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.. La plus belle

Couverture du livre La plus belle

Auteur : Béatrice Bantman

Date de saisie : 04/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Denoël, Paris, France

Prix : 14.00 €

GENCOD : 9782207257890

Sorti le : 04/01/2007

François Attia - 19/03/2007


Joachim Salinger - 05/03/2007


  • Les présentations des éditeurs : 13/01/2007

Avant, quand je ne l'aimais pas, Mme Kramer disait souvent qu'elle était revenue d'Auschwitz parce qu'elle était la plus belle femme du camp.
Née sur un des plus grands cimetières de l'Histoire, une jeune fille brûle de vivre. Mal née, mal grandie, héritière d'un passé qui a faussé sa vie, Louise est restée une vieille enfant de déportés, un peu perdue dans ce monde. Entre un père sauvage, hanté par ses morts, et une mère spectrale à la beauté mythique, à travers la révolte impossible contre ces victimes intouchables, elle tente d'échapper à la dépression familiale.
Jusqu'au jour où un grand amour, providentiel et catastrophique, renverse les murs de sa vie.
Sur fond de sixties, Béatrice Bantman signe un brûlant et radieux portrait de femme sacrifiée sur l'autel de l'Histoire. Avec une émotion abrupte, elle aborde un sujet tabou : le chemin de croix psychique, la souffrance interdite des enfants de survivants.

Née en 1950, Béatrice Bantman a été médecin, puis journaliste au Monde et à Libération. Elle vit en Haute-Provence et La Plus Belle est son premier roman.



  • La revue de presse François Reynaert - Le Nouvel Observateur du 22 février 2007

Bien des livres ont raconté, ou essayé de raconter, la déportation, les camps, la libération. Béatrice Bantman raconte cette souffrance par contrecoup, celle des enfants des survivants, qui durent apprendre à «vivre sur un cimetière» et à ne pas mourir asphyxiés par le silence dans des foyers que nul n'arrivait à délivrer de leurs hideux fantômes, où le passé ne ressortait que par bribes mystérieuses et terrifiantes...
Il est clair que ce roman emprunte à l'autobiographie : trop de détails, trop de sentiments sonnent trop juste pour n'avoir pas été mûris durant une vie entière. Pour autant, on aurait tort de ne voir dans ce beau livre qu'un témoignage, pour émouvant qu'il soit. Il porte une force hypnotique qui va bien au-delà. On admire la délicatesse avec laquelle l'auteur sait évoquer des choses si lourdes. On apprécie l'élégance avec laquelle elle fait défiler une étonnante galerie de personnages...
On aime enfin la façon dont, en 150 pages pudiques et justes, l'héroïne résout cette question déchirante : comment pardonner à des parents qui ont eux-mêmes subi l'impardonnable ?


  • Les courts extraits de livres : 13/01/2007

Le soir, chaque dimanche en hiver, en été - la journée avait été si éprouvante dans la seule compagnie de son mari qu'elle avait quatre fois lavé par terre -, Mme Kramer entrait comme une furie dans la chambre de Louise (qui se coiffait, profitait du calme de la nuit ou était déjà couchée ; enfin seule, un peu de paix) et lui brandissait son poing fermé, dans un geste vulgaire, agressif, un geste d'un autre monde, d'un autre siècle, tellement sauvage que Louise l'appelait «le poing du Caucase» : «Qu'as-tu fait de ta vie ?» (J'avais dix-sept ans et j'étais coquette, je voulais seulement vivre et m'amuser) Et toi, vieille folle, qu'en as-tu fait ?
Il en avait fallu du temps pour s'éloigner du boulevard Richard-Lenoir. Il avait fallu traverser le monde, la Seine et toutes ces tristes années. S'échapper, vivre, comprendre, pardonner, peut-être. Oui, pardonner, il le fallait. Un jour, avec Pascal, avec l'amour, Louise avait bien cru tout ça oublié, dépassé. C'était fini, enfin : on avait le droit de rêver, on avait le droit de vivre. Et d'être heureux ; heureux même, surtout avec notre passé, lui disait-elle, pourquoi pas ? Et lui, les yeux dans le vague, sa Craven et son fameux sourire : «Heureux ? Mais oui, bien sûr.»
Mais Pascal l'avait laissée, mais Pascal avait menti, c'était si brutal, et elle avait su qu'elle serait pour toujours la petite fille au gilet gris, solitaire dans la lumière crue de la salle à manger.
Après Pascal, la vie a vite perdu les couleurs, un vrai Renoir, qu'ils y avaient accrochées tous les deux. Grise, comme autrefois.
«Si longtemps, après son départ, il m'a fallu vivre éloignée des émotions», annonce-t-elle, si triste, et les voisins ne bronchent toujours pas.


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