Le stress ? Le mal du siècle.
«Leader mondial» en matière de stress et de dépenses liées au stress, la France est le pays dans lequel 44 % des habitants et 65 % des cadres se plaignent du stress.
Véritable fléau social et économique, il coûte des fortunes à la collectivité, par la consommation immodérée des «tranquillisants» et les journées de travail perdues.
On pourrait dire du stress ce que La Fontaine disait des animaux malades de la peste :
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.
Car s'il y a un stress des adultes, il y a aussi un stress des enfants et un stress des personnes âgées. Les femmes ne sont pas plus épargnées que les hommes. Le stress a des répercussions aussi bien sur les réussites scolaires que sur les performances sportives.
Le Dr Philippe Rodet a cherché à nous faire mieux connaître le stress, pour mieux nous en protéger.
D'où vient-il ? Quels en sont les premiers symptômes ? Peut-on le prévenir ? Quels sont les moyens les plus efficaces de le soigner ? Y a-t-il différentes espèces de stress, selon les âges, les activités et les conditions sociales ?
L'apport le plus nouveau de ce livre, c'est de montrer que le stress n'est pas à proprement parler une maladie. Il peut au contraire devenir un facteur de succès, de développement, de bien-être.
De même qu'il y a un bon cholestérol et un mauvais cholestérol, il y a un bon stress et un mauvais stress. À nous de retourner à notre profit une stimulation quasi permanente, presque inhérente à la nature humaine, qui peut nous diminuer et nous faire souffrir, mais qui peut aussi, bien comprise et bien contrôlée, être la source de l'épanouissement de l'individu.
En refermant ce livre, vous aurez moins peur du stress. Vous aurez appris à en faire un allié.
Philippe Rodet est médecin, président de «L'Élan nouveau des citoyens».
Les courts extraits de livres : 09/01/2007
Les causes physiques
Les causes physiques sont beaucoup moins nombreuses que celles liées à des désordres d'ordre psychique, à des émotions, à des problèmes affectifs. Elles seront néanmoins abordées, car certaines d'entre elles ne cessent de s'accroître, à l'instar des nuisances sonores. Elles permettent également de mettre en évidence que les causes du stress, aussi différentes soient-elles, conduisent à des sécrétions de substances identiques.
° Le coup de froid responsable d'une angine ou d'une rhinopharyngite est typique.
Si le froid était directement responsable des infections, leur répartition serait fonction des régions et des pays, or cela ne se vérifie pour ainsi dire pas. Nos anciens avaient même coutume de parler d'un «temps sain» pour un temps froid et sec.
Qu'en est-il ?
Le froid est d'autant plus perçu par notre organisme comme un stress qu'il est intense et de survenue brutale. Dans ce cas, il se comporte comme un agresseur et provoque une libération de substances qui vont altérer nos défenses naturelles, favoriser l'infection, et donc la survenue d'une angine ou d'une rhinopharyngite.
Les variations brutales de température, que ce soit dans un sens ou dans l'autre, sont ressenties par notre corps comme des agressions d'autant plus vives que celui-ci n'y est pas habitué. Elles vont donc provoquer un stress.
° Les mêmes réactions peuvent être observées s'agissant du bruit. Sa perception agressive est d'autant plus forte qu'il est intense et durable, car le désagrément qu'il provoque va, dans un premier temps, augmenter notre vigilance, et donc notre sensibilité au bruit. Très vite, la situation devient difficile à supporter.