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.. Le manteau de la Vierge

Couverture du livre Le manteau de la Vierge

Auteur : Emile Brami

Date de saisie : 03/01/2007

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Littérature française

Prix : 17.00 €

GENCOD : 9782213631851

Sorti le : 03/01/2007

Charlotte Etasse - 23/02/2007


Emma Barcaroli - 23/02/2007


  • Les présentations des éditeurs : 17/01/2007

«J'aurais voulu raconter ton histoire dans notre dialecte, le judéo-tunisien, ce baragouin sans grammaire où se mêlent l'arabe, l'hébreu, l'espagnol, l'italien et le grec. Mais il sombrera avec nous, car, au contraire du yiddish, il ne donna jamais un livre imprimé. Alors je me suis résolue à broyer les mots de mon enfance jusqu'à les réduire en poudre pour fabriquer du français, comme les peintres du Quattrocento pilaient le lapis-lazuli, préparant ainsi le coûteux bleu céleste dont, par tradition, ils coloriaient le manteau de la Vierge.»

Une langue disparaît, un peuple aussi. Une femme écrit le roman de sa mère, incarnation malgré elle d'une communauté chassée de sa terre jusque sur les pentes de Belleville. Des Juifs de Tunisie, que reste-t-il ? Sinon quelques souvenirs déformés par le prisme du folklore méditerranéen et du malentendu historique - quand il aurait fallu comprendre leur mélancolie native et leur sentiment de déshérence. Dans ce livre de l'exil, d'une nostalgie universelle, Emile Brami les réhabilite, les sauve peut-être.



  • La revue de presse Josyane Savigneau - Le Monde du 30 mars 2007

Après deux romans et quelques essais - dont un, très personnel, sur Céline -, il publie, avec Le Manteau de la vierge, une sorte d'autobiographie oblique. Ce roman est celui d'une femme, enfermée depuis des années dans la surdité, qui, à la mort de sa mère, écrit l'histoire de celle-ci, retrace le destin des juifs de Tunisie condamnés à l'exil...
Malgré le français et sa grammaire, qu'il manie élégamment, Emile Brami sait faire revivre son pays, ses parfums, sa chaleur, ce moment à jamais perdu où chrétiens, juifs et musulmans coexistaient. On se retrouve à Djénina, à Aïn-Khadra, à Tunis, on traverse toute une partie du XXe siècle, jusqu'à ce 23 mars 1964, où cette famille juive doit quitter la Tunisie...
Il fallait un roman pour dire ce peuple, "sa danse sous le volcan", puis son "bannissement". Et il fallait, pour l'écrire, la nostalgie sans aigreur d'Emile Brami.


  • La revue de presse Jean-Claude Perrier - Le Figaro du 15 février 2007

De fait, à trente-cinq ans, Émile Brami, après une grave crise existentielle, a entamé une deuxième vie. Se rendant compte qu'il ne serait jamais un grand peintre, il est devenu «libraire en chambre», puis s'est installé, il y a huit ans, dans un petit magasin tout en longueur, au 6, rue Bréa, non loin de Montparnasse, dont les rayons croulent sous les livres. Mais aujourd'hui, c'est en écrivain qu'il se rêve ; il publie son troisième roman, Le Manteau de la vierge. Un livre largement autobiographique, même s'il n'est pas écrit à la première personne. Il se déroule en Tunisie, pays que sa famille a quitté en 1964. En même temps que vingt mille autres Juifs, victimes, avec l'assentiment du régime de Bourguiba, de brimades, d'intimidations, d'enlèvements : «un ethnocide doux», lance-t-il. Émile avait quatorze ans, et ne s'en est jamais vraiment remis. Il n'est retourné qu'une fois dans son pays natal, il y a quelques années, quand il préparait son roman : «Je n'ai pas pu rester, raconte-t-il, tant je me sentais mal, oppressé. Comme écrit magnifiquement Romain Gary :»Les rues sont pleines de Juifs qui ne sont pas là.»


  • Les courts extraits de livres : 17/01/2007

«Ma, j'ai faim !»
J'ai onze ans, nous passons l'été dans la villa de Carthage, cette station balnéaire huppée de la banlieue de Tunis qui usurpe le nom de la cité antique dont il ne reste rien, excepté quelques pierres disjointes et l'étrange langueur qui s'attache aux lieux disparus. Peu de gens devineront combien il a fallu être triste pour ressusciter Carthage.
Je reviens de la plage. Une brise légère, qui givre le jardin de sel, monte de la mer toute proche. Les odeurs sont jaunes et vertes : un mélange de résine de pin, d'écorce de bergamote, de lavande sucrée, de menthe et de fenouil. Un verre de citronnade à la main, assise devant la véranda dans un fauteuil d'osier, des domestiques glissant en silence autour de vous, tu bavardes avec des amis. J'ai la sensation qu'en ce moment unique un charme mystérieux permet que tout s'accorde au plus juste. Malgré mon âge, je comprends qu'il me faudrait respecter ce miracle minuscule, ne pas gâcher cette plénitude. Je devrais aller discrètement à la cuisine demander à Souad de me préparer un goûter, mais j'ai plus besoin de ton attention que de pain, de chocolat, ou de cette confiture de coings aux pignons dont je raffole. Alors je sautille devant votre petit groupe en chantonnant : «J'ai faim ! Ma, j'ai faim !» Ton sourire se fige et, sans un mot, brutalement, tu m'attrapes par le bras. Tu serres tellement fort, tu me fais si mal, que les larmes me viennent aux yeux. Je cesse de bouger, abasourdie par cette violence soudaine. Je me tais... Tu marques un long temps d'arrêt, comme si tu étais submergée par les souvenirs, à moins que tu ne veuilles laisser s'installer la douleur pour que cet instant se grave en moi à jamais. Puis tu plonges tes yeux dans les miens, un regard dur qui n'a rien de maternel, et tu me dis calmement, en détachant bien les mots : «Non... Non, tu n'as pas faim. Tu ne sais pas ce que c'est d'avoir faim, tu ne pourrais même pas l'imaginer.» Tes invités, gênés, détournent la tête, feignant de ne rien avoir entendu.


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