et un chat. Rapidement, le conte fleur bleue tourne au film d'horreur...
Grâce à Rufin, haut fonctionnaire habitué à fréquenter les cercles du pouvoir, tout sonne atrocement vrai. C'est à la fois un grand roman policier et un passionnant reportage. On est vite à mille lieues des utopies généreuses où de gentils militants battent la campagne. La lutte contre la pauvreté dans le tiers-monde tourne au combat contre les pauvres. Soudain, une certaine écologie révèle son visage affolant. On ne supprime plus les gens pour leurs opinions, leur race ou leur territoire mais, tout simplement, parce qu'ils sont en trop. C'est du cannibalisme new wave, accompli par de pauvres naïfs manipulés qui atteignent l'orgasme en regardant le soleil se coucher sur le désert. Quand on referme ce livre, on ne voit plus du même oeil les politiques qui beurrent leur programme d'une bonne couche d'écologie.
Atlanta, Géorgie.
Le sujet se tenait assis, penché vers l'avant. Les deux mains gantées palpaient doucement le bas de son dos. Elles repérèrent un creux entre deux saillies de vertèbres. La fine aiguille, longue d'une douzaine de centimètres, y pénétra lentement. Il n'y eut pas un cri, pas un tressaillement. Le liquide céphalo-rachidien, clair comme l'eau d'une source, se mit à couler goutte à goutte dans les tubes à essais que tendait l'infirmière. Une fois le prélèvement terminé, le docteur Paul Matisse retira lentement l'aiguille, la jeta dans un haricot en carton et se leva.
Il ôta ses gants en faisant claquer le latex et les jeta à leur tour dans le haricot. Une main sur l'épaule du malade, il pressa amicalement ses muscles. Autant il avait été précautionneux pendant l'examen, autant il se montrait vif et bourru maintenant que tout était fini.
- Allez, Nat, tout ira bien. Reste à plat ventre et repos toute la journée. Il faut boire beaucoup, surtout.
Le patient était un Portoricain d'une vingtaine d'années au teint mat et aux cheveux noirs en bataille. Il sourit, mais quand il pensa de nouveau à ses jambes inertes son regard s'assombrit. L'idée qu'il allait sans doute rester paraplégique toute sa vie l'avait de nouveau envahi. Tout à l'heure, on le ramènerait dans sa chambre et il pourrait de moins en moins échapper à l'évidence. Ses trois voisins de lit étaient comme lui : des victimes d'accidents de voiture ou de moto, de chutes sportives, de traumatismes en tout genre.
Paul Matisse regarda sa montre : onze heures et quart. Le temps pressait. Il feuilleta le cahier de visites : encore deux malades à voir.
Copyright : lechoixdeslibraires.com 2006-2008 - Informations légales - Programmation : Olf Software - Accessibilité, CSS et XHTML : Gravelet Multimédia