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.. Deuil à Chailly

Couverture du livre Deuil à Chailly

Auteur : Lionel-Edouard Martin

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Arléa, Paris, France

Collection : Littérature générale

Prix : 15.00 €

ISBN : 978-2-86959-757-0

GENCOD : 9782869597570

Sorti le : 04/01/2007

Mélanie Couillaud - 01/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 10/01/2007

" Les cloches se sont mises à sonner, des pulsations lourdes dans l'air.
Des gens guettaient devant chez eux le passage du convoi. A mesure, ils se sont joints à nous. Du bistrot, des hommes sont sortis à la hâte pour s'agglomérer pensivement au cortège. Ils avaient dû, d'un revers de la main, s'essuyer lestement la bouche. Leur haleine sentait le vin tout juste supérieur. " Dans un village du Poitou, un vieil homme vient de mourir. A ses obsèques, en même temps que la foule des familiers, se pressent les souvenirs du narrateur, relayé, tout au long du texte, par la voix de sa grand-mère : évocation d'un monde rural en déshérence, légendes familiales, marquées d'incertitudes et de non-dits, paysage investi par le calcaire et l'eau...

D'origine poitevine, Lionel-Edouard Martin est aujourd'hui professeur de lettres à l'université de Fort-de-France.



  • La revue de presse Xavier Houssin - Le Monde du 23 février 2007

Avec Deuil à Chailly, Lionel-Edouard Martin a déposé un silence entre les lignes de la partition de cette rentrée littéraire de début d'année. Un soupir plutôt. Son livre raconte les quelques jours qui suivent la mort d'un très vieil homme, de l'organisation des obsèques à la fosse refermée. Nous sommes dans un village du Poitou, l'été de la canicule. L'air est solide, figé dans la touffeur. Celui qui est mort s'appelle Ernest. "Il avait fait son temps." Parti sans dire un mot à 97 ans. C'est l'oncle du narrateur, celui de son père plutôt...
Son texte d'aujourd'hui est une magnifique prose, toute en métaphores intimes et en ressentis troublants. On s'y abandonne très loin. Il mélange en petites touches, une mélancolie douce et une incisive justesse qui rendent chacun de ses mots proches et partagés.


  • La revue de presse Nathalie Crom - Télérama du 10 janvier 2007

Au-delà de l'épisode familial, du caractère tragique et ordinaire de l'histoire de ce couple si mal assorti, c'est la qualité de l'écriture de Lionel-Edouard Martin, sa fermeté et sa netteté qui font toute la force de ce texte d'une ardente noirceur, qu'on croirait placé sous le parrainage conjoint de Marcel Arland et de Pierre Michon. Une prose faussement classique, en réalité profondément nerveuse, saturée d'ironie froide et d'une sensualité extrêmement terrienne - odeur mêlée d'humus et de venaison, de pourriture et de pluie, de vin et de torpeur estivale.


  • Les courts extraits de livres : 08/02/2007

Je sais que brusquement l'oiseau va tirer sur la corde, serrer le noeud coulant de son vol hypnotique et fondre sur la bestiole, ravir le corps tiède pour la tripe à becquer, chaude et sanguinolente. La route empruntée traverse des villages, une départementale sournoisement sinueuse. Les hameaux se succèdent et tous ils se ressemblent : pareilles demeures à toits de tuiles, parfois un peu plus hautes, alors coiffées d'ardoises, des maisons de maître décaties, murs retenus de la ruine par d'immenses croix de fer. Partout les volets sont tirés : pénombre dans les placards, dans les armoires, sur les draps historiés d'initiales de morts immémoriaux. Et personne dans les rues. Canicule, vieilles gens. Des fermes effondrées s'enroulent sous la frise des ronces, on dirait des boules de poils régurgitées par des chats monstrueux.


  • Les courts extraits de livres : 12/01/2007

Jeudi.

Mon père est passé me prendre, nous roulons vers Chailly. Des deux côtés de la route un paysage calcaire, Gartempe en contrebas, dont à quelque distance nous longeons le cours presque à sec. À flanc de coteau, la craie montre ses dents, rien n'y pousse que des chênes tortueux dans la broussaille.
Champs parsemés de pierres blanches, on croirait des champignons mais on est en juillet, ce sont bien des pierres blanches, arrachées du sol, la roche affleure, à peine attifée d'un peu d'humus.
Une buse décrit dans l'air des cercles, j'imagine dans les herbes le mulot, la souris fascinés par les vrilles, leur regard de bête horizontale déjeté, nuque brisée, vers le ciel. Je sais que brusquement l'oiseau va tirer sur la corde, serrer le noeud coulant de son vol hypnotique et fondre sur la bestiole, ravir le corps tiède pour la tripe à becquer, chaude et sanguinolente.
La route empruntée traverse des villages, une départementale sournoisement sinueuse. Les hameaux se succèdent et tous ils se ressemblent : pareilles demeures à toits de tuiles, parfois un peu plus hautes, alors coiffées d'ardoises, des maisons de maître décaties, murs retenus de la ruine par d'immenses croix de fer.
Partout les volets sont tirés : pénombre dans les placards, dans les armoires, sur les draps historiés d'initiales de morts immémoriaux.
Et personne dans les rues. Canicule, vieilles gens.
Des fermes effondrées s'enroulent sous la frise des ronces, on dirait des boules de poils régurgitées par des chats monstrueux.


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