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Il y a bien longtemps que la littérature française et les éditions du Seuil ne nous avaient pas offert un roman de cette qualité littéraire. Un roman de facture classique, une simple histoire d'amour, simple par son intensité et on pourrait presque dire par sa banalité. Mais Holder a ce talent incomparable de suggérer, grâce seulement à quelques mots, une ambiance, des sentiments et c'est grâce à cette simplicité qu'il nous émerveille et nous séduit.
Ne passez pas à côté de ce roman.
Les présentations des éditeurs : 05/01/2007
On nomme " baïne ", dans le Sud-ouest de la France, une lagune entre le rivage et un banc de sable, formée par la houle de l'Atlantique.
Des failles dans le banc génèrent un courant violent, appelé " sortie de baïne ", qui attire au large le nageur imprudent. Sandrine Laguibson, la trentaine, a réalisé son rêve d'estivante : habiter toute l'année à Soulac, une station balnéaire de la pointe de Grave. Ses deux enfants sont nés dans la région, ainsi que son époux, leurs amis. Survient " l'Étranger ", Arnaud, le Parisien, en repérage pour les besoins d'un film.
Sa fréquentation ouvre à Sandrine un nouvel horizon. Et creuse une brèche, par où la rumeur s'engouffre.
Eric Holder a publié une dizaine de romans, parmi lesquels Mademoiselle Chambon, La Correspondante, ainsi que des nouvelles : La Belle Jardinière, Masculins singuliers.
La revue de presse Valérie Marin La Meslée - Le Point du 4 janvier 2007
La baïne est ce phénomène du littoral atlantique dont les Médocains savent le danger. Eric Holder l'a choisie pour beau titre de son nouveau roman, situé dans la ville de Soulac. Il s'y cache d'autres dangers... ceux de l'adultère...
Holder ne signe pas là son plus grand livre de styliste, seules quelques pages témoignant de son admirable talent d'écriture. Mais à ancrer ce cas de bovarysme dans la France d'aujourd'hui, à jouer cette petite musique de la petite bourgeoisie, tout en maintenant vif le grondement menaçant de sa baïne, il conjugue brillamment le réalisme le plus sordide et la finesse savoureuse du romancier expérimenté. Holder, c'est l'anti-saga, c'est un apéritif permanent. C'est surtout l'écrivain de la tournure : un détail, toujours, fait la différence et rehausse ce qui pourrait n'être qu'un roman parmi tant d'autres en oeuvre d'un grand portraitiste de la vie de province et des femmes qu'on y oublie