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.. Les eaux du Jarama

Couverture du livre Les eaux du Jarama

Auteur : Rafael Sanchez Ferlosio

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Bartillat, Paris, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 978-2841003860

GENCOD : 9782841003860

Sorti le : 04/01/2007

Agathe L'huillier - 15/03/2007


Emma Barcaroli - 23/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 05/01/2007

De jeunes Madrilènes passent la journée au bord du Jarama, immense fleuve qui coule non loin de Madrid.
Un dimanche d'août, six garçons et cinq filles bavardent, boivent, se baignent et se courtisent par un jour oisif de l'Espagne pacifiée, mais vide, des années 1950. A sa parution en plein franquisme, ce roman, vivant et dialogué, célébrant la vérité du langage, a révolutionné les lettres hispaniques et fondé le réalisme d'après-guerre. Il met en scène jusqu'à l'ivresse l'être aux prises avec les incessants détails de la vie quotidienne.
Face à ces petits riens d'une chaude après-midi d'été survient le drame : la disparition de Luci, l'une des jeunes filles, happée par les eaux boueuses et implacables du Jarama, nous rappelant alors les lois fatales de l'existence. En 1955, Rafael Sanchez Ferlosio a obtenu le prix Nadal pour ce roman.

Rafael Sanchez Ferlosio est l'un des écrivains espagnols vivants les plus importants. Parmi ses oeuvres, on retiendra Ruses et aventures d'Alfanhui et Témoignage de Yarfoz. Le prix Cervantès lui a été décerné en 2004 pour l ensemble de son oeuvre. Le discours prononcé à cette occasion figure dans cette édition.



  • La revue de presse Philippe Lançon - Libération du 4 janvier 2007

Dans un monde où, écrivit-il, «viendront encore de sombres années qui nous aveugleront davantage», Sanchez Ferlosio est d'abord le roi Lear de l'hypotaxe. L'hypotaxe est la figure de style par laquelle la phrase se charge de subordonnées et d'incises presque infinies. Elle envahit la page d'un velours verbal destiné à ne rien laisser de l'homme au vide et aux mensonges qui le guettent. 'est une langue qui trouva sa période au Siècle d'or, du temps de Charles Quint, «un médiocre qui mit l'Europe à feu et à sang». Qu'il analyse le langage de la guerre en Irak ou celui de «ce sinistre fétiche idéologique qu'on appelle le Bien Commun», Sanchez Ferlosio semble replier ce siècle d'il y a cinq siècles sur la violence hypocrite du monde contemporain. Il le fait avec une rage herméneutique, sous forme d'essai ou d'un long article dans le quotidien El Pais : ce qu'il y a de plus libre dans l'esprit d'un homme y prend forme récalcitrante. Sanchez Ferlosio prend les mots des autres et les étire, les commente, les défait, les vide de leur chair et de leur sens : «Toute phrase déjà faite, tout stéréotype verbal, est l'indice d'une attitude mentale inerte, autrement dit idéologique.» A la fin, il en reste davantage qu'au début dans l'assiette du lecteur désespéré, sans doute, mais joyeux et repu par le champ de crustacés.


  • Les courts extraits de livres : 14/01/2007

- Si ça t'ennuie que j'ouvre le rideau, tu aurais pu le dire, je serais allé boire ailleurs. Mais cet air entre deux airs, c'est pas une façon de dire les choses.
- Allons, Lucio ! Alors on ne peut pas se permettre la moindre plaisanterie avec toi ? Ça ne me gêne pas, mon vieux ; c'est uniquement pour les mouches, maintenant qu'on est en été ; mais ça m'est égal, si tu es bien comme ça. Seulement ça m'amuse, ce caprice que tu as de regarder dehors. Tu n'en as pas assez de le voir ? Toujours le même arbre, et ce bout de chemin et cette murette.
- La question n'est pas ce qui se voit ou ne se voit pas. Je ne sais même pas si je le vois. Mais, caprice ou quoi, ça me plaît que ça soit ouvert. Sinon on étouffe, on ne sait pas que faire de ses yeux, ni où les mettre. Et de plus j'aime voir qui passe.
- Qui ne passe pas, tu veux dire.
Ils se taisaient. Le patron appuyait ses avant-bras velus sur le comptoir et, sur eux, tout le poids de son torse. Une bande de soleil s'allongeait sur le ciment, par terre. Quand le sifflet du train parvint à ses oreilles, le patron parla :
- Neuf heures moins le quart.
Les deux hommes changèrent imperceptiblement de position. De l'intérieur parvint une voix de femme.
- Tu lui diras à l'autre, quand il arrivera, de rester là cet après-midi pour servir au jardin ! Parce que Justina ne peut pas ! Son fiancé vient la chercher à quatre heures !
Le patron répondit en se tournant vers le couloir, d'où était venue la voix :
- Et lui ? Il pourrait choisir un jour de semaine pour sortir avec elle. Il le sait bien, que les dimanches j'ai besoin de Justina ici.
La femme entra, la tête penchée de côté, le peigne bataillant avec un noeud dans ses cheveux grisonnants. Elle dit :
- Il n'y a pas de raison pour que la petite reste ici tous les dimanches à se sacrifier; elle a, elle aussi, le droit d'aller au ciné.


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